Travail journalistique

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mercredi, 16 novembre 2011

Du mieux

Je me suis inscrite il y a quelques semaines pour participer au jury de prix littéraire de la librairie de notre ancien quartier.

J’ai lu le premier roman de la liste Le système Victoria, d'Eric Reinhardt. C’est un pavé que j’ai eu du mal à finir, tant l’histoire s’étirait comme un chewing-gum. Je n’ai pas aimé du tout et je renâcle à commencer le prochain sur la liste.

 

Ce soir, je suis plutôt sereine.

Y. et R. vont mieux.

Le soir, je suis épuisée mais rassurée : tout tourne bien malgré tout, les finances remontent (enfin !) après les mois de congé parental non rémunérés, le boulot n’a jamais pâti du retard (au contraire !) mon chef a l’air content de moi. Avec Y. nous avons essayé ces derniers temps de voler des moments à deux : cinéma, bal ( !), coups dans les bars, restaurant.

Dans dix jours, nous fêterons nos 10 ans ensemble.

 

10 ans.

Quelle petite fille il a rencontré il y a 10 ans !

J’avais 20 ans, j’étais un bébé. Tout au plus une enfant à peine sortie de l’enfance.

Mais non, j’avais bourlingué, enchainé les amants, eu de longues histoires, je voulais du sérieux.

Et pourtant, en le rencontrant, j’ai su que c’était Lui. C’est bizarre de se dire ça avec le recul. Ca aurait pu être n’importe qui, mais c’est tombé sur lui, cet étudiant en histoire qui voulait devenir prof, à défaut d’avoir eu le courage à l’époque de s’opposer à ses parents et d’être comédien. Moi je me rêvais grande reporter animalière.

 

Je n’ai pas vraiment d’idée, mais je dois trouver un restaurant romantique où l’emmener (ce sont les mecs qui s’occupent de ça normalement non ? )

 

Forte de ces impressions comme quoi tout va bien pour moi, j’ai décidé d’envoyer un mail à la DRH, pour solliciter un rendez-vous et faire le point avec elle.

 

Depuis, je guette ma boite, aux aguets, attendant sa réponse.

mercredi, 26 octobre 2011

Du bon stress

J’adore tellement mon travail que c’en est presque gênant.

J’arrive le matin la tête bouillonnante : des idées d’articles, les choses à faire de ma journée, ce que je dois gérer à très court, court, moyen et long terme.

J’adore l’idée de papillonner d’un article à l’autre, de caler une interview, lire un livre l’après-midi sur un sujet que je prépare, rédiger un plan ou vérifier les infos d’un papier avant de le faire partir en relecture.

Pendant longtemps j’étais plutôt malheureuse et besogneuse, n’ayant pas trouvé ce qui me faisait vibrer, ni le cadre dans lequel je serais épanouie.

Je sais que je n’aurais pas cette chance toute ma carrière.

Mais je compte bien en profiter encore un peu ici avant de changer.

 

vendredi, 21 octobre 2011

Tranquille

Hier matin, à un cheveu près, Y. repartait en Lybie.

Le soir, il est arrivé tard.

Nous avons quand même rattrapé notre retard sur cette série si géniale, que Leeloolène nous a fait découvrir il y a combien ? 4 ans déjà ?

Nous recommençons un magazine.

L’ambiance est plutôt tranquille à la rédaction.

Certains vont partir en vacances, d’autres font du rangement.

Tout est calme.

 

 

mercredi, 12 octobre 2011

Mal à la tête

Je fais du rangement à la rédaction.

Classe les livres jeunesse.

Range mes papiers.

Remplis la poubelle.

 J’ai pondu deux articles de 12 000 signes en quatre jours et je suis fatiguée. Le numéro est presque bouclé.

Mal à la tête, envie de changer d’air.

Nous avons tant de choses à faire !

Ici, j’ai l’impression d’être encore plus organisée que par le passé.

De ne rien laisser traîner, d’être diablement efficace.

Et je trouve encore le temps de parcourir Paris pour trouver des gens avec qui déjeuner !

Samedi, nous organisons une grande fête à l’appartement.

Nous avons invité 55 personnes.

Mais j’espère qu’elles ne viendront pas toutes !

Je vais préparer de grosses salades, des cakes et des tartines de pain ce samedi.

Et vous avez des idées de trucs faciles à faire/bon/vite préparés ?

 

 

 

vendredi, 30 septembre 2011

Du bon stress

Ce matin, je suis stressée.

Pourtant, j’ai marché une heure et j’arrive normalement au bureau dans un état de douce euphorie.

