Tentative d'aménagement

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mercredi, 16 mai 2012

Déçue

Déçue, déçue, déçue…Je ne me remet pas de ma déception. J’ai appris ce matin que jamais nous n’aurons le droit de profiter du petit jardin attenant à notre rez-de-chaussée. Le propriétaire d’avant a renoncé à ses droits parait-il, laissant a l’autre propriétaire la jouissance exclusive. Quelle déception !

J’avais imaginé bien sûr, la petite pataugeoire et le mini-potager.

J’avais rêvé -un peu- au café pris au soleil et à la lecture sur la petite table.  

Mais non.

Il faudra, de notre fenêtre, continuer de regarder le voisin.

Et nous contenter de la vue, sans pouvoir y accéder.

Pff, je suis un peu déçue.

 

lundi, 14 mai 2012

L'abscence

Y. est parti ce matin.

A son sifflotement, à ses gestes plus câlins, j’ai compris à quel point il était ravi de cette évasion cannoise. Cela m’a serré un peu le cœur, je me suis dit (bien sûr !) que j’étais trop ceci ou cela, trop étouffante, trop râleuse, trop tout le temps en train de me plaindre et de lui demander d’en faire plus à la maison. D’où peut être son entrain à partir. Mais je ne peux pas me changer, je suis comme ça.

Tant mieux pour lui s’il peut respirer l’air de la mer, rencontrer d’autres têtes et boire quelques coupes de champagne. Je ne l’aurais même pas vu dans son smoking loué, qu’il a jalousement caché au font de son sac. Par contre, il m’a promis des photos.

Ce soir, en allant chercher R. je récupère une enfant fiévreuse (39°) et fatiguée.

Elle pignoche son tian aux légumes, chouine pour qu’on ne lui retire pas son bavoir, n’écoute pas l’histoire. Je lui donne son biberon, et elle s’accroche à moi comme un rescapé à son récif. Dans la chambre trop claire malgré les volets fermés, je la berce longtemps, chantonnant dans son cou et elle dort déjà, la tête dodelinante sur mon épaule.

Revenu à mon ordinateur, je pense à Y. et je met une veste à lui. Me saoule de son odeur.

Il me manque déjà.

Comme dirait Senghor : "Quelle est longue à mon cœur l’absence de l'Absent!"

dimanche, 13 mai 2012

Le brunch entre amis du dimanche

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mardi, 8 mai 2012

L'amie

C’est comme un grand froid, un étau qui m’enserre.

En ce moment, je ne suis plus vraiment moi-même. Je me suis disputée avec une amie chère de la manière la plus terrible qui soit. Depuis toujours, j’ai une trouille terrible d’être abandonnée, tout le temps, par tous, et pourtant, je peux faire et dire des choses incroyables. Pourquoi ? Pour choquer, blesser ? Pour que l’autre me quitte comme je le crains ? Je reste ensuite interdite, presque ravie sous le déluge.

En amour ou en amitié, parfois, c’est moi qui quitte l’autre, femme ou homme, avec fracas.

Plus jamais je ne reviens sur ma décision, le rayant définitivement de mon petit univers.

J’aimerais dans ces moments là être à nouveau en analyse, pouvoir dire mes tourments, arrêter de tourner en rond, tourner la page et dialoguer, ou juste fermer ma gueule.

Oui, juste fermer ma gueule de temps à autre.

Et ne plus embêter personne.  

 

vendredi, 4 mai 2012

C'est difficile

C’est difficile en ce moment.

Je veux créer et je suis bloquée. Au boulot, j’enchaîne les articles. Jusqu’à 12000 signes par jour, j’en écris 6 ou 7, puis j’enchaîne sur mes rubriques, les envois postaux, les coups de téléphones. Je jongle, et je ne me sens pas débordée, parce que j’aime profondément ça. Mais le soir, le soir quand je rentre, et que je lave/donne à manger/lis une histoire/donne le biberon à la petite, après je m’écroule. Littéralement. Je regarde des bêtises sur internet, j’attends Y. qui n’en finit jamais de travailler, je mets des bêtises sur Facebook.

