Tentative d'aménagement

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Travail journalistique

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samedi, 6 avril 2013

Passionante

La journée d’hier était passionnante.

Le matin, j’ai pris le petit déjeuner avec  A-C et sa petite O., qui dormaient chez moi, j'ai posé R. chez sa nounou et j’ai filé sur les Champs-Élysées pour une conférence de presse. A 13h, au lieu de profiter du buffet, qui m’avait l’air si appétissant, j’ai filé direction de Trocadéro, emportant un hamburger de chez Quick au passage. Là-bas au Conseil économique européen, se tenait la journée ELLE Active. Des conférences, tables rondes et des corners se tenaient toute la journée, enrichissantes et passionnantes, sur les problématiques des femmes au travail. En sortant, plus tôt que mon heure habituelle, je suis entrée au musée Guimet. Une heure durant, j’ai déambulé avec délectation parmi les bronzes chinois vieux de plusieurs siècles avant notre ère. J’ai vu des bols, des statues, des armoires. J’ai monté des escaliers pour atteindre les collections permanentes, vu des jarres, des poterie et des frontons de portes ouvragés. En sortant, petit plaisir, je me suis acheté une petite tasse en terre cuite laquée, faite à la main quelque part en Chine selon des techniques artisanales.

Le soir, j’ai récupéré R. Elle avait mal à la gorge et l’a dit à plusieurs personnes dans le bus au retour. A peine la porte passée, la petite fille des voisins s’est invitée, et j’ai demandé à ses parents de rester boire un thé, même si c’était plutôt l’heure de l’apéro. On était tous très fatigués par notre semaine et les filles jouaient ensemble, puis pleuraient pour rien, puis riaient de nouveau. Les voisins partis, j’ai fait manger R. qui n’a presque rien voulu et je l’ai couchée, après une longue histoire, un petit massage, des bisous et des gouttes dans le nez.

Je me suis allongée sur le canapé, un quart d’heure, le temps de souffler, et Clem est venue. Nous avions prévue une soirée infusion. On a parlé longtemps, de tout, de rien, de nous, fatiguée toutes les deux aussi. Quelle journée ! J’adore quand elles sont si remplies, si pleines de vie !

 

 

dimanche, 17 mars 2013

Ca bouillonne.

Je veux lire, je veux écrire, je veux créer.

Ca bouillonne, comme dans une marmite. Au lieu de cela, je fais des courses, je travaille, je prends le métro et le bus, je mange à la cantine, je bois des cafés, je me lève trop tard, je change des couches, je lave les sols, je discute avec mes voisins, je donne le bain, je prépare des biberons, je chante des chansons, je masse les petits pieds de R.

Je me demande bien qu’elle aurait été la vie de Virginia Woolf si elle avait eu des enfants.

Je me demande aussi combien de femme écrivains n’ont pas écrit une ligne, ou si peu, parce qu’elles ont tenu un foyer, préparé des rôtis et fais la poussière.

J’admire celles qui créent et qui assurent sur le reste. Respect.

Il faut grignoter du temps partout. Il ne faut pas perdre de vue le but : prendre soin de soi. Prendre soin de sa propre créativité, de son propre souffle et ne pas s’épuiser.

Je veux lire le Récit d’un naufragé, de Gabriel Garcia Marquez, et tous les Joe Sacco, comme conseillé par Clem.

Je veux voir le dernier Bacri/Jaoui, qui va me plaire, peut être autant que Wadjda.

J’aimerai écrire autre chose que mes articles. Une enquête, un dossier, du costaud, du lourd comme on dit dans le métier, ou un livre, un documentaire, un roman, léger comme une bulle d’air.

Je veux avoir une vie plus créative que mon métro-boulot-dodo.

Ca bouillonne, il faut que ça sorte !

 

 

 

vendredi, 8 février 2013

Mieux faire son travail

En ce moment, je suis partie sur un grand chantier : je cherche comment mieux faire mon travail. L’écriture, l’écriture journalistique d’autant plus, requiert beaucoup de qualités : de la rigueur, de la construction, de la simplicité, un côté didactique, et bien sûr, une « plume », un gout pour les mots, le travail du texte.

