Tentative d'aménagement

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lundi, février 8 2010

Parfum d'enfance

Beaucoup joué ce week-end.

J’avais invité mon filleul pour ses 10 ans à passer deux jours à la découverte de la Capitale.

Concours de grimaces, visite de la tour Eiffel, ateliers à la Cité des Sciences, séance à la Géode, cinéma au MK2, Mc Donald à foison (oui, je sais, ce n’est pas malin, mais c’est le première fois que je rencontre quelqu’un aussi enthousiaste que moi à l’idée de prendre un Big Mac + un cheeseburger…hum.) fous-rires dans le RER, visionnage de DVD sur le canapé, balade en bus et à pied, jeux et chahut en tout genre à la moindre file d’attente.

J’ai vraiment beaucoup ri.

J’avais un peu peur de ne pas être à la hauteur face aux attentes d’un petit jeune homme que je connais si mal.

Au final, comme souvent avec les enfants, c’est lui qui m’a montré le chemin, de fous-rires en gloussements, les limites à lui mettre, celle que lui voulait placer aussi.  

Quel bonheur !

mercredi, février 3 2010

Rituels du soir

Je rentre du travail, généralement fatiguée, la tête farcie de ce qui reste à faire et que j’ai dû laisser en plan, ce que j’ai oublié, ce que je dois faire impérativement demain à la première heure.
Monte mes 4 étages.
Le chat miaule légèrement à travers la porte pendant que je fais tourner la clé dans la serrure.
Généralement, je fonce dans l’appartement sans même la saluer.
Je pose mes clés dans le vide poche, enlève d’un coup de talon mes escarpins, me débarrasse de mon manteau et mon écharpe que j’accroche sur le porte manteau. Je me précipite dans la chambre, ferme le rideau et enlève tout mes habits : la veste de tailleur de madame, le collant qui serre, la jupe droite, la chemise. Je pends les affaire que je vais remettre le lendemain, et mets au sale les autres.
Là, j’enfile avec un frisson de délice un pyjama avachi, un t-shirt un peu épais en coton, un peignoir en pilou, des grosses chaussettes douces.

Je retourne alors dans la pièce principale.
Attrape le chat qui vient à ma rencontre. J’enfouis mon nez dans ses poils, la câline un moment debout, comme si je tenais un sac de riz.
Elle ronronne et se laisse aller, confiante.
Son contact me rassure.
Puis je la dépose et m’installe dans la salle de bain pour le rituel de démaquillage.
Je me lave les mains au savon, brosse mes ongles, démaquille ma bouche de son rouge à lèvre trop rouge, mes yeux charbonneux. Puis je lave le visage en entier avec une solution démaquillante mousseuse, qui se rince à l’eau. Je reprends vie petit à petit. La vraie Marloute réparait sous le masque de working girl. Après l’eau, ma peau tire, alors tous les soirs, je la frotte avec de huile de rose pour la soirée.
Toute luisante, je prends alors un grand verre d’eau, ou de bière s’il en reste d’une fête, car nous n’en achetons pas pour nous.

Une fois tout ce rituel réalisé, je peux reprendre pied dans le cour des choses : préparer un bon repas, si Y. est sur le point d’arriver, manger devant l’ordinateur si je sais qu’il n’est pas là avant minuit/une heure, prendre un bain, me faire une séance de relaxation, regarder les annonces d’appartement sur Internet, regarder la nouvelle série donnée par Leeloolène, Being Erica (très bon !) lire mes mails, réfléchir à ou va ma vie et quelles sont mes vraies priorités. Et vous ? Quels sont vos rituels du soir ? Je suis curieuse ! 

Ouf

L’entretien s’est très bien passé.

Nous étions d’accord sur tous les points : ce que j’avais fait en 2009, les objectifs à venir, les étapes à valider. J’ai même ajouté une feuille A4 faisant le compte de toutes les initiatives spontanées et les boulots réalisés en plus, pour que la rédaction tourne mieux : suivi des rendus de papiers, réorganisation de la bibliothèque, création de différentes bases de données de contact excell, et autre power point concoctés pour mon chef sans qu’il demande rien.

