Mélancolie du dimanche

L’amie a rappelé.

Quelques semaines après mes deux messages piteux sur son téléphone.

Je suis allée boire un café chez elle et nous étions presque rabibochées, mais presque seulement. Je sens qu’elle m’en veut encore et je ne peux la rassurer pleinement.

 

Ce week-end, il faisait si beau, nous avons organisé un repas chez nous pour nos voisins ukrainiens. Je suis allée retrouver des parents et des bébés pour un anniversaire de deux ans au parc Monceau baigné de soleil, j’ai fais des courses dans le 18ème et j’ai trouvé de la rosette de Lyon, des vins formidables, des miches de pain grosses comme des roues, de bons fromages et du boudin blanc fameux. Le soir, j’ai fais la première ratatouille de la saison. Le lendemain matin, j’ai bullé sur le canapé. Y. lisait le Courrier, et moi je buvais mon thé à petites gorgées.

L’après-midi, nous sommes allés au 104. Déambuler entre les installations, regarder R. s’éclater à la maison des petits. Rentrer doucement, et prendre un apéro au vin blanc, en écoutant le Masque et la Plume, reparler un peu de Cannes en partageant une cigarette à la fenêtre, en contemplant le jardin, les roses ouvertes si belles sur le fond vert.

Ce soir, je me sens encore un peu mélancolique, et je n’arrive pas à trouver pourquoi.