Je suis bien en deçà de tout cela ! Alors, je cherche à m’améliorer, je lis des livres, sur l’écriture ou sur des journalistes (en ce moment, de Françoise Giroud, "Une femme libre", extra !) et je peaufine comme je peux mes propres écrits. Mais je suis parfois rattrapée par le temps : il y a tant à produire et si peu de temps pour le faire ! J’écris 10 articles et rubriques dans le mois. Je m’épuise à chercher un contact par ci, vérifier une info par là, relire un texte et m’apercevoir, horrifiée, que j’ai encore laissé passer une inexactitude. Cela me renvoie de plein fouet à ma médiocrité. Mais je ne me laisse pas abattre.

Je veux mieux faire mon travail.

Alors je cherche : des cours du soir, des formations, des groupes, qui me permettraient de m’améliorer. D’être une meilleure journaliste. Et cette perspective me motive et me pousse.

jeudi, 13 septembre 2012

La trouille

Ca mouline, ça mouline, dans ma petite tête en ce moment.

Je me pose plein de questions : dois-je rester dans ce boulot que j’aime, où j’ai de bonnes conditions de travail, mais où je subis des pressions ?

Dois-je partir ailleurs, faire d’autres rédactions, alors que j’ai une trouille monstre ?

Suivant le moment de la journée, le matin ou le soir, je me pose la question.

Et je penche d’un côté ou de l’autre.  

J’ai peur de l’inconnu, j’aimerai qu’on me rassure.

La précarité me rend malade, rien que de repenser à ces années de plomb, où j’ai mangé des cailloux, comptant chaque centime, j’ai mal au ventre. Plus jamais, ne pas savoir comment on va payer le lendemain.  

Bien sûr, rien ne me pousse à bouger, pour l’instant du moins.

Mais je sens que je me glisse dans mon travail comme dans des chaussons un peu usés. Je m’y sens bien, un peu à l’étroit mais confortablement installée.

Au travail, j’ai un petit coussin pour mon dos, ma plante verte. Je fais rire mes collègues. Au travail, je peux regarder tout un documentaire ou une émission sans être dérangée. Tout juste une collègue me fait signe pour m’indiquer que mon téléphone sonne. Au travail, j’écris bien sûr, beaucoup je crois, entre 30 000 et 70 000 signes, soient 6 ou 7 articles et rubriques par mois. Mais rien ne me pèse, si ce n’est, bien sûr, le terrible P.

Il y a trois ans, si on m’avait proposé de partir, je l’aurais peut être fait.

J’étais boostée, je me pensais invincible.

Trois ans plus tard, je me sens bien moins capable.

J’ai un email dans ma boite mail depuis plusieurs jours. Il s’agit juste d’appeler un rédacteur en chef pour le rencontrer. Mais j’ai la trouille.

Une trouille immense. Je ne sais plus qui m’avait dit : « Quand on a la trouille, c’est un signe qu’il faut y aller. »

 Hum.

Pas si sûre.

 

 

mercredi, 23 mai 2012

Personne

Personne, personne, il n’y a personne au travail.

Il est 10h et les journalistes sont soient en RTT/vacances (pour solder les jours avant fin mai) soient arriveront plus tard.

Je suis seule et je profite.

Lis un livre pour préparer une conférence sur laquelle je travaille.

Vide ma boite mail qui n’en peut plus.

Je traine sur FB (ouh c’est mal)

Je me demande quelles questions je vais poser au médecin que j’interview tout à l’heure.

Bon, la banalité d’un jour en somme.

Mais quel calme !

 

dimanche, 25 mars 2012

Pas peu fière

...

mardi, 6 mars 2012

Oyez Oyez

Le reportage d'Y. est programmé!

Il passera le 18 mars.

Pour ceux que ça intéressent, bien sûr!