Je ne peux pas créer.

Je me sens alors un peu vide et un peu morte,

avec

une sorte

de rage en dedans.

 

mercredi, 25 avril 2012

Si calme

Dans la maison tranquille j’aère en grand.

Y. est parti avec la petite, moi je dois aller faire un reportage en grande banlieue. Il me faudra presque deux heures de transport pour rejoindre mon interviewée. Qu’importe, j’ai le temps. Mes articles ont été rendus, il m’en reste quelques uns à finir, mais pas tant que ça. Je suis contente, j’avance bien, vraiment bien.

Dans la maison silencieuse, je me fais un café. Je range deux ou trois petites affaires, je fais le lit, je plie du linge sec. Je me dis que c’est bon de prendre un peu de temps comme ça, du temps pour soi, du temps volé.

Dans la maison calme, je laisse le chat sortir dans le petit jardin. Elle folâtre dans la tempête, se joue de la pluie, escalade un arbre, mange une jeune pousse. Je vois son poil d’hiver voler en gros flocons, il faut vraiment que je la brosse pour l’aider à le faire partir.

Ce matin, je veux juste terminer une lettre à ma grand-mère, appeler mon oncle. Vérifier mes comptes. Depuis janvier, nous nous sommes remis à faire des économies. Il aura fallu du temps, après le congé parental, pour arrêter d’être toujours dans le rouge. Mais là, enfin, depuis quelques mois, on souffle. Nos deux salaires à pleins temps, malgré les frais de garde, nous permettent de faire à nouveau des projets.

D’ici une quinzaine de jours, Y. partira pour Cannes, pendant 15 longs jours. D’ici là, heureusement, nous avons prévu de nombreux dîners avec des amis, quelques jours de repos ensemble (miracle !) et des sorties en amoureux. Je devrais prendre un grand bol de lui avant de vivre en apnée cette quinzaine cannoise. Je sais qu’il est ravi, alors je ne montre pas trop ma peine, mais je ne sais pas comment je m’occuperais de tout toute seule. Le mois de mai est un de nos plus gros mois de travail. Il faudra faire face et je ne sais pas comment.

Dans la maison sereine, je réfléchis à tout cela, à ce printemps de pluie, à mon bonheur si calme, à cette vie-là, ma vie.  

vendredi, 20 avril 2012

Dimanche

Dimanche soir, Y. sillonnera la capitale, juché sur les motos prévues pour couvrir les différents QG, d'un bout à l’autre . Moi je rejoindrais une soirée électorale chez nos amis. A douze, nous supporterons l’attente, plus facilement que seuls.

Je me souviens de 2002, des cris et des larmes de honte.

Cette révolte immense qui grondait à Lyon, sur toutes les places, dans toutes les rues et mon vote blanc qui avait suivi.

Dimanche soir, quoi qu’il arrive, je ramènerais R. endormie, et je me poserais encore des milliers de questions.

mardi, 17 avril 2012

Le monde

Après le massage de dimanche, j’ai fait deux très longues nuits de sommeil lourd.

Un sommeil immense, dans lequel on tombe comme dans un gouffre.

Je me sens heureuse le matin au travail, parce que je suis éminemment reposée. Même les petites piques de P. me touchent à peine et me paraissent lointaines, lui qui est toujours prompt à faire une remarque, mi-humiliante mi-méprisante.

Pourtant, (étonnamment même, vu le début de notre relation de boulot) nous travaillons de mieux en mieux ensemble.

Je me méfie de lui comme une souris d’un serpent à sonnette, mais j’apprécie d’apprendre tant de choses. Je me dis que tout ce que je tire de cette période me servira pour plus tard. Pour ma propre carrière, en pleine construction.

Parfois, certains matins, quand je pars au travail, j’ai l’impression que je pourrais conquérir le monde.

dimanche, 15 avril 2012

Les ongles rouges

Je regarde mes ongles impeccablement rouges.