Le résultat était bluffant et j’étais fière de voir les actions accumulées. Bien sûr ; ce sont beaucoup d’heures sup’ ; Mais ce sont surtout des jalons posés pour les projets futurs.

lundi, février 1 2010

L'entretien

Mal à la tête.

La stagiaire que j’ai vu mercredi a préféré un autre stage, mieux payé.

J’en vois une autre demain.

Demain, c’est aussi mon « entretien d’objectif », le nouveau nom en langage d’entreprise pour « entretien d’évaluation ». On définit les objectifs pour l’année qui vient.

Je devrais le préparer, mais je procrastinise. Demande des visuels, rappelle un correspondant, lis un bouquin en prenant des notes pour préparer une interview.

Il faudrait que je rouvre le dossier. Celui de l'année dernière, où tout est noté. Que je liste mes attentes, mes questions, mes envies, mes besoins. Comme j’en ai longuement parlé avec Leeloolène, je sais mieux ce que je dois dire à mon N+1 pour faire du meilleur travail. Mais tout de même, il faut s’y atteler. Ce n’est pas ce soir, en rentrant d’une séance d’analyse éprouvante, que je pourrais le faire. Alors allons ! Malgré le mal de tête !  

jeudi, janvier 28 2010

Une idée

J’ai réfléchis à une nouvelle idée de bouquin/enquête, cherche un éditeur avec qui en parler…
Certains, on m’en a dit beaucoup de mal, d’autres, je sais qu’il faudra batailler pour être payée.
Hum, je me tâte.
Il faudrait déjà améliorer le synopsis, voir ce qui se fait dans la même thématique sur des maisons d’éditions qui ressemblent.

J’aimerai bien que ce beau projet de bouquin aboutisse, je suis prête à repartir dans ce long processus, dont j'ai mis tant de temps à me remettre du précédent.

Il faut que je m’en occupe, sérieusement, amoureusement.
Les journées sont décidément trop courtes.

mardi, janvier 26 2010

Le meilleur moment

Le meilleur moment ne fut pas celui de l’ouverture des cadeaux.

Ni celui d’une danse endiablée.

Ni les bises claquées en l’air au fur et à mesure de l’arrivée des amis ravis.

Ni les éclats de rire partagés.

Ni le délicieux joint fumé.

Ni les craquantes cacahouètes sucrées mangées.


Le meilleur moment

fut le lendemain.

Une fois l’appartement lavé, aéré de l’odeur de fumée.

Une fois s’être longuement promenée dans la froidure et la grisaille parisienne avec Leeloolène.

Le meilleur moment,

fut la première bouchée de pain perdu chaud, arrosé de sirop d’érable, sous les dorures du salon de thé Ladurée, en buvant un divin chocolat chaud et en parlant d’amour toujours avec elle.

Quelle moment !

Peut-on rêver plus doux anniversaire?



 

vendredi, janvier 22 2010

La date approche

29 ans.

La date approche et je m’active enfin.

J’ai invité demain une trentaine de personnes et n’ai rien prévu à manger pour l’instant.
Terrassée en début de semaine par la gastro’ éclair qui a touché une bonne partie de la population d’après le réseau sentinelle, j’ai posé deux jours d’arrêt maladies, les deux premiers de ma carrière.
A peine remise, encore fragile, je suis retournée au feu.
Pour me retrouver ce vendredi soir encore plus fatiguée qu’au début de la maladie, le ventre faisant des loopings et je n’ai pensé à rien pour ma fête.