jeudi, 23 février 2012

Se souvenir

Je surnage un peu.
Me renforce comme je peux, avec ma confiance en berne.
La nuit, je fais des cauchemars qui me laissent en nage : je rêve que je suis engloutie, embarquée contre mon grès, que je percute des gens sur la route dans une course folle.
J’essaye de ne pas perdre le cap, d’être ce roc, en apparence du moins, que j’ai toujours été.
Je retrouve le gout du travail bien fait, met un point d’honneur à être plus qu’irréprochable.
Le soir, avec Y. on fume une cigarette.
On parle du travail, de nos projets, des prochaines vacances qu’il faudrait organiser.
En ce moment, j’ai peur pour lui aussi, peur qu’il reparte, alors que c’est son travail. Souvent, dans mes cauchemars, il n’est pas rare qu’il soit justement absent, parti au loin. 
Heureusement qu’il y a les amis aussi, qui passent et s’incrustent le soir ou les week-ends. Pour ça, je bénis notre volonté de ne pas nous être trop éloignés de la capitale. On rajoute des chaises et des assiettes, on remonte une nouvelle bouteille de la cave, on module nos soirées avec les arrivées et les départs des uns et des autres.
Il a R. aussi, son enthousiasme à faire les choses, bêtises compris.
J’aime son attitude, pleine d’allant, pleine de vie, son opposition farouche à toute contrainte et sa capacité à jouer de tout. Il y a l’extraordinaire odeur de son cou, les baisers dont je couvre ses mains potelées, il y a la douceur de son ventre et mes doigts qui se perdent dans ses cheveux blonds.
Il y a mes souvenirs qui reviennent.
Un jour, j’ai descendu en rappel une falaise de 80 mètres.
Je suis capable, j’ai été capable, de faire certaines choses.
Je dois m’en souvenir.

mercredi, 15 février 2012

Au travail!

J’ai commencé à lire une BD, de ce jeune homme, sur le fonctionnement de cette rédac’ mythique.

Je me souviens d’être allée une fois au 11 rue Béranger, pour y retrouver une journaliste que j’admirais et qui y travaillait. Je me souviens de la drôle d’impression du sol en pente sous nos pieds, la salle du hublot et bien sûr leur incroyable terrasse dominant les toits parisiens. Je me souviens aussi d’elle, qui prenait un café à la machine juste devant moi, avant qu’elle ne parte et moi qui hésitait à me jeter à ses pieds pour la bénir d’exister et d’écrire de si bons papiers.

Je me souviens de tout cela et ce que je lis me donne des ailes.

 

dimanche, 12 février 2012

Drôle de week-end

Merci pour vos mots.

Ce matin, alors qu’on était dimanche, je me suis réveillée d’un coup à 6h du matin, stressée… par ma réunion de lundi matin !

 

Hier, après mon déversement sur le blog, je me suis sentie un peu mieux.

Il faut dire que le week-end était là, après mon éprouvante semaine.

 

Je suis désolée pour ceux qui trouvent ça un peu décousu, ou qui ne comprennent pas tout. Toujours est-il que je n’ai pas pu obtenir ma mobilité, comme je le souhaitais.

Mais le ciel m’est tombé sur la tête quand j’ai compris ce qu’il se passait, que le chefs n’étaient plus les mêmes et qu’il faudrait faire avec.

Le problème aussi, c’est que plus que jamais, la promotion aura bien lieu.

 

Un poste est vacant au dessus de moi.

Pour travailler… en direct avec P.

Or, cela fait tant de temps que j’assume des tâches transversales dans mon travail, tout en continuant à bien gérer le quotidien, que sans que j’en sois prévenue, mon nom est revenu plusieurs fois.

Suffisamment en tout cas, pour que P. ai l’impression qu’on lui force la main.

D’où son agacement.

Dont il m’a clairement parlé.

 

Je n’ai pu que me confondre en excuses, lui expliquer que j’étais très bien à ma place, que je comprendrais qu’il choisisse quelqu’un d’autre, que je serais ravie de travailler quand même.

 

Cela n’a pas eu l’air de le calmer.

Depuis, mon amour me supplie de refuser cette promotion plutôt que de continuer à rentrer dans l’état ou je rentre.

Moi je n’en suis même plus à rêver d’un autre poste.

Je veux juste faire mon boulot sans subir les remarques fourbes de P.

 

Il va falloir que je me calme.

Il va falloir que je prenne sur moi. Il va falloir que je m’entoure, des bonnes personnes.

Il va falloir que j’arrive à répondre, moi qui n’ai jamais répondu.

Tout cela sera un long apprentissage.

Sinon, je vais exploser en vol.

Et tout le monde se dira : « M’enfin, elle est folle celle-là, non ? Et dire qu’à un moment, on a failli lui confier des responsabilités ! Ouf, on a eu chaud ! »

 

Hier, j’ai fait un premier petit geste, pour moi. J’ai reconduis mon abonnement cette revue.

L’après-midi, j’ai pris deux livres sur le harcèlement à la bibliothèque, bien que je ne pense pas que ce soit du harcèlement, peut être juste ma peur qui me domine et contamine ma vision.

 Cet après-midi, des amis passent, nous partagerons un thé, un dîner, pour ne pas me laisser isoler.

Et je continuerais à vous donner des mots là, parce que je cela me fait du bien, beaucoup de bien.