De ce rouge que j’aime, puissant, profond comme du sang juste caillé. Pour une fois, j’ai eu tout l’après-midi pour les vernir. J’avais laissé notre bel enfant à Y. pour rejoindre mes copines.

A 8 filles chez E., dans son bel haussmannien, nous avions fait venir deux masseurs hommes pour s’occuper de nous toutes à tour de rôles, pour fêter dans la bonne humeur les trente deux ans d’Au.

Elle croyait venir à une partie de poker et a eu la bonne surprise de nous trouver toutes là, en cet après-midi maussades, autour de montagnes de gâteaux, de chouquettes, de pâtisseries arabes. Tout l’après-midi, papoter des unes et des autres, il y a celles qui vont à Cannes, celles qui déménagent, celles qui emménagent, celles qui draguent et celles qui désespèrent de trouver le temps de dormir entre un boulot trop prenant et des week-end trop courts. Éclairées par de petites bougies, on pouffe en buvant trop de thé, on se vernit les ongles les unes les autres, tandis que deux par deux, nous nous relayons pour les massages.

Quand vient mon tour, j’ai envie de pleurer de bonheur. Mon dos surtout me faisait souffrir, tirant à force de rester des heures devant l’écran. Les mains sont douces, elles appuient fortement là où il faut, là où je suis le plus tendue.

Je me laisse aller.

Quand je reviens à la maison, R. est dans le bureau avec Y.

Celui-ci apprend à la guitare une chanson de ce très beau groupe. R. l’accompagne comme elle peut, essaye de chanter.

Je l’embrasse, la serre longtemps dans mes bras, enfouissant mon nez dans ses doux cheveux si odorants, cette terrible odeur de bébé, ma drogue douce de maman.

Je regarde mes deux amours.

Il faudrait préparer les asperges pour ce soir.

Je suis si bien.

Et j’ai de beaux ongles rouges.

 

samedi, 14 avril 2012

Le premier week-end

Tête-bêche sur le grand canapé, on lit. R. dort. On lit, moi le livre de Sylvie Testud, Y. Bouvard et Pécuchet. Tout à l’heure, on s’endormira comme ça, heureux de se retrouver après ce long reportage si loin, et cette semaine à ne faire que se croiser, moi partant trop tôt le matin pour le trouver éveiller et lui rentrant trop tard le soir.

Hier, 6 amis se sont incrustés.

Nous avons papoté et mangé. Bu aussi, un peu trop, ce matin j'avais mal à la tête. Y. est arrivé bien après leur départ, à presque deux heures.

Aujourd’hui, nous avons profité de notre premier week-end ensemble depuis quinze longs jours.

Mais nous avons quand même trouvé le temps de nous engueuler en faisant de l’aménagement dans l’appartement.

Ce soir, le salon est bien mieux comme ça, avec un nouveau tapis et une nouvelle disposition.

Et moi je suis heureuse d’avoir retrouvé Y.

mardi, 10 avril 2012

Prendre soin de soi

Mes quelques jours ailleurs m’ont fait prendre conscience d’une chose triste : je prends peu soin de moi. J’avance, comme la plupart des gens, je fonce, les journées s'enquillent et j’oublie d’écouter ma petite musique intérieure.

J’oublie de prendre le temps.

Tout s’enchaîne : je me lève, je cours, je me couche. Un jour cette course sans fin se termine car on meurt. Ici, c’était mon espace à moi, celui où je m’obligeais à prendre ce temps.

En ce moment, j’oublie mes fondamentaux, ceux qui m’ont encouragé à créer cet espace : prendre soin de soi.