Le chat sur les genoux, écoutant l’émission de Zoé Varier, je fais une liste de ce que je pourrais préparer demain : une, deux, trois quatre quiches ? Un gâteau ? Des muffins ? De la brioche ? Du pâté forestier du charcutier, sur du bon pain de campagne ? Une tarte à la tomate ? Et avec tout ça, on va boire quoi ?
Hum, j’ai encore jusqu’à demain pour décider…  

dimanche, janvier 17 2010

L'appétit du jour

La semaine dernière, j’ai préparé une tartiflette.

Aujourd’hui, des Côtes d'agneau Champvallon.

Le chat somnole sur la bibliothèque. Je coupe des gousses d’ail. Nettoie le thym frais de la terre qui l’entoure. Fait revenir les côtelettes à la poêle. Comme cette semaine, c’était les soldes, j’en ai profité pour filer au Printemps.
Me suis acheté moitié prix deux nouvelles poêles Tefal et une mignonne casserole à fond épais pour les sauces. Pas envie d’acheter des habits, mais des instruments de cuisine...difficile de résister!
L’appartement sent le thym, l’ail, les côtelettes grillées, le bouillon de bœuf. Y. nettoie la salle de bain pendant que je blogue. Les week-ends sont indéniablement trop courts. Je voudrais plus de temps, pour lire, pour apprendre, pour marcher, pour écrire. J’en ai tellement besoin que je deviens agressive, comme un lion en cage. Il faut m’y remettre, retrouver cette intimité, ce stylo qui parcourt la page, sans autre but qu’extérioriser, les rêves, les désirs, l’avenir, les peurs, les soucis du jour.
Cette semaine, j’ai lu le roman, plaisant tiré de son expérience. Elle écrit bien, vivement, avec ce qu’il faut de grossièretés pour qu’on sente le vécu des situations. Je reprends les encyclopédies de la cuisine en plusieurs volumes de ma grande tante. Elle adorait faire la cuisine. Elle était gourmande, jusqu’au bout, jusqu’à ses 92 ans. Dans la famille, nous avons fait de son prénom une expression : « Faire sa Tatan Y. » c’est être vraiment très gourmande.

Cet après-midi, je vais aller me promener avec G. mon amie. Nous partirons en scooter du 17ème, pour aller nous balader dans un arrondissement et boire le thé dans un salon avec une autre amie. J’aurais voulu aussi passer voir Clem, qui a accouché vendredi matin d’un babyboy de plus de plus de 4 kilos. Hâte de voir la frimousse de son second. Je me souviens quand elle venait d’avoir la petite L., le bébé le plus sage du monde, je commençais à travailler pour mon magazine actuel.
La trentaine est la période où les enfants naissent tout autour de soi.
Je vais avoir 29 ans dans quelques jours et je me sens mitigée.
Plus vraiment une jeune fille, pas tout à fait femme, je suis dans un entredeux étrange. Les questions existentielles reviennent, les doutes, et le dark side, qui m’a longtemps empêché d’avancer aussi.
Longtemps parlé avec Y  hier soir. De ma colère rentrée, de tout ce temps encore avant de l’évacuer, plutôt que je gronder et mordre comme je le fais, quand je ne retourne pas cette colère contre moi.

Mais ce matin, je suis plus apaisée.
Qu’importe la colère, la vie nous montre le chemin, il suffit de le suivre, et tout rentrera dans l’ordre petit à petit…



.

jeudi, janvier 14 2010

Il faudra bien s'y faire...

Tout compte fait, contrairement à ce que j'avais crains hier, ils n'ont pas faire partir Y. à Haïti.

C'est V., sa collègue plus chevronnée, qui s'y est collée.

J'ai peur je l'avoue, de ces départs précipités. J'ai peur du chaos, de la violence, et de ce qu'on peut voir là-bas. De ce qu'on ramène ici, en cauchemars divers.

