A un cheveu

 

Hier, je rentrais à pied vers chez moi.

Traverse une rue, dans les clous et au feu vert.

J’entends une voiture arriver à fond sur ma gauche.

Je tourne la tête et me jette en arrière.

Le conducteur- un jeune d’une vingtaine d’année, typé d’Europe de l’Est- me jette un regard fou et un sourire ( !) un peu dément.

L’engin me frôle presque et s’enfui.

Les passagers des voitures arrêtées au feu ont retenu leur souffle. Certains me crient qu’ils sont témoins, que ce chauffard est fou.

Moi je ne dis plus rien. Je finis de traverser, jambes tremblantes, je marche, je marche et  d’un coup je pleure, je pleure.

Quand je croise la voisine, je renifle encore.

Y. et R. ne sont pas là, mais ma voisine me remontent le moral.

Le soir, on en parle avec Y.

La vie ne tient parfois à rien.

Un carrefour, un chauffard, un cheveu.

 

Commentaires

1. Le vendredi, 18 novembre 2011, 06:34 par Elisabeth

Ces moments là sont terribles car on touche du doigt à quel point la vie tient seulement à un fil

2. Le vendredi, 18 novembre 2011, 06:48 par Valérie de haute Savoie

Je n'ai qu'un mot qui me vient put** ! Heureusement que tu as eu ce réflexe.

3. Le vendredi, 18 novembre 2011, 09:00 par Leeloolène

Brrrrrrrrrrrrrrr.......... quelle frayeur !!!!!!!!!!!!

4. Le vendredi, 18 novembre 2011, 20:12 par captaine lili

Oui, la vie tient à peu de choses... Heureusement, tu t'en tires avec une grosse frayeur.