La maladie à la fin de la semaine

Réveil un peu douloureux.
Hier soir, j’étais invitée à une soirée de lancement du magazine auquel je collabore de temps à autre. Open-bar vodka, une centaine de personne commencent à arriver, je suis dans les premières, fraîchement sortie du travail. Tous les gens sont habillés de manière hallucinante. Des gens branchés, à la pointe de la mode, ou même décalée, voir limite punk. A côté je dénote, mais heureusement, toute ma bande d’amis, qui arrivent aussi, dénotent de la même façon. Quel plaisir de se retrouver entre pairs dans ces cocktails semi mondains de branchouille parisienne! Pouvoir critiquer, se moquer, tout en grignotant des petits fours. On termine dans une grande brasserie, les tournées se succèdent, je discute avec un beau photographe, un peu dark, un peu séducteur. J’apprécie sa voix grave, son profil taillé au couteau, sa sensibilité. Il y a aussi un copain dans la finance, qui nous raconte des histoires étonnantes, et J. mon ami romancier.
Avant minuit je file, et le photographe a l’air surpris. Mais pour rien au monde je ne louperais le coucher avec Y.
J’aime me pelotonner contre lui sous la couette, évoquer la journée passée, le saouler de bavardage alors qu’il essaye désespérément de lire un livre important, ou de réviser son allemand car il part dans quelques jours à Berlin.
Ce matin donc, réveil un peu douloureux, avec un début de rhume carabiné.
Je file à la rédaction, réunit mes collègues, travaille quelques heures, me plaints du fait que je dois travailler demain, comme « hôtesse » sur un salon dans notre spécialité (arrgh, rester debout et sourire toute la journée !) pour vendre des abonnements au magazine ; et décide de m’accorder mon après-midi. Après tout, les textes sont tous rentrés, nous commençons un nouveau magazine, et surtout, je suis de plus en plus malade, une oreille bouchée et le nez qui coule, il est temps de rentrer !
J’appelle G. pour aller boire un café et vais l’attendre dans un bar de l’avenue Barbès, la Fourmi.
Je lis un bon roman.
Clem ne sera pas disponible cette après-midi, mais je sais que je prendrais une autre RTT pour la voir. Au bout de trois-quart d’heure, G. arrive enfin. Elle va mal et je lui remonte le moral. Je fais des blagues, je l’écoute, on parle des heures.
Quand je la quitte, il est 16h30.
J’ai juste le temps de filer dans une petite galerie, découvrir le travail d’une artiste qui me touche beaucoup, Karine Pelgrims, dans l’adorable petite impasse de la Cité du midi. Puis je marche jusqu’à chez moi, faisant un détour par la librairie de Paris, acheter une carte postale avec des pivoines, mes fleurs préférées, que j’enverrais à ma vieille voisine, pour l’inviter à prendre le thé.
Il est 19h, je rentre en coup de vent me faire un bon grog, une fumigation et un lavage de nez. Y. est déjà là, qui prépare une sauce tomate maison, pour accompagner le soufflé froid aux courgettes.
Je suis heureuse.
Lessivée mais heureuse.
C’est le week-end.
Et même si je dois bosser demain, je ne suis pas fâchée d’avoir passé l’après-midi à prendre soin de moi ! 

Commentaires

1. Le samedi, 17 octobre 2009, 10:33 par Valérie de Haute Savoie

Des pivoines, mes fleurs adorées entre toutes, et un soufflé de courgette froid, mhhmhmhmhmhh !
Le rhume je te le laisse, le mien a duré une éternité !

2. Le samedi, 17 octobre 2009, 17:50 par clem

ah bon ben tant mieux si tu as pu prendre soin de toi! Et tant mieux qu'on se soit pas vue si tu étais malade :) vive les après-midi de libre! prends soin de toi encore pour bien te guérir et à très bientôt.

3. Le dimanche, 18 octobre 2009, 18:46 par gilda

La librairie de Paris, j'y étais vendredi sur le coup de 13 heures, un peu plus et ...

4. Le mercredi, 21 octobre 2009, 15:32 par Moukmouk

Pour le lavage du nez connais-tu le rhino Horn ? c'est la chère Parisienne qui m'a trouvé cela et ça fait des merveilles.

Mais quand même pour une grippée je trouve que tu tires très fort sur la corde. Tu veux à tout prix être vraiment malade ?

5. Le mercredi, 21 octobre 2009, 16:55 par Marloute

Valérie : que de points commun! Il faut à tout prix qu'on se rencontre! Quand viens-tu sur Paris?
Clem : oui! Je tapel pour un autre moment?
Gilda : à quelques heures près!
Moukmouk : je mélange du gros sel avec de l'eau (on peut mettre du bicarbonate de soude) et j'aspire par une narine pour souffler par l'autre. Les pédiatres disent de faire ça aux bébés et je le fais pour moi : radical!

6. Le mercredi, 21 octobre 2009, 16:59 par Marloute

Et Moukmouk : et je n'ai qu'un rhume! Plus douillette que moi c'est pas possible! Je prends trop soin de moi pour tirer sur la corde! Ma vie s'arrête littéralement dès que j'ai un ongle incarné!

7. Le jeudi, 22 octobre 2009, 03:13 par Moukmouk

Un oncle incarnée ? j'espère que tu vas tout de suite à l'hopital !!! Ton blogue s'appelle peut-être "soin de soi " mais je ne suis pas sûr que tu comprends l'importance de la chose. Il me faudrait la confirmation de Y.