Pourtant, c'est son travail d'y aller, et je devrais bien m'y faire...

vendredi, janvier 8 2010

Le rhume et l'évenement

Je suis plongée dans le terrible rhume refilé par Leeloolène, qui le tenait elle-même de sa mère, venue de l’autre bout du monde.
Un rhume tenace, coriace, que je suis bien décidée à ne pas laisser s’installer, se surinfecter et me pourrir une semaine de plus. La nuit, je dors mal, bouche ouverte, bavant sur l’oreiller, me mouchant toutes les trois minutes, râlant, pestant, et regardant l’horloge tourner.
La journée, j’essaye de garder les mirettes ouvertes pour gérer tout ce qu’il y a à gérer et je m’ébahis devant l’événement qui m’attend.
Dans quelques mois, nous organisons un événement sur Paris qui va rassembler des milliers de personnes. En plus de mon travail habituel et de mes articles, je dois organiser une partie de cette rencontre avec mes collègues. Ce matin, une attachée de presse m’a appelé : « Heu, j’ai vu votre événement, annoncé dans Télé 7 Joure, et dans deux autres magazines… C’est bien vous ? »
Léger moment de vertige.
Oui.
C’est nous.
Alors que la date fatidique se rapproche, je ne rêve que d’une chose : 7 heures de sommeil consécutives pour avoir les idées au clair et savoir par quoi commencer.
La to do list est incroyablement incomplète.
Et si je partais sur une île déserte ?

Au moins, je soignerais mon rhume au calme, buvant des infusions de miel et de thym, lisant un bon roman, sous un plaid en plume d’oie…

dimanche, janvier 3 2010

à Paris...

Montmartre, le 3 janvier 2010

samedi, janvier 2 2010

Les bonnes résolutions pour 2010

Souvenez-vous, mes bonnes résolutions de 2009 :

    * Réfléchir sur moi

   * Lire plus de romans

    * Voir de grands classiques au cinéma

    * Aller au théâtre au moins une fois par mois

    * Ecrire plus souvent

    * Faire des dons à des associations caritatives

    * Marcher au moins une fois par semaine

    * Peaufiner mon projet pour l’anniversaire d’Y.

    * Ecouter des conférences de Michel Onfray

    * Apprendre du travail manuel auprès d’amis (faire du pain, monter un mur, etc.)

    * Aller voir au moins une exposition artistique par mois

    * Collecter des jeux de société à faire avec Y

    * Pratiquer la relaxation et la méditation


Je relis ces résolutions.
Je ne les ai pas suivies, pas toutes, mais la plupart.
J’ai continué l’analyse, trois fois par semaine, donc contrainte et forcée, j’ai réfléchis sur moi. J’ai découvert la « chick litt », une littérature en soi, avec ses bons et ses mauvais romans, mais qui m’a beaucoup plu (combien en ai-je lu cette année ? 10 ? 20 ? je ne sais plus) Les grands classiques, non ! Le théâtre encore moins, les associations caritatives oui, j’ai versé 150 euros en tout, aux Petits Frères des Pauvres, par contre, je n’ai pas marché toutes les semaines mais assez souvent, décidant d’aller découvrir un arrondissement au hasard. J'ai fais une super, super, super fête pour Y. un souvenir qui restera grévé à jamais je l'espère! (Il m'a dit que cela faisait partie des choses qui l'avaient marqué cette année... quel plaisir!) Ni Michel Onfray, ni travaux manuel, mais beaucoup plus d’expos, en solitaire la plupart du temps, et sans aucun regret ! Les jeux de société, non, alors qu’il faudrait ! La relaxation, je m’y suis mise, et à fond, et la méditation, c’est mon prochain défi !


Par contre, je suis étonnée comme cette année, j’ai véritablement pris "soin de moi".
Je n’ai jamais forcé, mais j’ai cherché à développer mes acquis.

J’ai entamé une belle correspondance avec ma grand-mère maternelle, j’ai lié un début d’amitié avec Jacqueline ma vieille voisine, j’ai pris le temps de faire des propositions qui me plaisaient à des maisons d’éditions. J'ai beaucoup appris lors de ma  retraite silencieuse. J’ai l’impression de mieux me connaître, de me rendre compte que j’ai des capacités inexplorées et je suis toujours aussi surprise de tout ce que je PEUX faire, dès lors que je m’en donne l’autorisation.