Mais ce matin… Je me prépare à animer une conférence lors d’un salon professionnel. L’exercice n’est pas nouveau certes, mais je ne l’ai pas pratiqué depuis longtemps, et j’avoue que j’ai toujours un peu le trac. Ce qui n’arrange rien, c’est qu’une web TV s’est mis dans l’idée de filmer les débats… et donc je stresse car j’ai peur de dire des bêtises devant la caméra.

Heureusement, ce matin Leeloolène était là. Cela m’a évité la boule au ventre et le fait de ne penser qu’à ça…

 

Là il faut que :

  • J’imprime des documents.
  • Je prépare mon speech de présentation.

Et au lieu de cela… je blogue !

 

Pensez à moi à 15h (heure du débat !)  

vendredi, 2 septembre 2011

Trop vite

Hier au soir, j’ai récupéré R. à 18h30 fatiguée et grognon.

Le temps de rejoindre la maison, il est 19h00.

Pas envie de se laisser déshabiller, pas envie de sortir du bain, chouinage répété pour un repas express, frottage des yeux intempestifs avec de la purée plein les mains, essuyage desdites mains sur pyjama propre.

Je l’ai couchée bien vite, l’endormant à mon sein, ce grand bébé de 10 mois qui n’en est bientôt plus un.

Je l’ai regardé dormir, toujours dans mes bras.

J’ai regardé l’heure. 20h.

Ainsi c’est cela.

Pendant plusieurs mois, on passe des heures et des heures avec son enfant, on marche, on gronde, on joue, on admire ses gestes, son habileté ou sa maladresse, et un jour, un jour, on ne la récupère que pour passer trois petits quarts d’heure avec elle.

Trois quarts d’heure pas rigolos.

 

J’étais si fatiguée.

Si tendue et si triste après ma journée.

 

Journée qui s’est d’ailleurs très bien passée. J’étais ravie de déménager mes affaires, ranger les livres, boire du café, ricaner, dire des bêtises d’une porte à l’autre.

Retrouver l’effervescence chère à ma boîte : il y a un communiqué de presse mais aucun journaliste à qui l’envoyer, il y a des réunions à prévoir mais personne n’a calé de date, il y a des comptes rendus à écrire mais personne ne l’a fait, il y a tout le monde ravi que je revienne pour reprendre tout cela en main.

Il y a aussi un stagiaire à trouver. Il y a les sous qui manquent et mon chef qui ne veut rien entendre quand on lui dit qu’on ne peut pas faire de miracle. Il y a un magazine à boucler en 10 jours, un retard abyssal qui n’étais jamais, jamais arrivé.

Alors....

J’ai ressorti mes stabilos, ma to do list et j’ai listé les priorités.

Et lundi, et les jours qui viennent, je vais tout donner, mais j’y arriverais.

 

Et le soir,

j’aurais quand même

un pincement au cœur,

quand ma petite fille toute énervée,

s’endormira trop vite,

sans que j’ai eu le sentiment de la retrouver.

 

mercredi, 31 août 2011

J-1

La douceur du drap. La chaleur de la couette. L’odeur de l’oreiller encore chaud de la présence de mon amour.

J’ouvre un œil, il est tard.

Ils sont partis tous les deux. Lui l’emmène chez la nounou et file au travail.

La chambre est finie, mais nous n’avons pas eu le courage d’enlever les bâches plastiques, de retirer les scotchs de masquage, de passer l’aspirateur, de huiler le parquet pour le protéger.

Je n’ai pas envie de le faire.

Ce matin, je me lève doucement, j'aère la chambre, fait le lit, caresse le chat, je mange une crêpe en buvant du café.

Puis je m'active, je passe l’aspirateur partout. Je lave le sol à grand eau et je regarde la serpillière devenir grise de toute la poussière de plâtre disséminée.

Quand j’ai fini le sol est rutilant.

Je vais me doucher longuement. Me vernir les ongles. Me parfumer et m’habiller.

J’irais au travail avec un carnet pour noter tout ce que me diras ma remplaçante de son travail d’une année. Et je ferais un détour par la maternité, saluer Clem et son nouveau-né.

La reprise approche et je me sens grisée.

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vendredi, 30 juillet 2010

Le grand tri

 

J’ai commencé il y a quelques semaines déjà, par des petites surfaces : le dessus du frigo, l’entrée, le coffre du salon.

Munie d’un grand sac en plastique, je prends quelques heures à quelques jours d’intervalles et je trie : les choses dont je veux me séparer, les livres que je pourrais revendre à la fête du livre de mon quartier, ce que je je jette car je sais que personne n’en voudra et moi non plus.

