L'écriture et le sommeil

Le dernier départ de Y. n’a duré que 6 jours, week-end compris, mais je n’arrive pas à m’en remettre. Cela a correspondu avec un épisode de maladie violent pour L. et A., mes deux plus petites filles de respectivement 4 ans et 2 ans. Entre le manque de sommeil et le manque de temps pour moi, j’ai vraiment cru mourir. A son retour, je n’ai pas pu me réjouir. Trop de choses à faire, trop de choses à penser. J’avais tout géré : le présent et le futur : nos prochaines vacances et celles d’après aussi. Je lui en voulais de revenir aussi reposé mentalement,même si pour lui aussi ces 6 jours étaient denses en travail. Là, je sens que je touche à mes limites. Je le le sens à mes réponses maussades, à ma non envie de faire des choses en famille (fêter Pâques ? Pourquoi faire ?) à mes accès de violence. Mon corps, mon esprit tire la sonnette d’alarme : « Prends du temps pour toi ! »

Mon programme est simple : me faire aider pour les jours qui viennent le soir, prendre des bains, faire des siestes, faire de la méditation, faire une cure d’oméga 3, aller courir, rempoter mes plantes, gratter la terre dans la cour du jardin de l’immeuble, écrire, me coucher tôt. Si les autres choses me font du bien, écrire et me coucher tôt sont mes deux piliers pour aller mieux.

Je ne connais rien de plus puissant chez moi, de plus reposant et profondément ressourçant pour me reconnecter à moi-même, à ma nature plutôt bonne et généreuse : le sommeil et l’écriture.