De retour chez eux

Ce matin, je me suis réveillée dans la petite chambre du haut, chez mes parents.

Je n’y suis pas revenue depuis Noël, où je m’étais enfuie, harassée de fatigue, mon nourrisson sous le bras.

Me voici revenue, et en quelques heures, mon moral décline.

Ma mère est tendue, et je sais que je dois faire profil bas.

Je suis chez elle, c’est elle qui décide.

Mais je me rebelle un peu, et je sens que je la blesse, par mes remarques, alors qu’elle ne le mérite pas. Mon père est redescendu de sa montagne, et leurs engueulades/propos acerbes ont repris. Je ne supporte pas ça non plus, moi qui n’imagine un couple plus qu’harmonieux et roucoulant.

Bien sûr, le jardin est magnifique, le regard porte loin vers l’horizon sur la colline boisée en contrebas, les lilas et les glycines sont en fleurs, et le vent transporte jusqu’à la table dressée dehors des bourres blanchâtres des peupliers. Bien sûr, R. est ravie d’être ici, dans la nature, où ses gestes progressent et s’assurent à pas de géants.Bien sûr, mes parents sont contents, de me voir, de la voir, leur unique et première petite enfant....

Mais je déprime. Sans voiture, dépendante des autres pour les transports, je tourne en rond alors que je suis là depuis moins de 24h.

Je repense à Paris, mon déménagement si rondement mené : de 14h a 18h, pas une minute en plus, et cet apéro gigantesque en terrasse dans la lumière du soir qui a suivi, et nos amis ravis.

Et me voilà ici, sans même mes sœurs pour éviter le tête à tête pesants avec mes géniteurs.

Et Y. me manque, moi qui le vois si peu….

Hum.

Tant pis pour la peinture non finie, mon bébé et moi ne pourrons pas rester longtemps, je crois.

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Commentaires

1. Le mardi, 26 avril 2011, 20:14 par

Bravo, bravo pour ce déménagement si efficace. Que c'est doux de pouvoir avoir confiance en ses amis. Quant aux parents... Je reviens de dix jours entiers passés chez mes grands-parents AVEC mes parents, et je suis littéralement épuisée. Ce n'était pas du tout des vacances comme leur nom l'indiquait pourtant. Je n'ai qu'une envie, m'enterrer pour trois jours et dormir. Je vous embrasse bien fort, et je pense à R. parmi les autres fleurs.

2. Le mardi, 26 avril 2011, 23:04 par clem

courage Marloute!! Essaie de tenir le coup en pensant à votre santé à toutes les 2! Que j'aurais aimé être là pour votre déménagement! Où avez-vous fait cet apéro géant? Hâte de voir votre appart. Je viendrai le voir avec un masque de chantier vissé sur le nez! ;)

3. Le mercredi, 27 avril 2011, 18:56 par Marloute

@ Pauline : tien je pensais à toi à l'instant! As tu vu ce petit court métrage dont je t'ai parlé?

@ Clem : on a fait ça au petit navire, le bar en face de l'appartement, c'était biiiiieeennn, j'ai trop hâte de rentrer et de te voir, mais les peintures sentent encore trop fort, reste chez toi!

4. Le dimanche, 1 mai 2011, 07:18 par Valérie de Haute Savoie

C'est assez pareil avec ma mère. Il lui faut très peu de temps pour ne plus me supporter heureusement mes parents sont encore très amoureux.