La confiance et l'écoute

Les soirées sont douces.

Y. n’est là aucun soirs, je m’occupe des enfants. On rentre tard, on mange sur le pouce, dans de petits bols, on épluche des clémentines. Le sapin repart bientôt dans sa maison, il sera replanté dans les bois. Je caresse les cheveux de L., la change, lui donne son biberon, fredonne une chanson. Je lis des histoires à R., joue avec elle, cuisine, lui fait des massages, à l’huile essentielle de lavande, sur ses pieds et sur son joli visage « Les mains aussi un petit peu maman… ». Juste avant de dormir, je m’allonge contre elle dans son grand lit. J’écoute sa respiration s’apaiser, jusqu’à s’endormir, et moi je me repose. Cela fait une sorte de séance de relaxation qui n’en est pas vraiment une, avant de retourner dans le salon où je range leurs petites affaires comme je peux, car j’arrive de moins en moins à me baisser. Ce soir, une nausée persistante m’empêche de manger. Je me fais une tisane de verveine, irait me coucher comme ça. La faim viendra peut être pendant la nuit, tant pis. Demain, je ferais de nouvelles analyses, les premières depuis presque trois mois. Que ce suivi est léger comparé à celui d’un médecin lambda. Tout n’est qu’écoute et confiance. « Tu sens que tout va bien ? OK pour moi. » La sagesse des femmes.