Quand j’ai commencé ce blog, il y a quelques années, j’étais dans une grave crise identitaire. Je ne savais pas, ne savais plus, qui j’étais.
Je n’avais comme référence que mon ancien moi, pesant, sclérosé, et mon nouveau moi me paraissait lointain, inconnu, effrayant. Je me plaignais beaucoup et j'avais du mal à être heureuse, à réaliser mon bonheur simple de la vie de tous les jours.

Aujourd’hui, je peux dire avec force et conviction j’aime ceci, et je n’aime pas cela. Je peux connaître mon style, mes basiques et sais que plus jamais je ne me laisserais envahir par l’autre au point de ne plus savoir qui je suis. Enfin je crois. Enfin j'espère.

Sur cette base rassurante et confiante, je peux me fixer de nouveaux défis, des objectifs raisonnables et attirants, pour cette nouvelle année qui commence :

  • Développer mes qualités
  • Me mettre au sport, principalement pour évacuer le stress
  • Me recentrer sur ma famille, mes amis
  • Prendre soin de mon amoureux, nous aménager des moments ensembles
  • Trier, vider, ranger, jeter, vivre avec moins, chaque fois que je peux
  • Mettre des sous de côté pour voir l’avenir plus sereinement
  • Avoir un grand projet personnel et le réaliser si je peux (comme la retraite spirituelle l’année dernière) 

 

Rendez-vous l'année prochaine pour savoir si j'ai, un peu du moins rempli mon nouveau contrat avec moi-même!





vendredi, janvier 1 2010

La nouvelle année

Je bouge d’un quart de tour sur l’oreiller.
Ma tête me fait mal.
Je reconnais la douleur diffuse de la déshydratation.
Je me tourne pour voir l’heure.
12h30.

Quand je bouge, Y. gémit doucement. Lui a plus bu que moi à la soirée. Il a aussi finit avec un pétard d’herbe dans notre salon, un peu avant 5h, pendant que je buvais une tisane à petites gorgées. La thématique de la soirée des gens qui nous invitaient était Dolce Vita. Des mecs en costards. Des filles en bustier et robes années 50, longs cils de biche et ongles rouge vif. Deux pièces avec deux DJ, pour deux ambiances tout aussi survoltées. Une chaleur infernale. Le champagne et la vodka inondant le parquet à chaque faux mouvement. L’air presque compact à cause de la fumée de cigarette. Des filles ivres qui tournaient autour d’Y., s’approchant de lui jusqu’à presque l’embrasser. Moi dans la salle « dirty sound », entre techno et rap agressif, oubliant où j’étais. Cette nuit, alors que de nouvelles personnes affluaient encore et toujours dans le petit appartement du 18ème, nous sommes rentrés à pied, dans l’air vif de la nouvelle année, en nous souhaitant mutuellement beaucoup de bonheur pour 2010.

Aujourd’hui, la journée va se dérouler au ralenti.
Nous grignoterons des petits restes du repas de la veille – gratin de fruits de mer, toast de foie gras et confiture d’oignons, muffins aux poires- et comaterons doucement sur le canapé en buvant du thé.
C’est une belle année qui commence.

mardi, décembre 29 2009

Regarder vers l'avenir

Je fais cuire un potimarron.
Ai ramené de mon voyage chez mes parents une tonne de chocolat, qu’il faudra bien manger un jour, ou donner à qui veut.
Me voilà en vacances quelques jours.
Mercredi. Jeudi. Vendredi. Samedi. Dimanche.
Cinq jours inespérés au milieu de l’hiver.
Y. a les même, mais nous ne bougerons pas. Nous avons pris une décision après un an d’atermoiements : nous allons acheter un appartement ! Je suis à la fois déterminée et inquiète, face à cette lourde décision… Est-ce le bon choix ou pas, je ne sais pas. L’avenir nous le dira !  

