Le vendredi des berges du Rhône

Vendredi.






Je passe l’après midi avec une amie, S. et le Capitaine. L’amie retourne travailler après notre pique-nique improvisé.
Je reste avec le Capitaine. On se promène sur les toutes nouvelles berges du Rhône. Il fait chaud. On discute longtemps, de travail littéraire surtout, de la vie d’avant, du collège aussi.
Puis je rejoins Bellecour. Je passe chez Decitre. Je leur demande s’ils ont mon livre. Le vendeur n’a pas besoin de chercher dans sa base de données. A peine ai-je dit le nom qu’il s’empresse d’aller me le chercher. Il m’apprend qu’il n’en a pas encore vendu. Je suis un peu déçue. Mais c’est normal, qui irait spécifiquement chez Decitre pour l’acheter ? Il parait que mon livre se vend bien sur Internet. Je suis un peu plus rassurée…

Puis l’ex colocataire de mon copain me retrouve. On boit des bières fraiches sur une terrasse. Mon copain nous retrouve, nous allons sur les quais de Saône, boire des bières encore, et manger anglais, dans un pub qui a des brumisateurs sur la terrasse. Des amies filles nous rejoignent. Nous sommes une petite bande. Echauffés par l’alcool, par le bonheur d’être ensemble, on parle de plus en plus fort, on pique des fous rire.
Un autre ami nous appelle.
Il y a une fête quelque part, sur les Pentes.
On rejoint l’anniversaire.

Un rez-de-chaussé. Je rentre par la fenêtre. Ne lâche pas de la nuit une bouteille de 1664. Je suis heureuse sans être totalement ivre. Je flotte.

La population de l’anniversaire est constituée d’anciennes connaissances, de nouveaux, des militants. On se jette de l’eau dessus, dans la pièce surchauffée. Les gens chantent des chansons canut, qui se perpétuent au-delà des générations.

Notre petite troupe rentre vers 4 heures, épuisée et assoiffée d’eau fraiche. C’est une cuite d’amour. Une cuite des retrouvailles, des lyonnais restés à Lyon et de ceux partis à la Capitale. Des amis séparés, qui sont heureux de se revoir, et refaire la fête. Pour combien de temps encore ? Quand nous auront tous des enfants, quand la vie nous aura changé, nous ne ferons pas les même choses, nous vivrons des choses différentes et notre vie de jeunes insouciants sera alors derrière nous.

Commentaires

1. Le lundi, 30 juillet 2007, 16:13 par captaine Lili

c'est drôle, je lis et je me dis "on est si différentes"... je n'ai pas ta noslagie, pas la même jeunesse non plus, c'est sûr... L'insouciance de la vie ? je l'ai perdu il y a si longtemps...
Mais j'ai été ravie de parler travail littéraire avec toi. Ton livre chez Decitre ? Même sans être vendu, c'est chouette ! j'adorerais que le mien y soit... (mais comment fais-tu pour oser demander ton propre livre ? :-) )

2. Le lundi, 30 juillet 2007, 16:17 par Marloute

hehhheehé, c'est parce que je n'étais pas vraiment sûre qu'il y était!
Je l'ai vu sur internet... mais je n'y croyais pas vraiment, jusqu'à ce que j'aille à Lyon. Je ne sais même pas où il y a un Decitre à Paris... Il parait qu'il est chez Auchan aussi... mais ce coup-ci, je ne me déplacerais pas!

3. Le lundi, 30 juillet 2007, 18:22 par captaine Lili

y'a pas de Decitre à Paris, c'est une enseigne purement lyonnaise (et région...) ! :-)