Les cordes

Il pleut de cordes dehors.

R. a mal dormi. Beaucoup toussé, un peu pleuré. Ce matin, elle s’est levée du pied gauche. En ce premier mai, je fais du tri, avec elle dans les pattes. Elle chouine par intermittence, fais des bêtises, tire sur le seau où trempe la serpillière et mouille le sol. Je l’installe à l’évier, avec de la lessive et l’injonction de laver tout ces petits habits de poupées. Elle patauge avec joie, puis décide de trimballer ses affaires d’un bout à l’autre de l’appartement.

Je prépare un vide grenier que j’aimerai faire avec ma voisine du dessus. J’ai beaucoup de choses à vendre. J’espère que je trouverais des preneurs, je vais tout brader. Je veux faire du vide, moins m’encombrer, mieux m’organiser. Je suis les conseils des Fly Lady. Je retrouve certaines affaires, installe des bibelots qui n’étaient pas sortis des cartons depuis notre déménagement, voilà deux ans déjà. Deux ans ici dans quelques jours, et il reste beaucoup à faire ! Mais je suis heureuse, le temps passe et tout avance.

Cette journée est longue, enfermée seule avec un petit enfant qui pleure.

Dehors, il pleut des cordes. R. n’a pas voulu faire de sieste. Au lieu de cela, elle a fait pipi sur ses habits et sur son nounours si difficile à nettoyer. On se lève. On fait un gâteau au yaourt. R. est devenue forte pour casser les œufs et remuer la pâte. Je regarde un documentaire sur Jacques Demy par Agnès Varda. R. en a assez, elle me grimpe dessus, veut que je la chatouille. Une fois le documentaire fini, j’écoute le grand entretien et je pleure. R. écoute à mes côtés sur le grand canapé et s’endort. Je suis l’émission jusqu’au bout. Quelle dame ! Quelle vie !

Ce soir, Y. reviendra tard, il faisait un aller retour à Calais, interviewer le député qui marche.

Je pense par intermittence à mon week-end dernier, avec mes deux sœurs, à Cassis et Marseille. Quatre jours durant, nous avons parlé, nous avons pleuré, nous nous sommes engueulées et réconciliées. Quel bonheur d’être aussi proche des gens auprès de qui on a grandi !

Commentaires

1. Le jeudi, 2 mai 2013, 08:09 par Valérie de Haute Savoie

J'espère qu'il ne pleuvra pas fin mai lorsque j'irai à Paris :)
R. n'aime pas le gris c'est tout, le soleil revenu devrait lui remettre le moral au beau fixe.

2. Le jeudi, 2 mai 2013, 14:43 par Marloute

@ Ha tu viens à nouveau ! Bon je t'envoie un mail pour qu'on se croise ! des bises,