S'accorder au temps




Ils reviennent les pique-niques !
C’est la deuxième de la saison, alors que l’on est encore au mois d’avril ! Je cherche des recettes un peu originales. Pour ce soir, ce sera tarte aux légumes ou une gougère au fromage, si j’en ai le courage. Mais pour les autres repas improvisés, j’aimerais innover….
Les jours passent et ne se ressemblent pas. Je rédige mes fiches animaux, une partie à la bibliothèque, une partie chez moi. J’ai peur du retour de l’éditeur, qu’il trouve que tout compte fait, l’humour n’est pas présent comme il le souhaitait, qu’il faille faire parler les photographies plus que je ne le fais…
Pas de nouvelles de mon livre depuis le Bon à Tirer. Je me demande ce qu’attend l’éditeur pour le sortir… la fin des élections peut-être, quand l’esprit des gens sera moins occupé ?
Lundi, je pars faire un micro trottoir avec un photographe, pour un magazine. Je redoute l’exercice, qui ne s’apparente de que de manière très éloignée au journalisme que je pratique.
Ma mauvaise humeur perdure, et mon sentiment de détresse. Il y a des jours comme ça… Je ne cherche pas du tout à « faire face », à « assumer ». Je profite des moments d’accalmie pour travailler, puis je retourne me blottir, devant des séries américaines prêtées par des amis, ou mes BD chéries. J’ai lu un nouveau Jiroguchi, Un ciel radieux.
Un beau moment de poésie, et de réflexion sur la mort.

Commentaires

1. Le samedi, 14 avril 2007, 14:57 par la quiche

Rien à redouter du micro-trottoir - hormis le fait (comme tu le soulignes fort justement, et ce, à peine entre les lignes) que c'est un exercice bien peu
"journalistique"... mais que les rédacteurs en chef en particulier aiment bien commander car cela évite de trop se casser la tête sur un angle ou quand il y a un trou à boucher. Rien à en redouter car c'est un exercice facile - et qui présente même l'avantage d'être amusant... en radio, mais moins en presse écrite (raison supplémentaire pour l'appeler micro-trottoir). Mais il y a effectivement des motifs bien plus subtils pour un journaliste d'arpenter le trottoir. Cela dit, les lecteur/auditeur/téléspectateur aiment cela, alors, en ces temps de forums participatifs ;-)
Pour le reste...

2. Le samedi, 14 avril 2007, 17:48 par Leeloolene

Serions nous tous les trois "confrères" ?

Ce qui m'exaspère par dessus tout dans les micro-trottoirs c'est la neutralité des propos. Suivez mon regard vers le quotidien le plus en vogue actuellement. On en prend trois : oui / non / peut être... au moins tout le monde s'y retrouve, tout le monde se sent touché, et chacun se conforte dans l'idée que son opinion est la bonne.

Ca rejoint de toute façon, la montée en puissance des émissions de "libre-parole" (et pour le coup je pense à celle du soir d'Inter) où l'on fait d'un quidam une source de savoir et de bonne-parole.

La médiocrité et l'absence de prise de position... voilà ce que cela m'inspire.

(Bien sûr je généralise et amplifie...)

Allez Marloute ! M'écoute pas ! C'est très sympa les micro trottoir... mais plus en son et/ou en vidéo :)

3. Le samedi, 14 avril 2007, 21:22 par captaine Lili

"les jours passent et ne se ressemblent pas" c'est une bonne nouvelle, non ? :-)
T'en fais pas pour le délai apres le Bon à tirer... moi, je n'arrivais tellement pas à croire que c'était possible que mon livre soit édité que tant que je ne l'ai pas eu dans les mains, j'ai pense qu'il y aurait une embrouille... j'en suis à 200 exemplaires vendus ! hi hi !!!
Dis toi que tu fais plein d'experiences : le livre, les fiches animaux pour la jeunesse, le micro-trottoir... le purement journalistique, ce sera pour demain !!! :-)

4. Le samedi, 14 avril 2007, 23:33 par la quiche

Oui, Leeloo, il est hautement probable que nous soyons tous les trois confrères, avec Marloute :-(
Contrairement (visiblement) à toi, j'apprécie les émissions que tu appelles de libre parole. Modèle du genre (tant en qualité qu'en ancienneté) : "Les auditeurs ont la parole" sur RTL. Le "quidam" s'y exprime librement, n'étant interrompu dans son élan que s'il dépasse certaines bornes (le racisme en particulier). Ainsi, l'auditeur des "Auditeurs" au premier trimestre 2002 (j'en étais) pouvait-il subodorer la possible présence de Le Pen au second tour de la présidentielle. Mais pas l'auditeur de France Inter. Idem pour le référendum européen du 29 mai 2005.
Le quidam doit être entendu - et pour cela, il est bien de lui donner du temps d'antenne - mais il ne doit pas pour autant remplacer le journaliste car il n'a pas sa "compétence" pour traiter l'information. Le problème des médias (p.e. TF1 avec son J'ai une question à vous poser) est que, pour contrebalancer des années à ignorer ce quidam, on décide tout d'un coup de lui offrir une libre antenne.
Rrrrrr. Mon esprit se brouille car il est tard et je suis parti pour disserter des heures sur ce thème passionnant... Alors j'en reste aux grandes lignes, au hors d'oeuvre, et y reviendrai une autre fois.
Inch'Allah !

5. Le dimanche, 15 avril 2007, 15:22 par Marloute

Chers confrères de plumes;
(Oui, c'est vrai pour les trois présents, sauf que certains utilisent aussi la vidéo et la radio dans leurs pratiques respectives).
Je pense comme vous qu'il ne faut pas s'inquiéter, que tout se passera bien. Néanmoins, je vous ferais un compte rendu après le micro-trottoir, car j'ai de sérieux doutes.. On verra!
PS : La Quiche. Quand montes-tu ton blog? Après les présidentielles? :)