La loose, suite

La loose, c’est de partir en catastrophe s’acheter (avec les sous de monsieur-le-jeune-homme-qui-partage-mon-pain) un pantalon à peu près cintré et une chemise blanche.
La loose, c’est de se stresser à mort avant un entretien dans le 16ème dans une agence de standardiste. De se rendre compte alors qu’on est à quelques mètres de l’agence, qu’on a coordonné un pantalon de couleur noire avec un haut de tailleur bleu marine, et qu’à la lumière ça se voit.
De prier pour qu’il y ait une panne d’électricité dans l’agence sinon, ils vont vous rire au nez et vous jetez des cailloux.

La loose, c’est quand, après l’entretien d’embauche qui se passe plutôt bien, de devoir faire un test de standard et en 5 minutes de se retrouver avec 22 personnes en attente, une collègue furieuse, des erreurs de numéro et des raccrochages au nez (si vous faites partie des gens à qui j’ai raccroché au nez ce jour là, je suis encore désolée)

On m’a raccompagné dehors avec le sourire et la directrice a fermé la porte à clé derrière moi pour être sure que je ne cherche pas à renter de nouveau pour postuler.

Puis l’après midi, j’ai passé un deuxième entretien, avec un gars laconique qui m’a dit « Donnez moi envie de vous embauchez comme hôtesse d’accueil » J’ai pas vraiment répondu, juste fait un vague sourire niais pour dissimuler mon envie de rigoler. J’avais envie de dire beaucoup de choses (la vérité notamment, que j’ai besoin de sous, que je fais une analyse) et je ne me voyais pas dire « J’adore l’accueil, j’adore ce boulot, c’est le rêve de ma vie….) J’ai donc souri bêtement et le mec a compris.

Ce matin, j’ai repassé un test de deux heures dans une entreprise d’accueil plus sérieuse.
Mais en rentrant chez moi, quelque chose s'était cassé. Ce n’est pas ça. Je dois pouvoir bosser différement, pour quelque chose plus dans mes compétences.

J’appelle R. pour qu’il me remonte le moral (je n’appelle jamais mon copain dans ces cas-là, chacun son rôle) et c’est par lui que revient la « Win attitude ». Il me dit de postuler pour un plan que lui a refusé. Il me dit que je ne suis pas faite pour ce genre de boulot et tant pis, et tant mieux. Il me dit que je dois me battre pour ce que je sais faire et le faire bien et le faire à fond.

15h. Je viens de terminer une proposition de piges pour 30 Milyons d’am*is. Je l’envoie, même si je sais que la rédactrice en chef est en vacances. J’ai retrouvé le sourire, j'ai retrouvé l'attitude du pigiste battant.

Commentaires

1. Le vendredi, 10 août 2007, 17:34 par Akynou

Il faudrait que tu fasses une formation de SR. C'est facile de trouver des remplacement et c'est nettement mieux payer que l'accueil (et même que les piges parfois).
Et ce sera dans ta branche. Par contre, interdiction de postuler dans les journaux dans lesquels tu veux piger car sinon, t'es grillée.
Sinon, il y a aussi les éditeurs de presse professionnels, ça paie vraiment bien, parfois le double de la presse normale. En SR ou en pigistes. Ils ont un annuaire. Ça, c'est vraiment du lucratif.

2. Le vendredi, 10 août 2007, 18:20 par Marloute

C'est marrant, j'étais en train de loucher sur les éditeurs en presse pro, sur le tout nouveau, tout beau Guide de la pige (vert fluo)

Pour la formation de SR, j'en parlais avec mon copain hier. Il me disait que je trouverais des idées d'articles en faisant du SR. J'y réfléchis aussi...J'avais eu une formation de SR à l'école, mais trop rapide, par contre, la nana était vachement bien, une de feu Le Monde Initiatives....

3. Le vendredi, 10 août 2007, 21:02 par captaine Lili

c'est quoi "SR" ?

4. Le vendredi, 10 août 2007, 21:43 par Marloute

Du vocabulaire, du vocabulaire!

Le SR est un journaliste spécialisé en secrétariat de rédaction. C'est lui qui est chargé de relire, de vérifier les informations, de reprendre le texte quand il est mal écrit, ou ou trop long.

5. Le vendredi, 10 août 2007, 22:33 par Akynou

Et de le mettre en page. C'est ma spécialité. Je vérifie et retravaille le texte des autres pour faire qu'il soit au top pour les lecteurs. Je connais tous les dessous de mes confrères, toutes leurs faiblesses et heureuselent aussi, toutes leurs richesses :-)

Dis donc ta nana du feu monde Initiatives, elle s'appelait comment ?
Cela dit, je peux aussi te faire des session de ratrappage, sur le fond du métier, c'est pas trop difficile, par contre, il faut absolument que tu apprennes à travailler sur In design

6. Le samedi, 11 août 2007, 14:44 par Marloute

Je t'ai répondu par mail Akynou!

7. Le mercredi, 15 août 2007, 21:53 par Fauvette

Akynou a raison, travaille dans ta branche, tu as un métier, tu peux l'adapter. (Oublie l'accueil et autres, cela ne sera que frustrations pour toi). Si je puis me permettre ce conseil, hein... Bises Marloute.