De retour

A 9h15, sortie du laboratoire d’analyses médicales, je suis dans les halles de mon quartier, en train de siroter un café noir au comptoir du bar.

15 jours sans café (les Turcs boivent du çay, un thé qui se boit sucré, à longueur de journée et j’ai fait comme eux) m’avaient rendue tristoune, et je me rattrape ce samedi matin avec un bonheur non dissimulé.

Un homme au visage marqué boit un vin blanc.

Des habitués passent, demandent à jeter un œil au journal le Parisien. Il n’a pas été livré. La serveuse plaisante avec chacun. Un troisième vient demander à lire les titres. L’homme au vin blanc se lève : « Bon bhin je vais te le chercher le Parigot moi. C’est combien déjà ? »

Dans le bar on hésite.

Certains disent 95 centimes, d’autres un euro. « Bon donne voir deux euros ça devrait aller ».

Je termine mon café.

Sur mon dos, le sac pour les courses. A l’intérieur une liste qui me fait saliver : taboulé à la menthe, maquereau frais, salades composées et smoothies bananes.
Les courses faites, je m’achète deux bottes de pivoines, avant que la saison ne soit terminée. Qu’est ce que j’aime ces fleurs !

Un pain au chocolat pour Y. qui fait le ménage dans l’appartement et le week-end peut commencer.