Les jours passent, je m’attaque à la grande bibliothèque, celle qui regorge de toutes mes paperasses, 5 ans de journalisme en piges chez moi : des dossiers de presse, des magazines auxquels j’ai collaboré, des archives sur des sujets que je pensais traiter et n’ai jamais pris le temps. Je jette toutes les archives qui ont servi à la construction de mon livre d’enquête. Je parcours mes cahiers de notes. Ils sont nombreux. J’y retranscris mes interviews, des contacts, des idées d’articles, des notes sur les endroits où je suis. Je jette toute cette pile. Tout cela ne servira plus et tant pis pour les bribes qui auraient pu servir. Les informations se retrouvent toujours quand on en a vraiment besoin. Je jette, je jette, un plein sac plastique. Quand j’ai finis, je contemple satisfaite, la place nette sur les grandes étagères.

Tout ceci se remplira bien vite à l’arrivée du bébé. Mais dans 39 m2, nous devrons nous organiser ! Quand le déménagement aura lieu, je n’aurais plus qu’à encartonner l’essentiel de l’essentiel, ce qu’il faudra vraiment garder, mes choses les plus chères, plutôt que d’avoir à refaire ce tri nécessaire après 4 ans de vie dans le même foyer.

Heureusement que nous ne déménageons pas demain, car je suis loin d’avoir fini !

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vendredi, 23 avril 2010

Voler à l'avenir

Déjeuner en terrasse ici, avec R., dans le 9ème.
On mange délicieusement salade moza’-pesto, onglet pommes de terre aillées, crumble aux pommes maison en se racontant nos vies.

Tous les mois ou tous les deux mois environ, nous faisons un point. Carrière, amour, relations amicales, créativité. Nous terminons le repas par une question mutuelle qui devient à force un rituel : « Dans tes rêves les plus fous, qu’est ce que tu voudras faire plus tard ? » Je réponds dans le désordre : être une mère qui joue beaucoup avec ses enfants, écrire dans une publication prestigieuse, être publiée comme romancière ou auteur, être rédactrice en chef ou chef de service d’un magazine ou d’un média.
Il me répond pêle-mêle : Publier quelques romans, trouver sa place à la télévision, avoir un rôle de quelques minutes au cinéma dans un film majeur, que le magazine dont il est rédacteur en chef prenne de l’étoffe et soit viable financièrement.

Nous nous séparons au métro et je rentre m’enfermer face à mon écran, galvanisée par ces paroles échangées.

Qu’importe ce que nous ferons.
L’important, ce sont ces moments magiques où nous volons des bribes de rêves à l’avenir.

jeudi, 15 avril 2010

Une journée.

J’ouvre un œil à 7h30.
Me rendors.
Le réveil sonne à 8h avec les infos, je l’éteints.

J’ai dormi 10 heures.


Y., qui m’a rejoints sur le coup des 2h, gémis : il encore sommeil.
Mais il est temps d’y aller.
Deux tartines avalées, j’ajuste mon manteau pendant que l'homme que j'aime tant est encore sous la douche. Je reçois un baiser mouillé, avec en prime ses joues piquantes d’une barbe de plusieurs jours : « Bonne journée ! ».
Me voilà dans la rue.
Il ne fait pas si beau, un soleil éteint entre deux passages nuageux. Je marche vite. Dans le petit parc à deux pas du bureau, je chausse mes grandes bottes new-yorkaises. Un cantonnier s’est arrêté de travailler pour me regarder – un fétichiste de la chaussure sans doute-il me suit des yeux tandis que je m'éloigne, avec un air rêveur.
Au travail, c’est une journée de bouclage. Les bouclages dans la presse magazine mensuelle s’étalent sur la semaine, le rythme n’est donc pas vraiment soutenu. Je gère des semis urgences, et imprime un plan sur Google Maps pour découvrir l’endroit où je vais déjeuner. Le rendez vous a été pris par mail, une série, que dis-je une avalanche de mails avant de réunir trois amies anciennes de mon école de journaliste. L’une est dans un hebdo parisien de niche, l’autre en presse quotidienne régionale, après des années de piges parisiennes. Rue Montorgueil, on discute longtemps, au Foodys, où les salades sont délicieuses. Les filles me parlent de San Francisco dont elles reviennent : elles sont allées voir une troisième copine de promo en poste là-bas, et elles me donnent envie à moi aussi d’habiter quelques temps dans cette ville.
15h, je reviens à mon poste.
Il manque deux actualités, je fais du « place pour place » : la maquettiste me dit ce dont elle a besoin en encombrement et je trouve deux brèves à écrire. Les derniers articles se bouclent. J’écris le sommaire. Demain, il faudra (enfin) faire la couverture, mais je ne suis plus concernée. Je commande des piges pour le prochain numéro, je regarde ce que je dois faire. En faisant des simulations de train et d’hôtel, je calcule combien coûtera le prochain reportage que j’aimerai faire. Peanuts. Ce sera facile à négocier demain avec le chef, du moins j’espère.
J’ai tout fait.
La journée était décidément minuscule.
J’attrape mon sac, file chez moi. J’envoie quelques mails. Dans moins d’une heure, je dois être sur les Champs-Élysées. C’est la soirée de lancement du magazine auquel je collabore une fois sur deux.
A l’arrivée, le lieu m’étonne. Un des plus anciens restaurant russe de Paris, à la décoration surannée. Parfait. Au bout de quelques heures, j’ai discuté avec des journalistes, des attachées de presse, des responsables communication, deux comédienne et une jeune femme metteur en scène.
Une faune de soirée commence à arriver.
Des boas, des bas résilles, des garçons maquillés, des danseurs homos américains, une très grosse femme, extravagante et belle, au décolleté vertigineux.
L’open bar est tellement sollicité qu’il n’est plus accessible depuis longtemps et la foule continue à grossir.
Il est temps de partir.
Je marche sur les Champs. Attrape le bus 31 et me laisse bercer jusqu’au nord du 17ème.
23heures, j’arrive chez moi. 
Y. est encore sur le pont.
Il fait un reportage en direct d’un aéroport à cause du volcan islandais.
Je ne sais pas quand il viendra.
Mange un bol de céréales en écrivant cette note et m’apprête à me coucher.
C’était un bon jeudi.

