Un peu peur.

Y. va sans doute partir. Alors que je le harcèle depuis quelques jours pour qu’on prenne enfin nos billets pour rejoindre Leeloolène, il m’a expliqué hier qu’il ne pouvait pas s’engager pour l’instant car il ne sait pas où et quand il devra partir pour son travail. Tout son service est en reportage, ils ne sont plus que deux à ne pas être partis, et il faudra bien relever les collègues. Lybie, Côte d’Ivoire, je ne sais pas encore.

J’ai peur. Un peu. Comme toujours.

Je suis une très grande peureuse.

Une heure de retard le soir sur son arrivée promise et j’imagine de suite le pire. Un accident de la route, un arrêt cardiaque, que sais-je. Mon imagination va plus vite que le vent.

Alors un pays en guerre….

Je crois que s’il part, je suspendrais mon souffle jusqu’à son retour.

 

Commentaires

1. Le dimanche, 6 mars 2011, 19:47 par captaine lili

Ce n'est sûrement pas de tout repos d'aimer un reporter...
Et je connais l'imagination qui s'emballe... J'essaie de me dire que s'inquiéter avant de savoir ne change rien : s'il doit se passer un truc pas drôle, ça se passe...

2. Le dimanche, 6 mars 2011, 19:58 par clem

Pour le voyage chez Leeloolène, pas grave, tu iras seule avec R.! Mais d'ordre général, je comprends... tu sais, on s'inquiète tous! le mien n'est pas reporter et pourtant quand il a du retard non prévu, mon imagination s'emballe tout autant!
Tu n'as pas répondu pour ta recette dosée au bicarbonate de soude!

3. Le lundi, 7 mars 2011, 08:41 par Anne

Le propre de l'amour, non ?

Etre amoureuse rend insouciante, aimer rend inquiète, parfois, un peu souvent...

4. Le mardi, 8 mars 2011, 07:34 par Clara

Oui j'imagine bien ta peur, tes frissons...il n'y a rien à faire contre ça...
Mais j'imagine aussi ta fierté, d'aimer un reporter, de l'entendre raconter pour des milliers de gens l'actualité, d'avoir un homme qui fait un métier qui le passionne...
Et lui, il n'a pas peur?