Les joies du couple

Y est revenu hier soir, pour deux petits jours.

On ouvre une bouteille de Cerdon, un vin du Bugey rosé, pour l’occasion. On se fait des tartines de terrine de langoustine. Le rythme des matinales le fatigue et nous ne sortons pas. J’avais prévu un second plan, avec R., au cas où mon compagnon s’endormirait avant mon retour. Je serais sortie à la Flèche d’Or pour une soirée Léonard Cohen puis j’aurais terminé la nuit dans une fête quelconque, chez quelqu’un, suivant R. et son appétit de sortie.

Au lieu de cela, j’étais aux anges de retrouver Y. Ce matin, je me suis levée aux aurores. J’étais heureuse de passer la journée avec lui et l’embarquer dans mon rythme. Le pauvre a du subir une matinée harassante de courses diverses et variée. Il a été obligé de m’offrir un cyclamen d’un fushia profond pour que je supporte à nouveau un semaine d’absence. Puis je l’ai entraîné chez le merveilleux fromager de la rue des Moines. J’ai choisi un fromage, goûté un Ariège, du temps de ma rencontre avec Leeloolène, il y a 12 ans maintenant, un Couserans fondant et merveilleux. Puis nous nous sommes arrêtés devant un restaurant de poisson, envieux mais conscients que c’était trop cher pour nous, avant que je l’entraîne dans une poissonnerie. Nous ferons le restaurant de poissons chez nous !

Après une énorme orgie de moules, j’ai expliqué à Y. que je n’attendais que lui pour faire l’énorme laverie.
Pendant que lui, dans son foyer jeune travailleur, lave consciencieusement ses habits, moi j’attends son retour en utilisant une quantité monstrueuse d’affaires. Toute ma garde robe y est passée, depuis que je travaille en entreprise (6 jours exactement)…

Après une éreintante laverie, Y. lit au soleil le Plan B, une revue alternative de gauche. Moi je lis mon livre sur les pesticides (Révélations sur un scandale français) et je n’ose plus manger une pomme.

Revenus à l’appartement, je sors nos draps à la fenêtre, leur fait prendre une gorgée de soleil. Je passe le balai pendant que Y. fait une très longue vaisselle et je ramasse tous les mouchoirs usagers que j’avais dispersés autour du lit. Une semaine de maladie et je ne veux plus qu'il n'y en ai une seule trace....Il est 19h, et je vais encore traîner Y dehors pour aller voir les copains. Il le sait et se terre dans son fauteuil.

Je suis si heureuse de son retour que je pense qu’il va finir par m’enfermer dans un placard pour aller faire sa petite vie, tranquille.
L’enfer conjugal…

Commentaires

1. Le samedi, 25 août 2007, 22:39 par captaine lili

:-)
(super ton idée de voyage dans sa ville ! je tenterai l'expérience quand je serai de retour à Lyon, en attendant, c'est balade à Paris au fil des envies...)

2. Le dimanche, 26 août 2007, 14:47 par Marloute

Cool, ma petite soeur vient d'arriver,
on va acheter des livres au parc Georges Brassens!

3. Le lundi, 27 août 2007, 14:54 par Thomas

Soirée Leonard Cohen à la Flèche d'or ? Rhaaaargh mais pourquoi, pourquoi, pourquoi étais-je à New York à ce moment-là ?

4. Le lundi, 27 août 2007, 19:57 par Marloute

Ahaha Thomas.
:(
Tu me copieras 100 fois "J'arrête de donner envie à mes petits camarades bloggeurs"
Na ;)