La langueur


Les derniers jours de juillet s’étalent en longueur, moi je me languis des vacances.

Au bureau, malgré la clim’, le clavier et la souris collent sous les doigts. Je bois des litres d’eau et ne suis pas désaltérée. Alors je sors.

A la pause déjeuner, manger seule en terrasse d’un restaurant de Levallois, face au parc de la planchette. Rejoindre L. à l’autre bout de Paris pour un pique-nique improvisé au bord du canal Saint Martin, où l’on entend presque la petite musique de la valse d’Amélie. Le soir, je rejoins en courant les copains à l’avant-première de Batman. On patiente une heure sur les grands boulevards, buvant de la bière fraîche en attendant. Y m’a fait rire en me laissant partir. Il m’a mis les deux mains sur les épaules et m’a questionné avec solennité : «  Tu es sûre de vouloir  y aller ? », en référence à la tuerie d’Aurora. Mais je ne regrette pas mes deux heures quarante de film. Certes, il n’est pas aussi noir que le précédent, un peu plus consensuel, mais c’est un bon blockbuster. Et quel plaisir après de se retrouver ensuite à une dizaine d'amis en terrasse, dans la chaleur de la nuit, pour pointer ensemble les incohérences du film et mimer les acteurs, avec force fous-rires !

Dans moins d’une semaine, ce sera les vacances.

La mer, la montagne, un autre air que le souffle du périphérique, jamais très loin.

Enfin, enfin.