dimanche, décembre 20 2009

Dimanche

Je prépare un gâteau de pain avec des restes de pain sec.
Un de mes gateau préféré, tenu de ma grand-mère maternelle.
Ma tête me fait mal à cause de mélanges d’alcool de la veille. Rentrée en taxi à 3h, j’ai retrouvé Y. qui rentrait d’une autre fête. A peine le temps de se poser que le réveil sonne déjà. Y. part au travail, moi je rêvasse un moment. Lis une BD de Daniel Clowes, me lève prendre un thé, me rendort sur le canapé. Prend une aspirine. Lis Paris Match. Mange des pâtes agrémentées d'une bolognaise maison (quelle bonne idée d’en avoir fait trois fois trop l’autre jour !) Fais la vaisselle. Repense à la monstrueuse engueulade avec Y. de mercredi soir. J'ai crié parce que les invités allaient arriver et que l'appartement était sans dessus dessous. Il a crié car il avait passé quatre jours à refaire seul la salle de bain et ne pouvait pas tout faire. La dispute s'est éteinte d'elle-même, aussi rapidement qu'elle avait flambé, comme toujours entre nous. Je fais un pas en avant, il en fait un aussi, ni l'un ni l'autre ne sommes rancuniers, et nous nous confondons bien vite en excuses. 8 ans que nos disputes ne s'enveniment pas, pourvu que cela dure quand les conditions seront plus sportives (avec des enfants notamment!)
Je range les produits de beauté, trie les magazines, porte un gros tas à la poubelle. Ecoute très fort un vieux CD de
Godspeed you black emperor . Prépare mon entretien annuel de mercredi pour le travail. Réfléchis à comment caser une semaine de boulot en trois jours, à cause des congés. Dévisse le culot de l’évier du lavabo de la cuisine pour le nettoyer au citron et à l’alcool blanc.
Fais la liste des tâches et des courses que je veux avoir faites avant l’arrivée de mes beaux-parents mercredi. Ecoute un CD de Noir Désir.
Enchaîne avec IRM de Charlotte Gainsbourg sur Deezer, que j’aime décidément beaucoup.
Nettoie les vitres du salon. Un an qu’on ne les avait pas faites. Je vois enfin le jour à travers mes carreaux. Pense à faire la même chose avec les fenêtres de la chambre et celles de la cuisine. Pas envie. Plutôt envie de lire un magazine de décoration.
Il est 17h29.
Je mange le gateau de pain tout chaud sorti du four.

J’aimerai avoir le temps encore de préparer un vin chaud pour le retour d’Y. du travail. Regarder un DVD bien débile ou cette passionnante enquête « J’ai très mal au travail », j’hésite encore. Ecrire à ma grand-mère sa lettre hebdomadaire.
Me connaissant, je devrais trouver le temps de tout faire.
Et demain il faudra quand même retourner travailler 

jeudi, décembre 17 2009

La neige

Debout dans la cuisine, je bois un mug de thym frais infusé dans de l’eau brûlante, relevé d’une pointe de miel. Dehors, la neige a envahi Paris. Je ne vais pas travailler.
J’ai pris cette journée pour faire certains cadeaux de Noël, des paperasses, des coups de téléphone.
Une journée ne suffira pas mais tant pis, il faudra faire avec.

mardi, décembre 15 2009

La bonne nouvelle

Rentrée toute guillerette du travail, j’annonce la bonne nouvelle à Y.
C’est sûr depuis ce matin, acté par les grands manitous tout là-haut, confirmé par mail : j’ai ma promotion.
J’ai annoncé la nouvelle à des collègues-amies, attend demain pour l’annoncer aux autres, offrir le champagne à tous.
Ai envoyé mail de remerciement à N+2 et N+3, ainsi qu’à supérieur direct en pièce jointe. "Ai bien pris acte blablabla, vous remercie de votre confiance blablabla"
Ce soir, pour fêter cela, j’ouvre une bouteille de Crozes-Hermitage, gardé précieusement pour une grande occasion.
On est un mardi en semaine, mais soyons fous : ce n’est pas tous les jours qu’on a de si bonnes nouvelles !

