Le livre

J’ai pris deux jours de RTT, pour reposer un peu mon dos qui supplie chaque jour un peu plus.
Il est un peu plus de 17h, je termine la lecture du livre de mon ami R, commencé ce matin.

Je suis une des rares à avoir une copie, avant que cet étrange enfant ne parte chez les éditeurs parisiens.
Pendant ma lecture j’ai pleuré deux fois, un peu en amont dans l’après-midi. 

J'avais soif, mais n'arrivais pas à m'interrompre pour seulement aller boire.

Une dizaine de pages avant la fin, mon téléphone sonne.

C’est lui qui appelle.

J’ai encore des sanglots au creux de la gorge mais je décroche.

Si je le souhaite, on se voit demain, au bar’Ourcq, ou ce soir, à Ménilmontant, pour un improbable concert où il veut m’entraîner. Je voudrais parler de ce que je viens de lire, mais les mots ont du mal à sortir, moi qui suis d’habitude intarissable. « Ne me dis rien, ne me dis rien, on en parlera quand on se verra hein ? »

Il a peur.

Cette trouille des auteurs quand ils font lire leur prose pour la première fois, mais moi je suis rassurée.

Je sais que ce livre est si beau qu’il trouvera forcément un éditeur, sur la petite dizaine de sorties papier qu’il m’a demandé d’imprimer chez mon employeur capitaliste.

La Capitale saura accueillir et reconnaître l’enfant Miribellan, ses histoires de voies ferrées, de nationales et d’une famille à part.

En attendant l’heure de décoller de chez moi, je prépare des muffins sucrés avec un brugnon trop mûr.

Longtemps, l’histoire me trottera dans la tête, comme une rengaine, dont on n’arrive pas à se défaire.

Quel livre !  

Commentaires

1. Le vendredi, 30 juillet 2010, 09:32 par Leeloolène

Tu me tiens au courant dès qu'il sort !! :)

2. Le vendredi, 30 juillet 2010, 12:53 par Fauvette

Tu nous en reparles à sa sortie hein ?

3. Le vendredi, 30 juillet 2010, 15:42 par Marloute

Leeloolène et Fauvette : oui, on a un peu de temps devant nous, il faudra entre 6 et 12 mois avant qu'il ne soit publié, si tout va bien ! Je croise les doigts pour lui, sans m'inquiéter vraiment...