Recherche

Votre recherche de toulouse a donné 4 résultats.

mardi, 18 août 2009

5 jours de congés

Moments magiques :

A Montpellier : Vu des amis perdus de vue depuis longtemps, mangé des fraises tagada, bu des mojitos sur la terrasse face au coucher du soleil, dansé sur de la techno jusqu’à 4 heures du matin, fumé de la bonne herbe, pris le petit déjeuner avec une dizaine de personnes passionnantes et passionnés, suis aller me baigner dans un lac à plusieurs copains.

A Toulouse : découvert un bistrot troquet décontracté et sympa et passé soirée à refaire le monde avec un ami perdu de vue aussi, apprécié me promener à nouveau dans les ruelles pisseuses, retrouver les punks à chiens/jongleurs toulousains.

En Ariège : passé deux jours dans un élevage de chèvres à me faire chouchouter par les parents d’un ami, fait la sieste près d’un cours d’eau un après midi de grosse chaleur, fait un scrabble endiablé, mangé de bons produits du terroir, bu d’excellents alcool, compté les étoiles filantes la nuit avec Leeloolène, sa sœur et des amis couchés sur le dos, sur le bitume, à la mi temps de la nuit.

Je n’aurais pas perdu ces 5 jours.

Aujourd’hui, il faut rattraper le retard, travailler tous les jours sur le livre pour enfant pour le rendre dans les temps.

Mais quel bonheur que ces 5 jours hors du temps !

MERRRRCCCCIIIII les amis!

dimanche, 9 août 2009

La bague et la tristesse

Je regarde mon père couper des branches de sureau. Il les amasse dans un panier tressé de toutes les couleurs et fera une confiture et un sirop noir comme la nuit. Y. ramasse des pommes sur les pommiers du verger. Elles sont petites, acides, pas complètement mûres mais tellement en avance qu’elles s’écrasent lourdement sur le sol et restent là, à pourrir longuement. Hier, nous sommes allés au restaurant, dans les Dombes, avec nos parents, pour les faire se rencontrer. Nous avons mangé des grenouilles délicieuses (spécialité du coin) et du poulet de Bresse, à la crème et aux morilles. Un délice. Je viens d’une famille de gourmants et gourmets, et perpétue cette belle tradition. Mercredi, nous nous sommes pacsés, j’ai depuis ce jour à l’annulaire, une bague en or blanc qui me ravit. Je la regarde briller dans la lumière chaque fois que je peux. Je me sens étrange depuis ce début d’aout. Complètement, absolument, résolument triste. Pourtant tout va si bien… Est-ce la séparation du mois d’aout avec l’analyste ? Est-ce cette nouvelle vie qui s’ouvre ? J’ai du mal à démêler. Mais je me sent incapable de rien… N’ai pas réussi à écrire un billet par jour comme prévu sur ce blog. (Il n’est pas trop tard pour tenir ma promesse me direz vous !) Mais un je ne sais quoi me cloue au sol. Etrange étrange. Ce soir je reviens sur Paris, pour deux jours seulement. Je vais rejoindre la belle Leeloolène dans sa montagne, en faisant un crochet par Montpellier et Toulouse, ma ville préférée. Voilà qui devrait me remontrer le moral, du moins j’espère !

mercredi, 4 mars 2009

La surprise

Ah…. J’ai réussi.
J’ai réussi à faire deux gâteaux au chocolat, à réaliser une grande carte décorée de photos de Manhattan, à inviter 30 personnes à l’appartement, à rassembler les sous pour un voyage à New York.
Y. est arrivé à 22H, les gens s’étaient tous cachés dans la chambre. Il est surpris me dit : « Bhin, qu’est ce qui s’est passé ? Y’a eu une fête ? » en arrivant dans le salon où tous les meubles ont été poussés, où les bouteilles s’entassent. Je lui lance « Bhin, je ne sais pas, regarde dans la chambre ».
30 personnes hurlent « Suurrrrpppprise !!!! ». Il y a eu des amis de Toulouse, de Lyon, de tout Paris, de tous les milieux, des amis proches, des collègues avec qui il fait la fête. Ce sont des gens qui ne se sont jamais… jamais croisés.
Je n’en connaissais qu’une partie, et j’ai du tous les inviter sans savoir s’ils appréciaient Y. au point de venir fêter ses 30 ans.
Passé la surprise, après quelques heures, Y. n’en revenait toujours pas… « Comment as-tu pu inviter tous ces gens ? Comment as-tu fait ? » La fête a terminé à 4H, les gens étaient vraiment heureux, tous contents d’être là, de se découvrir, de voir Y. sous un autre jour.

