Les copines

Tout compte fait, je suis allée à petits pas sur la terrasse du Lou Pascalou, dans le 20ème arrondissement.

Bu des mojitos sans alcool, c’est frais, c’est bon.

Ecouté L. qui n’a pas d’amoureux et se plaint. Elle ne veux pas non plus faire de fête pour ses 30 ans et a même les yeux mouillés rien qu’à l’idée de l’évoquer. Je ne sais pas quoi faire pour elle. Pauvre L. !

Puis G. est arrivée, avec une copine à elle, monteuse aussi pour le cinéma. A trois, nous avons essayé de remonter le moral de L., mais rien n'y fait. Heureusement, L. garde son humour noir, et sait nous faire sourire à nous raconter ses malheurs.

On a donc quand même bien ri, à se raconter des bêtises, à enquiller les tournée, à décider à 22h qu’on ferait bien de manger sur place, avant de se séparer au métro avant minuit.

Y. rentre dépité.
J’embrasse ses paupières, le bout de ses doigts, une mèche de cheveux.
Rien ne le déride, Lyon a perdu, il est bien triste.

Nous sombrons tous deux dans le sommeil.