La balade sauvage

Hier soir, après ma semaine de travail, je voulais sortir. Ma sœur, arrivée à 19h, nous y a encouragé

 

Hier, nous sommes sortis, manger un bout en terrasse dans la douceur du canal de l’Ourcq. Un homme passe près de notre table, il porte une belle jupe plissée, sans être écossais. J’aime ça. J’aime la diversité des styles, même si Paris est plus frileux que d’autres villes, mais la nuit, on voit parfois sortir ce genre d’énergumène. Avec Y on va voir ce film, une belle balade d’amitié, une belle histoire d’amour, triste et trash à la fois. Sortis à minuit trente, nous avons rejoint R. et M. dans un bar de Strasbourg Saint Denis, avec tous les gens de cette radio.

Nous arrivons tard, le bar ferme.

R. nous propose d’aller dans une fête. Il ne sait pas chez qui, mais il sait que nous pouvons venir. Tous les quatre, nous remontons les boulevards parisiens à la recherche d’un épicier ouvert pour faire le plein de bière. Sur un pas de porte,deux jeunes filles s’embrassent, avec beaucoup de douceur, pour se dire bonne nuit, ou pour se dire qu’elles s’aiment, nous les dépassons en silence, tous les quatre émus. Arrivés près d’Arts et Métiers, la nuit est toujours aussi douce, on monte l’escalier d’un immeuble ancien, la fête est sous les combles, un grand escalier de bonnes dont les différents appartements ont été transformés en duplex. Nous sommes peut être cent, et une terrasse immense surplombe la ville, et Beaubourg à coté. On boit nos bières fraîches en disant des bêtises, la propriétaire de l’appartement, ivre et hilare, monte encore le son d’un cran, alors que les murs vibrent déjà. Trente minutes après, la police débarque, verbalise et gronde, notre bande de trentenaire barbus et maquillés. Une heure après, la propriétaire se jette à nouveau sur l’ordinateur et remet la musique à fond.

Tant pis.

Tant mieux

Il fait trop bon, la bière est bonne dans la pièce surchauffée, on rit trop, tant pis pour les amendes.

Nous rentrons à 4h, un peu à pieds, un peu en taxi.

La petite se réveille à 7h.

Se maintenir réveillé est douloureux, mais si bon de se lâcher parfois !

Commentaires

1. Le dimanche, 25 mars 2012, 10:07 par Valérie de haute Savoie

Ah ben bravo les jeunes, stupre et tapage nocturne, quel bel exemple pour la petite R. Moi je dis !

2. Le lundi, 9 avril 2012, 00:44 par Akynou

Tant pis pour les amendes… Comme si c'était cela qui comptait. Tant pis surtout pour les pauvres voisins. J'ai subi ça une paire de fois. Et j'en suis venue à casser les vitres des fauteurs de trouble tant je ne supportais plus, j'avais besoin de dormir et de ne plus entendre leur boucan... Tant pis pour eux…

3. Le lundi, 9 avril 2012, 17:15 par Marloute

@Akynou : oui! >Tu remarqueras que quand c'est moi qui n'arrive pas à dormir, je suis moins tolérante! Mais là.....