 

 

samedi, 11 février 2012

Le retour du travail

Je reprends le fil, lentement.

Il n’est pas possible de parler d’autre chose sur ce blog.

Le sujet m’étouffe, s’empare de mon esprit et m’empêche de penser.

 

 

J’ai passé ma semaine à pleurer.

Quasi quotidiennement.

 

Il faut dire que mon nouveau chef n’est pas tendre.

Pour une raison obscure, P. ne m’aime pas.

Ca se voit, ça se sent en entretien, quand il ne m’écoute pas sur mes expériences passées et sur mes tâches actuelles.

Je dis amen à tout, apeurée, bientôt terrorisée.

Il souffle le chaud et le froid et je me sens prise dans la tempête.

 

Nous n’avons pas encore commencé réellement à travailler ensemble, mais déjà, je me sens sombrer.

 

Est-ce parce que j’ai déjà vécu, plus jeune, des expériences de harcèlement, que je réagis si mal à ses piques, ses réflexions, ses regards et son attitude ?

 

Le soir, je ne pense qu’à ça.

 

Résultat, je pleure dans le métro sur le trajet du retour, je pleure sous la douche et je ne fais qu’y penser.

Je me lève avec P.

Je mange avec lui.

Me douche avec lui.

Je m’endors avec lui.

 

Si je ne suis pas en train de « faire » quelque chose ou de détourner mon attention, comme en regardant un film, je suis en train de penser au travail.

 

Stressée.

Angoissée.

Le ventre tordu.

 

Pendant les entretiens, les réunions,  je me sens nulle, je bafouille, je n'arrive pas à prendre des notes correctement. 

Revenue à mon ordinateur, je n'arrive plus à écrire.

Pourtant, il faut écrire.

Le magazine ne se fera pas comme ça.

Je sais qu'il va falloir faire un effort surhumain pour surmonter ma peur, et je sais aussi que je n'y arriverais pas seule.

Mais d'ici là, je sens que je vais devoir parler du travail ici.

J'en suis désolée d'avance.

 

mardi, 31 janvier 2012

L'annonce du départ

Au travail, l’annonce du départ de mon chef a fait l’effet d’un tsunami, balayant tout.
Et puis, la journée a passé dessus.
Je suis partie au yoga.
Je suis revenue, discuter avec Y. Nous mettons en regard nos deux actualités du jour.
La sienne est pire. « Il laisse derrière lui une petite de deux ans. Deux ans ! Tu te rends compte ? » Il ne s’en remet pas.
Nous discutons.
De fil en aiguille, la discussion vire au rapprochement des corps.
Je fais l’amour avec rage. Comme si toutes les nouvelles du jour avaient libéré une libido folle.
On s’endort dans un sommeil lourd et sans rêve.



vendredi, 2 décembre 2011

Au bout du Monde

Aller tout au bout du monde, dans les locaux du mythique journal.

Retrouver O. ses yeux bleus, son sourire.

Il fait beau. Au restaurant, parler du métier, de nos médias, de la pratique qui évolue, de nos ressentis, nos frayeurs respectives. Celui avec qui je parle a 30 ans de maison, un œil acéré et un talent génial pour chercher et angler la bonne info. Il découvre avec stupeur l’existence de Y. après toutes ces années. Il rit de bon cœur et moi aussi. Je me demande avec qui il me voyait.

Moi je lui parle de mes peurs, la principale, celle de réussir.

Je ne sais pas pourquoi j’ai besoin de confronter ainsi mon ressenti, juste pour l’entendre me recadrer, avec sa voix grave et ses yeux rieurs.

Il a raison, il faut retourner au plus près de soi.

De ce qu’on aime faire, de ce qui nous fait vibrer.

Mais je me sens encore fragile dans mes choix.

Je suis surprise en ce moment d’entendre parler de moi sans moi.

On chuchote dans les hautes sphères, mais personne ne m’adresse la parole directement. A croire que j’entends des voix.

« Cette jeune femme, très dynamique… Vous savez là…. »

Mercredi prochain, j’ai rendez vous avec le DRH. Je ne sais pas encore bien tout ce que je voudrais leur dire, mes envies d’évolution, ma rage de progresser. Est-ce que tout sera entendu ? J’ai peur de rester où je suis, peur de m’encroûter, de m’enliser, de ne plus apprendre. J’ai peur de bouger, peur de l’imposture, peur d’être propulsée trop loin, trop haut et de faire des bourdes.

