La petite musique

Notre retour sur la capitale a un petit goût de swing, de folk et de nuits trop courtes.

Nous sommes rentrés sans l’Enfant.

Depuis, je l’ai régulièrement au téléphone et elle me crie des mots incompréhensibles, entrecoupés de « Maman dhsgazisndbsduq Papadjdbzssuqqb ». Je souris et mon cœur se serre à chaque fois, mais je la sais entre de bonnes mains, mes parents et ceux d’Y. pour une dizaine de jours.

Depuis, nous avons déjà rejoins des amis pour un pot d’adieux de notre ville, leurs enfants à eux cavalaient, déguisés en fées ou en monstres, à une heure indécente. Nous sommes allés voir le vent dans les petits mollets, et j’ai sangloté toute la fin du film. Nous avons mangé en terrasse à Stalingrad dans un bar, sur la plus petite table du monde. Nos deux assiettes s’entrechoquaient et mon pain est tombé. Depuis, j’ai enfin pu aller boire un verre avec des collègues en sortant du bureau, et on s’est enfin dis des choses qu’on ne s’était jamais dites. Depuis, j’ai pris des bains le soir, pendant que Y. attendait le livreur de plats cuisinés.

Le frigo est vide depuis notre retour, mais on s’en moque, on ne fait plus la cuisine.

Depuis, on se réveille avec Y. et on part au boulot ensemble, je l’accompagne à son RER, ou il m’emmène en voiture. Une fois, on s’est même arrêtés dans un bar pour un petit déjeuner improvisé. Depuis, nous sommes allés faire un pique-nique pour l’anniversaire le la belle L., sur les quais de la Seine, dans ce square si romantique. Ne pas se lasser d’admirer les danseurs de tango, qui enchaînent les pas, yeux dans les yeux, front contre front, avec cette sorte d’intensité qui ressemble à du désir.

Depuis, nous nous sommes déjà engueulés juste avant de se coucher, alors qu’on était tous les deux fatigués.

Les jours passent et j’aime bien cette petite musique, entre swing et folk, qui accompagne mes journées, mes nuits et mes soirées.

Commentaires

1. Le lundi, 27 août 2012, 08:02 par Valérie de Haute Savoie

Nous voulions allés voir Rebelle, mais la salle était déjà pleine. Du coup, j'ai dit à JP que tu avais aimé du vent dans mes mollets, nous y sommes allés (j'ai piqué quelques serviettes au stand Haagen daz comme tu avais dit avoir pleuré. J'ai beaucoup aimé et aussi pleuré évidemment. Merci à toi de nous avoir fait découvrir ce film que nous ne serions jamais allés voir (je ne savais même pas qu'il existait d'ailleurs)

2. Le lundi, 27 août 2012, 19:23 par Marloute

Alors c'est très drole parce que je suis sortie de ce film très contente, je me suis empressée d'en parler autour de moi et une de mes collègues l'a vu et elle a DETESTE, vraiment vraiment.
Depuis, j'ai presque failli mettre une petite note en plus ici pour dire aux gens que certains risquent de ne pas aimer!

3. Le mercredi, 29 août 2012, 07:25 par Valérie de Haute Savoie

Oui j'ai lu ça et là que certains avaient détesté, mais je te lis depuis longtemps, et souvent très souvent je me sens en accord, donc je te fais confiance. Si je n'avais pas aimé, je ne t'en aurais pas voulu, chacun à sa sensibilité.