Il est temps d’y remédier !

samedi, 7 avril 2012

Chez eux

Je lis le dernier Télérama. Je prends un fou-rire avec ma mère en écoutant une de mes grands-mères raconter une anecdote. Je ramasse des violettes dans le bois. Je contemple la lumière rasante sous les arbres. Je mets le nez dans les fleurs de pommiers. Je fais une sieste sans ma préoccuper de la petite. Ma sœur lui montre comment arracher la mousse à pleine mains. J’admire les lilas sur le point d’éclore. Il y aura pleins de cerises, c’est sûr. Je mange des oreillettes, ces fins beignets recouverts de sucre glace que fait ma grand-mère. Pâques n’est pas passé mais je fais déjà une overdose de chocolat. Ma sœur trie des pissenlits pour se faire une dernière salade avant qu’ils soient immangeables. Ma mère trouve trois grosses morilles dans le bois. J’entends R. rire dans son bain pendant que j’écris ce texte. Pas de doute, je suis bien de retour chez mes parents.

mercredi, 4 avril 2012

Avec un livre

Je fais une béchamel pendant que R. traverse l’appartement dans un bruit d’enfer, poussant sa petite chaise en paille devant elle. Parfois, j’ai l’impression d’être dans un comics de Mafalda ou Calvin et Hobbes. Je lève les yeux au ciel en regardant ma terreur à roulette passer de gauche à droite, de droite à gauche, commentant mes faits et gestes dans son langage gloubiboulga, criant pour me signaler que le chat se déplace. « Oui MonCoeur, il bouge le chat, il fait ce qu’il veut, c’est un chat ».

Bien sûr, elle est aussi très calme parfois. Elle lit ses histoires seules, joue avec le papier d’imprimante sans bruit, ou tape consciencieusement dans le pot de Nutella (laissé ouvert par mes soins la veille au soir!) dans ses petits habits propres, juste avant de partir chez la nourrice, comme ce matin.

Ce soir, quand ma petite est au lit, je fais la vaisselle, je vide la poubelle des couches, met de huile essentielle de Tea tree au fond du bac à poubelle, aère l’appartement, finit de préparer un gratin de choux-fleurs car A.vient manger demain soir, je range les petits habits pour demain, je rassemble les livres, ramasse les mouchoirs, replace les meubles.

Je vais chercher le courrier et me pose sur le canapé pour savourer la lettre de ma grand-mère. Je correspond depuis ce noël avec mes deux grands-mères à la fois. Avec l’une, nous parlons de nos lecture, avec l’autre, des plats qu’on prépare. J’aime ces deux approches et ces deux facettes de leur vie qu’elle me dévoilent.Je caresse le chat qui respire enfin.

Je termine la BD de la délicieuse Posy Simmonds, Gemma Bovery, et surtout, j’ai dévoré le dernier Marie Darrieussecq en deux jours. Quelle délicate petite fleur cette Solange ! Comme j’ai aimé son écriture fine et précise sur les troubles de l’adolescence. Je me souviens de tout un trajet de métro sur la ligne 13 où j’étais assise dans les sièges à quatre face à l’auteur. Je voulais lui dire que j’aimais beaucoup ce qu’elle faisait, que j’avais adoré son livre le bébé. Et puis je m’étais ravisé, la laissant lire tranquillement jusqu’à sa descente.

Ce soir, je dois écrire un article, mais j’ai la flemme.

J’aurais du aller à une soirée de lancement, faire des contacts, faire des bises, mais j’ai la flemme.

Ce soir, je vais juste me coucher tôt.

Avec un bon livre.

dimanche, 1 avril 2012

Malade le dimanche

Une fois n’est pas coutume, je peaufine un article le dimanche.

Mes doigts sont glacés, mon cou, ma tête me fait mal, mon nez est bouché. Un rhume carabiné commence, le même que se traînent Y. et R. depuis une dizaine de jours.

Pourtant, j’ai promis que je rejoindrais les copines aux Buttes Chaumont, profiter du beau temps, même s’il fait plus frais.