dimanche, décembre 13 2009

La superbe

J’écoute « La superbe », le dernier album de Benjamin Biolay.
C’est triste et beau.
En lisant sa biographie sur Wikipédia, je découvre qu’il a fait ses études au lycée Saint Exupéry à Lyon. Je me souviens des grandes manifestations lycéennes de l’automne 1998. Nous nous retrouvions au café à côté du lycée, organisions le blocage de notre établissement et décidions du parcours pour aller chercher les étudiants des autres lycées. Saint-Exupéry tout entier était descendu de sa colline et nous avaient rejoint sur la place des Terreaux, dans une houle pacifique. Ensemble, nous avions remonté la rue de la République pour atterrir sur la place Bellecour, où commencent et finissent souvent toutes les manifestations lyonnaises. Je me souviens que je ne faisais pas partie des meneurs, car je n’étais pas vaillante. J’étais enceinte de plusieurs semaines, les nausées me fatiguaient et j’avais les jambes coupées. J’avais honte de mon état et ne voulait pas que mes camarades le sache, car j’étais nouvelle et ne voulait pas me faire remarquer de ce groupe si sympathique qui commençait à m’accepter.
Plus de 10 ans ont passé depuis ces années lyonnaises.

Aujourd’hui, nous faisons des travaux à l’appartement. J’ai démonté les éléments dans la salle de bain. Y. nettoie les murs à l’eau de javel diluée avant de repeindre avec une peinture anti-moisissures. Je trie les médicaments, prépare un sac à emmener demain à la pharmacie pour ne pas polluer les nappes phréatiques. Puis je cuisine des petites cailles et des pleurotes au beurre et à l’ail.
Je voudrais prendre le temps de préparer le prochain Noël, mais repousse toujours l’échéance.
Cette période n’est pas forcément synonyme de fête. Je voudrais que tout le monde soit heureux, que tout soit parfait pour la fête, mais oublie de profiter des choses et des gens. Dommage de ne voir  que la contrainte des cadeaux à trouver, des billets de train, des repas à préparer…
Alors je traîne sur le blog de Madame L. et vit l’Avent par procuration. Je me souviens de la journée passée auprès d'eux, ces enfants si vrais, si beaux, la douceur du jour face aux champs alentours. Puis je vais regarder les photos de mon  photoblog   préféré.
Allez Miss Marloute, sors de cette gangue de torpeur, plus tu reculeras l’échéance, plus ce sera difficile de profiter de cette période particulière.
Alors en avant pour les fêtes de fin d’année, faisons en sorte qu’elles passent le mieux possibles !
Et tant pis pour la mélancolie qui s'attache à mes pas…

vendredi, décembre 11 2009

Ca, c'est fait

Pas eu une minute d'attente : à 21h, j'étais seule dans le grand gymnase.

Une petite piqure, me voilà vaccinée.

Y. l'a faite hier, en même temps que tout son service.

Pas le temps, ni l'envie, d'attraper une grippe, qu'elle soit la A ou une autre.

Quand au Guillain-Barré, on croisera les doigts. 

Et vous? Oui, non? Je suis curieuse!

mardi, décembre 8 2009

Ce soir

La belle Leeloolène vient ce soir chez moi.

J’ai préparé une daube provençale qui j’espère la ravira.

Dehors il pleut.

Ici, il fait bon.

La daube chante doucement dans la cocotte en fonte bleue et une odeur de pomme cuites monte du petit four. J’ai débouché un vin bio, je l’attends en surfant sur le net.

C’est bon d’avoir une amie qui vient manger le soir…

Je suis heureuse.

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