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samedi, 2 juin 2007

La folle journée

Levée 4H30, partie de l’appartement à 5H20 (le temps de voir la météo sur la pointe de Roscoff…j’arrive quand même en retard à l’embarquement et prend une remarque acide de l’hôtesse de l’air. Pourtant, j’avais bien calculé : ligne 13 puis ligne 2 correspondance RER B et orlyval à Antony (10 euros, les chiens !) …. Mais non.

Tout l’avion semble m’attendre. On ferme les portes derrière moi. La honte.
C’est le conservatoire du littoral qui nous invite à ce voyage, pour inaugurer une exposition sur les courants marins, sur l’Ile de Batz. Aller retour en avion dans la journée, déjeuner champêtre dans la prairie. Mes collègues journalistes sont tous assis ensemble, ma place à moi est à l'autre bout de l’avion. Je sors le livre que j’ai acheté la veille chez le petit bouquiniste de ma rue. Un Hemingway, Paris est une fête, dans lequel je me plonge. Je m’installe pour prendre le petit déjeuner quand le signal des ceintures attachées s’éteint.

A l’arrivée, je vois plusieurs collègues de mon association, et une journaliste de Libération que j’aime bien. Je la rejoint, on fait des blagues en attendant les voitures de location. Pendant ce temps, les attachées de presse s’arrachent les cheveux. Leur exposition, qu’elles avaient envoyée par Chronopost la semaine dernière, que Chronopost a perdu (ils ne savent pas où elle est) ces rouleaux d’exposition qu’elles ont réimprimé hier en urgence pour inaugurer d’exposition aujourd’hui, Air France les a perdu ! Ils ont refusé qu’elle voyage sur notre vol, assurant aux attachées de presse que l’exposition arriverait, et la voilà perdue. Que stress pour elles ! Après la route de Brest à Roscoff, on prend le café sur la terrasse d’un bar, face au Port. Il y a Nathalie Fontrel, de Radio France, qui fait des blagues. Je sais qu’elle connaît mon copain, Y. J’irai lui parler plus tard dans la journée…

La journée est extraordinaire. On fait beaucoup de blagues, on écoute une conférence passionnante, le repas est délicieux. Je lis mon livre d’Hemingway, couchée sur le doux gazon. Nous visitons le jardin merveilleux de Georges Delasselle. Des milliers de plantes exotiques acclimatées… grâce à la douceur du Golf Stream. Je rentre chez moi le soir avec deux journalistes que j’aime bien sur Paris. On échange nos impressions sur la journée…

Le soir, après le dîner, Y ; me laisse pour jouer à son jeu de foot, téléchargé mardi : il doit entraîner une équipe de football et leur faire faire un championnat. Le jeu a l’air passionnant au regard du temps qu’il y passe. Moi, je termine mon livre d’Hemingway, Paris est une fête. Je suis fourbue, j’ai un coup de soleil qui nécessite une couche fraîche de Biafine, mais je suis heureuse. Quel livre ! Quel homme ! J’adore cet auteur !