Y. part toute la semaine en Grèce. J’espère que tout se passera bien pour ce grand reportage.

Moi je m’avance comme je peux, car je devrais faire la double journée : amener la petite le matin et la récupérer tôt le soir. C'est-à-dire faire moins d’heure de présence au travail ce qui fait tordre le nez de P., qui aime nous trouver devant l’écran quel que soit l’heure. Que les articles soient rendus en temps et en heure lui importe peu, il est de l’ancienne école : ceux qui restent tard sont bien vus. Avec mon statut de jeune maman, je peine à briller.

Hier soir, nous étions invités chez nos voisins du dessus, une famille ukrainienne avec deux grands garçons, en France depuis 12 ans.

Ils nous ont régalés de bouillon de poulet, de raviolis maison fourrés aux pommes de terre et de délicieux cookies.

R. a mangé sur leurs genoux, attrapant la crème fraîche à pleines mains pour leur plus grand plaisir. Chez eux, les petits enfants ont tous les droits, même celui de s’essuyer sur les habits de leur hôte !

Hier soir, tout en mangeant, j’ai pensé fort à mon amie et j’étais rassurée en rentrant de voir que notre séance de cinéma s’annulait.

Hier soir, je me suis couchée tôt, fiévreuse et grelottante, mais rassurée, un peu, de voir que tout ce que j'avais à faire dans la journée s’était finalement bien passé.  

 

dimanche, 25 mars 2012

Pas peu fière

...

samedi, 24 mars 2012

La balade sauvage

Hier soir, après ma semaine de travail, je voulais sortir. Ma sœur, arrivée à 19h, nous y a encouragé

 

Hier, nous sommes sortis, manger un bout en terrasse dans la douceur du canal de l’Ourcq. Un homme passe près de notre table, il porte une belle jupe plissée, sans être écossais. J’aime ça. J’aime la diversité des styles, même si Paris est plus frileux que d’autres villes, mais la nuit, on voit parfois sortir ce genre d’énergumène. Avec Y on va voir ce film, une belle balade d’amitié, une belle histoire d’amour, triste et trash à la fois. Sortis à minuit trente, nous avons rejoint R. et M. dans un bar de Strasbourg Saint Denis, avec tous les gens de cette radio.

Nous arrivons tard, le bar ferme.

R. nous propose d’aller dans une fête. Il ne sait pas chez qui, mais il sait que nous pouvons venir. Tous les quatre, nous remontons les boulevards parisiens à la recherche d’un épicier ouvert pour faire le plein de bière. Sur un pas de porte,deux jeunes filles s’embrassent, avec beaucoup de douceur, pour se dire bonne nuit, ou pour se dire qu’elles s’aiment, nous les dépassons en silence, tous les quatre émus. Arrivés près d’Arts et Métiers, la nuit est toujours aussi douce, on monte l’escalier d’un immeuble ancien, la fête est sous les combles, un grand escalier de bonnes dont les différents appartements ont été transformés en duplex. Nous sommes peut être cent, et une terrasse immense surplombe la ville, et Beaubourg à coté. On boit nos bières fraîches en disant des bêtises, la propriétaire de l’appartement, ivre et hilare, monte encore le son d’un cran, alors que les murs vibrent déjà. Trente minutes après, la police débarque, verbalise et gronde, notre bande de trentenaire barbus et maquillés. Une heure après, la propriétaire se jette à nouveau sur l’ordinateur et remet la musique à fond.

Tant pis.

Tant mieux

Il fait trop bon, la bière est bonne dans la pièce surchauffée, on rit trop, tant pis pour les amendes.

Nous rentrons à 4h, un peu à pieds, un peu en taxi.

La petite se réveille à 7h.

Se maintenir réveillé est douloureux, mais si bon de se lâcher parfois !

jeudi, 22 mars 2012

Métro boulot bébé

Je vis ma vie de petite parisienne stressée.

Rentre en métro bondé, ligne 13, serrée, collée, transpirante, avec un sac trop lourd des livres à lire, de la documentation et des articles à retravailler.

