Une matinée

Ouiiiinnnn, tous les médias sont en train de reprendre l’information sur le frelon.
Je désespère de vendre ce sujet. J’aimerais bien, mais quand on touche à l’actualité, un pigiste se fait rapidement doubler de tous les cotés, et personne ne peut réellement être plus rapide que les journalistes en place.
Hier, RFI, RFO reprenaient l’info. Ce matin, elle est dans le Monde (...bizarre, après mon envoi?, non, je rigole, ils ont très bien pu envoyer leurs propres journalistes) Je crois que je suis un peu condamnée à mes sujets « magazines », mais c’est rageant, parce que dès que j’ai une bonne info, j’aimerais bien pouvoir partir en reportage directement.
J’ai un autre choix. Je pourrais aussi appeler un photographe, et partir avec lui faire des photographies de ce frelon, ou en reportage. Mais ce n’est pas gagné. Il faut bien peser le pour et le contre : qu’est ce que je laisse derrière moi ? Quel boulot à faire ? Qu’est ce que j’envisage de faire ? A qui je suis sûre de vendre le papier ? Que de questions.

Ce matin, j’ai du me rendre à une réunion de l’ANPE. (Oui, je suis journaliste, mais Précaire) arrivée à 10 h pile dans le fin fond du 13ème, loin de tout métro. La salle de réunion est quasi pleine de gens comme moi, dont le nom de famille commence par un C. Et quand on me dit que c’est une réunion pour trouver un CDI ou CNE, je lève la main : « Excusez moi, je ne cherche pas de CDI, je voulais savoir si cette réunion me concernait ? Heu, Que faites vous ? Je suis journaliste pigiste. Ah, oui, bhin non, effectivement, les journalistes pigistes ne sont pas pris en compte par L’ANPE »
La bonne blague. Et voilà, 10h40, je bois un café avec une amie journaliste, à coté du parc Montsouris. La vue porte loin, les oiseaux rivalisent de chants d’amour et de guerre. Une demie journée de travail gâchée, mais je rigole avec la copine. Il ne me reste plus qu’à reprendre mon RER pour rentrer « at home », et retravailler….