Je mets des petites photos, ce sont des avant/après. Car le lendemain de la fête, nous avons fait un grand ménage….mais quelle réussite ! Et qu’il était heureux cet Y !
Il n’a pas cessé de répéter : « J’ai vraiment de la chance de t’avoir ! J’ai vraiment de la chance ! » Et moi je rosissais de bonheur…

 

 

 

 

AVANT LE RANGEMENT (IMAGINER ODEUR DE TABAC FROID ENTETANTE)


 

 

 

 

 

 

APRES RANGEMENT

 

 

 

 

 

 

 

 

ET LE COCHON AVEC 1600 euros :

 

 

Quelle belle fête!

 

lundi, 14 juillet 2008

Le marché

Hier matin, je me suis levée très tôt pour aller faire les courses.
Y. était parti pendant la nuit présenter les journaux du matin à la radio.
Me lever tôt m’a rappelé mes années de célibataire.

Tous les dimanches, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il fasse beau, je me levais à 8h. à 8h30, j’étais dans la rue, avec mon cabas à roulette, hérité de mon père. Dans tous les lieux, et mes différents appartements, à Lyon pendant trois ans, à Tours pendant un an, à Toulouse ou Rochefort, et à Lyon encore, je partais faire le marché. Les yeux souvent collés d’avoir trop peu dormi la veille, parfois avec des gens endormis dans mon salon qui avaient terminé la fête chez moi, parfois avec une sacrée gueule de bois. Je me glissais dans la brise fraiche du matin d’été ou j’affrontais le vent glacé de décembre, quand les commerçants se calfeutrent derrière des bâches de plastique et protègent leurs mains dans des moufles rembourrées. A Lyon, j’avais mon boucher tripier attitré. Chaque semaine, il me mettait de coté les pires cochonnailles : des tripes, des couilles de moutons, de la cervelle d’agneau ou de la langue. Dans la semaine, j’accommodais ces mets pour moi toute seule et je lui donnais mes conclusions la semaine suivante. A Tours, je m’étais fait copine avec une artiste fleuriste. J’avais passé une matinée un dimanche à la prendre en photo, avec sa complicité, tant j’admirais sa dextérité et sa créativité avec les bouquets de fleurs. A Tours, je me souviens aussi que je terminais mon marché en m’achetant une douzaine de chouquettes au sucre. Elles sortaient juste de la plaque du four et leur sucre caramélisé était tiède sous mon palais. Depuis que ma dépression, depuis Barcelone et mon arrivée à Paris, je ne fais plus le marché. Il n’y en aucun autour de moi et je ne veux pas prendre le métro pour faire mon marché. Je suis devenue paresseuse depuis que je vis en couple. Le dimanche matin, je préfère buller au lit. Dormir, terminer un roman ou un BD, rire avec mon compagnon.
Aujourd’hui, nous faisons les courses ensemble. Nous allons voir des primeurs trop chers à coté de chez nous, passons trop de temps au petit supermarché, pour acheter des choses dont nous n’avions jamais besoin avant. Je me souviens que ma première année à Lyon, je faisais mes courses en fruits, légumes et fromage pour toute la semaine avec 100 francs. Aujourd’hui sur Paris, avec 40 euros, je tiens à peine trois jours si je veux acheter du poisson. Cette semaine, j’ai acheté du cabillaud au lieu de la lotte, des moules car la saison commence, et j’en avais déjà pour 20 euros. La vie est devenue chère et surtout, je suis devenue plus paresseuse. Il est temps que je quitte les primeurs à coté de chez moi pour retourner au marché. Il est temps que je profite des cageots bradés, faire mes propres sauces et mes confitures… Bientôt, bientôt, bientôt….