A tout jamais

La jolie Clem m’a alerté : Marloute a abandonné son blog ! Elle a raison : à nouveau deux mois sans une ligne. Il faut y remédier. Tant de choses à raconter pourtant : mes recherches de maisons ne sont pas fructueuses. On me propose des maisons moches, trop petites, avec des jardins minuscules, très éloignées des transports en communs. Ou alors d’incroyables villas, anciennes, avec parquet, moulures, double salon, mais perdues au milieu de cités. C’est un peu désespérant.  Je rêve de cette petite maison, jolie mais sans prétention, une maison « dans son jus » qu’il faudra rénover, dans un environnement sympa. En sortant d’un reportage avec une des photographes pour mon magazine, celle-ci m’a confié qu’elle avait fini par trouver, à une heure de Paris en train. Y. n’est pas prêt à aller si loin, moi je n’arrive pas à savoir. La citadine qui a tant besoin de sa vie sociale en moi ne s’y résous pas.

En attendant ce déménagement qui ne vient pas, je suis toujours enchantée d’être ici. Notre réseau social s’est étoffé, entre mes engagements associatifs, les parents de l’école, nos amis sur la commune. Il faut dire que c’est une ville est tellement dynamique, avec des gens tellement motivés à porter des projets ! Pour changer un peu les choses dans l’appartement, nous avons déménagé notre bureau pour en faire une chambre pour R. Cela tombait à pic pour ses 7 ans. Je passe plus de temps avec elle le soir, collée contre elle à lui faire des câlins, que quand elle était dans son lit superposé dans la chambre avec ses deux petites sœurs. J’ai l’impression que cette attention exclusive du soir lui fait du bien, même si je ne peux pas lui offrir tous les soirs. Quand je suis trop fatiguée, ses exigences m’agacent au plus haut point et je lui refuse tout. Heureusement, je suis aidée dans mon chemin de bienveillance par des parents autour de moi et la nounou, Grand Maitre Zen en bienveillance, qui m’apprend à l’écouter.

Au travail, j’ai monté un atelier d’écriture. Toutes les semaines, avec quelques collègues d’autres services, nous nous retrouvons pour faire des joutes littéraires. Nous nous donnons des défis d’une semaine sur l’autre. Cela me fait du bien de renouer avec l’écriture, de manière imposée, au moins une fois par semaine. Il le faut bien, car je n’arrive plus à venir ici, et cela me manque profondément. Non ce blog n’est pas mort pour l’instant, parce que je n’arrive pas à le faire mourir, à me dire que je vais laisser cet espace à tout jamais.

Commentaires

1. Le dimanche, 12 novembre 2017, 10:03 par Valérie de haute Savoie

Mais non, tu n'as pas besoin de l'abandonner, cela arrive qu'on prenne une pose, même très longue. N'oublie pas que tu as trois enfants, un boulot, un mari qui doit partir dans le cadre de son travail. C'est déjà énorme ce que tu fais.
Nous sommes fidèles, nous saurons attendre :)
Je suis contente de te lire. Vous avez mis le bureau où du coup ? Lorsque G. était né, puisque C. avait déjà 6 ans et surtout que G. nécessitait un attirail assez bruyant pour la nuit, nous avions quitté notre chambre et avions fait du salon/séjour, notre chambre avec un clic-clac. Nous avions survécu :D
J'imagine à mon travail si je proposais un atelier d'écrite :D elles détestent presque toutes lire, et lorsqu'elles lisent c'est plus Levy and Co :D Mais je trouve cela vraiment chouette.
je t'embrasse, je pense souvent à toi;)

2. Le dimanche, 12 novembre 2017, 16:30 par Anita

Marloute, tu écris quand tu peux !
Et nous, nous te suivons ! Des bises.

3. Le dimanche, 19 novembre 2017, 20:53 par Marloute

oh merci toutes les deux, c'est si gentil à vous ! Le fait de ne pas mettre la pression, c'est si reposant par les temps qui courent, et moi qui m'en met une de dingue pour rien, pour tout... Un peu de bienveillance en ce bas monde ! Et si je commençais par moi même?

4. Le mardi, 21 novembre 2017, 12:19 par Chantal

Moi, je dis : Longue et belle vie à ce blog !
Et surtout pas de pression, vous n'êtes obligée à rien, juste à ce que vous voulez bien nous dire, raconter, de ce que vous vivez de joli -ou pas, rêves, espérances, doutes, envies, tourments... Et nous, on aime.
Au sujet de la bienveillance, je pense nécessaire de l'être d'abord envers vous avant de pouvoir l'être avec vos enfants ou quiconque. Lorsque vous êtes épuisée, vous l'êtes et je pense que rien d'autre n'a autant d'importance que le repos/break que vous vous accorderez.
Je vous embrasse ainsi que vos petites.