Il fallait bien aller au bout du monde pour parler de tout cela.

 

mercredi, 16 novembre 2011

Du mieux

Je me suis inscrite il y a quelques semaines pour participer au jury de prix littéraire de la librairie de notre ancien quartier.

J’ai lu le premier roman de la liste Le système Victoria, d'Eric Reinhardt. C’est un pavé que j’ai eu du mal à finir, tant l’histoire s’étirait comme un chewing-gum. Je n’ai pas aimé du tout et je renâcle à commencer le prochain sur la liste.

 

Ce soir, je suis plutôt sereine.

Y. et R. vont mieux.

Le soir, je suis épuisée mais rassurée : tout tourne bien malgré tout, les finances remontent (enfin !) après les mois de congé parental non rémunérés, le boulot n’a jamais pâti du retard (au contraire !) mon chef a l’air content de moi. Avec Y. nous avons essayé ces derniers temps de voler des moments à deux : cinéma, bal ( !), coups dans les bars, restaurant.

Dans dix jours, nous fêterons nos 10 ans ensemble.

 

10 ans.

Quelle petite fille il a rencontré il y a 10 ans !

J’avais 20 ans, j’étais un bébé. Tout au plus une enfant à peine sortie de l’enfance.

Mais non, j’avais bourlingué, enchainé les amants, eu de longues histoires, je voulais du sérieux.

Et pourtant, en le rencontrant, j’ai su que c’était Lui. C’est bizarre de se dire ça avec le recul. Ca aurait pu être n’importe qui, mais c’est tombé sur lui, cet étudiant en histoire qui voulait devenir prof, à défaut d’avoir eu le courage à l’époque de s’opposer à ses parents et d’être comédien. Moi je me rêvais grande reporter animalière.

 

Je n’ai pas vraiment d’idée, mais je dois trouver un restaurant romantique où l’emmener (ce sont les mecs qui s’occupent de ça normalement non ? )

 

Forte de ces impressions comme quoi tout va bien pour moi, j’ai décidé d’envoyer un mail à la DRH, pour solliciter un rendez-vous et faire le point avec elle.

 

Depuis, je guette ma boite, aux aguets, attendant sa réponse.

mercredi, 26 octobre 2011

Du bon stress

J’adore tellement mon travail que c’en est presque gênant.

J’arrive le matin la tête bouillonnante : des idées d’articles, les choses à faire de ma journée, ce que je dois gérer à très court, court, moyen et long terme.

J’adore l’idée de papillonner d’un article à l’autre, de caler une interview, lire un livre l’après-midi sur un sujet que je prépare, rédiger un plan ou vérifier les infos d’un papier avant de le faire partir en relecture.

Pendant longtemps j’étais plutôt malheureuse et besogneuse, n’ayant pas trouvé ce qui me faisait vibrer, ni le cadre dans lequel je serais épanouie.

Je sais que je n’aurais pas cette chance toute ma carrière.

Mais je compte bien en profiter encore un peu ici avant de changer.

 

vendredi, 21 octobre 2011

Tranquille

Hier matin, à un cheveu près, Y. repartait en Lybie.

Le soir, il est arrivé tard.

Nous avons quand même rattrapé notre retard sur cette série si géniale, que Leeloolène nous a fait découvrir il y a combien ? 4 ans déjà ?

Nous recommençons un magazine.

L’ambiance est plutôt tranquille à la rédaction.

Certains vont partir en vacances, d’autres font du rangement.

Tout est calme.

 

 

mercredi, 12 octobre 2011

Mal à la tête

Je fais du rangement à la rédaction.

Classe les livres jeunesse.

Range mes papiers.

Remplis la poubelle.

 J’ai pondu deux articles de 12 000 signes en quatre jours et je suis fatiguée. Le numéro est presque bouclé.

Mal à la tête, envie de changer d’air.

Nous avons tant de choses à faire !

Ici, j’ai l’impression d’être encore plus organisée que par le passé.

De ne rien laisser traîner, d’être diablement efficace.

Et je trouve encore le temps de parcourir Paris pour trouver des gens avec qui déjeuner !

Samedi, nous organisons une grande fête à l’appartement.

Nous avons invité 55 personnes.

Mais j’espère qu’elles ne viendront pas toutes !

Je vais préparer de grosses salades, des cakes et des tartines de pain ce samedi.