Rentre sur mes petits talons, clop clop, traverse la TéCi pourriepourrie de la nounou, hop-hop, salue d’un bonsoir les guetteurs qui me répondent d’un large sourire, hop, récupération de l'enfant, crise de l’enfant dans l’escalier, pour ne pas mettre son manteau, ne pas être attachée dans la poussette, vite, vite, rentrer dans la ville encore nonchalante de la chaleur printanière, et laisser R. marcher à côté de moi sur le trottoir, main accrochée à la poussette, interdiction de marcher seule, au moins les deux cents derniers mètres, action qu’elle exécute d’un pas de plus en plus sûr et appliqué.

Puis zoum-zoum, on rentre et je me change, me démaquille fissa, pendant que R. tourneboule dans l’appartement. On se barricade dans sa chambre, elle joue, monte sur moi, me donne ses poupées, chante des chansons, vient se blottir dans mes bras, veut que que je lui rechante encore "Front petit front, yeux petits yeux, nez de carcan, bouche d’argent…" et fredonne avec moi dans son langage encore incompréhensible. D’ailleurs, R. nous appelle encore, à grand cris, son père et moi, indistinctement « Cacaaaa ! » Quand nous appellera t-elle papa et maman? Cela nous fait beaucoup rire avec Y. Régulièrement, on se renvoie la balle « -Je crois qu’elle t’appelle » «- Ah non, Caca c’est toi non ? »

Le soir, je rentre la tête farcie, les yeux rougis par l’écran, le dos en compote et le ventre encore noué de stress.

Mais le soir, ces moments seule avec R. ou encore mieux, en famille tous les trois, sont des purs moments de grâce.

mardi, 20 mars 2012

Le printemps approche

Je prends mon café au travail. Tout est calme, nous recommençons un magazine. Le matin quand je marche, j’observe la lente éclosion des bourgeons de marronnier et les prunus qui se recouvrent de fleurs.

Je me dis que la vie est belle.

 

mercredi, 14 mars 2012

De retour

Nous revenons bronzés et heureux.

Quatre nuits de 10h, avec un couché record à 20h30 (!) le lundi soir, je rentre ravie de mes trois jours de RTT.

Lu deux livres.

Le cœur cousu de Carole Martinez et Les Morues. Adoré l’un et l’autre. Je suis agréablement étonnée par l’écriture de Titiou Lecoq, qui n’a qu’un an de plus que moi, mais sait écrire des romans, elle ! Et publie au Diable, comme mon ami J.  Et j’ai beaucoup apprécié son héroïne, Ema, à la fois forte et fragile, bien dans son temps.

Il a fait beau à pleurer.

Avec Y. nous avons pu faire une journée de ski, car ma mère est venue garder R. une journée.

Je me suis rendue compte, qu’en 10 ans ensemble avec Y, avec de son côté un appartement au ski, nous n’avions jamais skié ensemble.

Et nous avons grosso modo le même niveau. Plutôt bon, d'ailleurs, même si je suis plus trouillarde qu’Y. quand le sol se dérobe sous moi et qu’une pente vertigineuse me happe.

Alors nous avons enchainé les descentes, les bleues puis les rouges, mais pas de noires.

Nous nous sommes embrassés sur le télésiège à l'arrêt et nous avons criés, seuls dans la forêt, dans les grandes descentes.

Mais j’ai adoré la montagne, cette moyenne montagne, plutôt faite pour le ski de fond où nous reviendrons souvent.

J’ai aimé les sapins, les crêtes de la Chartreuse au loin, le silence de la station, les millers d’étoiles la nuit.

Je suis passée voir mon père et ma sœur, dans leur studio de 13 mètres carrés de saisonniers chez les riches. Nous avons partagé un bon repas, bu une bouteille de bourgogne 74, petit plaisir d’œnologues amateurs. J’étais content de voir mon père et sa petite fille. Lui à la peau si rouge et elle si blonde.

Le téléphone était coupé, pas d’internet non plus.

De vrai vacances quoi.

Demain, le travail déjà.

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Déprogrammé

Le reportage d'Y est déprogrammé!

Je vous dirais quand il passera....

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