De la venue de ma famille

Mes parents sont arrivés hier.

Ils sont arrivés avec un camion de 20m3, rempli de nos livres laissés des années durant à Lyon, un fauteuil, des bouteilles et des bouteilles de vin, une malle en osier datant de l’enfance d’Y., mais surtout, ils emmenaient avec eux une immense armoire en merisier, l’armoire de jeune fille de ma grand-mère paternelle, au beau bois blond pour notre cuisine.

Nous la transportons à quatre, avec le voisin du dessus venu en renfort.

Une fois installée, je bats des mains, virevolte autour, folle de joie : voilà de quoi ranger toute ma vaisselle et plus encore. Ici des nappes dans les grands tiroirs du bas, et là les grands faitouts en fonte.

Comment un meuble peut-il procurer autant de joie ?

Une fois le camion rendu, nous sommes partis ensemble chez la nourrice, récupérer R. Mes parents étaient impressionnés par les lieux : le hall d’immeuble sans vitre, la cage d’escalier défoncées, les boites aux lettres quasi inexistantes, les ordures et ces jeunes gens qui font le guet, interceptant toute personne étrangère qui pourrait empêcher leur deal.

Mais ils ont été rassurés une fois au 7ème. Le couloir est propre, les poussettes rangées attendent sagement le retour des parents.

L’assistante maternelle est qualifiée, gentille et généreuse. Elle pâtit de la réputation de l’immeuble, mais fait du bon travail, et les autres parents en sont touts contents.

R. ne les a pas quittés du regard.

Elle n’a pas vu ses grands parents depuis des mois.

Est restée coite, ses yeux bleus agrandis par l’étonnement de voir ces deux inconnus qui cherchaient le contact. Mais elle ne s’est pas démontée, et après quelques minutes de timidités, a engagé une conversation dans son langage à elle, un charmant gazouillis sans queue ni tête, ponctué de cris et de claquement de langue.

Très vite, une fois rentrés, elle a joué, les entraînant à sa suite, leur désignant les objets qu’elle connaît dans son langage, ravie de leur coopération, enchantée d’être au centre de l’attention du monde.

Je suis heureuse qu’ils soient là tous les deux. Grâce à leur présence, nous avons pu avancer encore dans nos travaux. Fait du mortier cet après-midi, bouché des trous, passé un durcisseur qui nous permettra de mettre sur le sol les lames de vinyles qui viendront unifier l’entrée et le début de la cuisine.

J’ai préparé une pintade à a bière ce midi, et ce soir un gratin de courge, pendant que mes parents sont au spectacle.

Je suis vidée, fatiguée. Ne vais pas tarder à me coucher.

Mais quel bonheur de les voir là !

Commentaires

1. Le dimanche, 30 octobre 2011, 14:41 par christrine

très bons moments en famille
profites en bien
bon dimanche
christine