Et vous avez des idées de trucs faciles à faire/bon/vite préparés ?

 

 

 

vendredi, 30 septembre 2011

Du bon stress

Ce matin, je suis stressée.

Pourtant, j’ai marché une heure et j’arrive normalement au bureau dans un état de douce euphorie.

Mais ce matin… Je me prépare à animer une conférence lors d’un salon professionnel. L’exercice n’est pas nouveau certes, mais je ne l’ai pas pratiqué depuis longtemps, et j’avoue que j’ai toujours un peu le trac. Ce qui n’arrange rien, c’est qu’une web TV s’est mis dans l’idée de filmer les débats… et donc je stresse car j’ai peur de dire des bêtises devant la caméra.

Heureusement, ce matin Leeloolène était là. Cela m’a évité la boule au ventre et le fait de ne penser qu’à ça…

 

Là il faut que :

  • J’imprime des documents.
  • Je prépare mon speech de présentation.

Et au lieu de cela… je blogue !

 

Pensez à moi à 15h (heure du débat !)  

vendredi, 2 septembre 2011

Trop vite

Hier au soir, j’ai récupéré R. à 18h30 fatiguée et grognon.

Le temps de rejoindre la maison, il est 19h00.

Pas envie de se laisser déshabiller, pas envie de sortir du bain, chouinage répété pour un repas express, frottage des yeux intempestifs avec de la purée plein les mains, essuyage desdites mains sur pyjama propre.

Je l’ai couchée bien vite, l’endormant à mon sein, ce grand bébé de 10 mois qui n’en est bientôt plus un.

Je l’ai regardé dormir, toujours dans mes bras.

J’ai regardé l’heure. 20h.

Ainsi c’est cela.

Pendant plusieurs mois, on passe des heures et des heures avec son enfant, on marche, on gronde, on joue, on admire ses gestes, son habileté ou sa maladresse, et un jour, un jour, on ne la récupère que pour passer trois petits quarts d’heure avec elle.

Trois quarts d’heure pas rigolos.

 

J’étais si fatiguée.

Si tendue et si triste après ma journée.

 

Journée qui s’est d’ailleurs très bien passée. J’étais ravie de déménager mes affaires, ranger les livres, boire du café, ricaner, dire des bêtises d’une porte à l’autre.

Retrouver l’effervescence chère à ma boîte : il y a un communiqué de presse mais aucun journaliste à qui l’envoyer, il y a des réunions à prévoir mais personne n’a calé de date, il y a des comptes rendus à écrire mais personne ne l’a fait, il y a tout le monde ravi que je revienne pour reprendre tout cela en main.

Il y a aussi un stagiaire à trouver. Il y a les sous qui manquent et mon chef qui ne veut rien entendre quand on lui dit qu’on ne peut pas faire de miracle. Il y a un magazine à boucler en 10 jours, un retard abyssal qui n’étais jamais, jamais arrivé.

Alors....

J’ai ressorti mes stabilos, ma to do list et j’ai listé les priorités.

Et lundi, et les jours qui viennent, je vais tout donner, mais j’y arriverais.

 

Et le soir,

j’aurais quand même

un pincement au cœur,

quand ma petite fille toute énervée,

s’endormira trop vite,

sans que j’ai eu le sentiment de la retrouver.

 

mercredi, 31 août 2011

J-1

La douceur du drap. La chaleur de la couette. L’odeur de l’oreiller encore chaud de la présence de mon amour.

J’ouvre un œil, il est tard.

Ils sont partis tous les deux. Lui l’emmène chez la nounou et file au travail.

La chambre est finie, mais nous n’avons pas eu le courage d’enlever les bâches plastiques, de retirer les scotchs de masquage, de passer l’aspirateur, de huiler le parquet pour le protéger.

Je n’ai pas envie de le faire.

Ce matin, je me lève doucement, j'aère la chambre, fait le lit, caresse le chat, je mange une crêpe en buvant du café.

Puis je m'active, je passe l’aspirateur partout. Je lave le sol à grand eau et je regarde la serpillière devenir grise de toute la poussière de plâtre disséminée.

Quand j’ai fini le sol est rutilant.

Je vais me doucher longuement. Me vernir les ongles. Me parfumer et m’habiller.

J’irais au travail avec un carnet pour noter tout ce que me diras ma remplaçante de son travail d’une année. Et je ferais un détour par la maternité, saluer Clem et son nouveau-né.

La reprise approche et je me sens grisée.

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