vendredi, 2 avril 2010

Comment se mettre au sport?

J’arrive au travail à pieds, entre deux giboulées.
J’ai pris cette habitude depuis début janvier, cela fait partie de mes bonnes résolutions du début d’année.

J’aime bien cette marche, d’une heure et de 4 petits kilomètres, qui me permet de décompresser avant le début de la journée. Je cherchais vainement au mois de décembre un moyen de lutter contre le stress intense de mes journées, des articles qui s’enchainaient, des urgences à gérer. Et j’ai trouvé. Une heure de marche chaque matin, qu’il pleuve, neige ou vente.
Je traverse le 17ème, admire la lumière sur les beaux bâtiments, les immeubles ouvragés, je sens les odeurs délicieuses des boulangeries, je traverse des parcs, salue les étourneaux, corbeaux et autres canards colverts qui se dandinent lentement en cherchant des vers ou dorment, le nez dans les plumes, sur le gazon trop vert.
En janvier, quand je partais, les lampadaires étaient encore allumés. Aujourd’hui, le soleil est souvent largement levé, sauf ces jours-ci où il pleut et le ciel est bouché. Quand j’approche des bâtiments de bureaux de Levallois où je travaille, je m’arrête dans un parc, enlève mes chaussures de marche, les remplace par des escarpins. J’arrive les joues rosies de froid et me remaquille un petit moment dans les toilettes des femmes.

Ce petit sport matinal me fait du bien, et correspond bien à ma nature de citadine paresseuse, qui n’aurait pas le temps de s’inscrire en salle pour courir sur des machines. Je fais mon petit sport à moi et me sens merveilleusement bien depuis : plus de montée de stress intempestive, alors que la charge de travail reste la même.

Que demander de plus ?

jeudi, 11 mars 2010

Atterrissage en douceur

Une réussite.
Pour un premier événement, plus de 2500 personnes.
Visiteurs ravis, exposants extatiques, conférences passionnantes.
Animé deux interventions devant des amphithéâtres pleins. Pris un pied incroyable à relancer le débat, taquiner le public, faire des blagues dans le micro. Me découvre une âme de conférencière.
Et peux ainsi ajouter une corde à mon arc. Chtak.
Six mois de travail, des heures et des heures supplémentaires. Je ne réalise pas encore que la journée que je préparais depuis si longtemps est enfin derrière moi.

Samedi, nous partons à la montagne avec Y. pour 5 jours.
Nos premières vraies vacances depuis New York, car mes trois jours à Noël n’ont pas suffit. Aimerai passer voir mon père, mais ne sais pas encore si je pourrais.

Suis dans un drôle d’état, baignant encore dans l’adrénaline de ces derniers jours. Bientôt, la déprime post-événement que connais bien Leelolène.

Mais je pourrais pleurer tout mon soûl à la neige, où je n’ai rien prévu d’autres que lire, dormir, et faire un peu de ski de fond l’après midi.

Que du bon pour se remettre en douceur.

lundi, 1 mars 2010

L'article

Passé deux heures hier soir à travailler sur un article -bénévole- pour la revue d'un ami. Rendu mon papier ce matin, enquillé une journée de travail folie.
Aujourd'hui, reçu email détaillé avec milles modifications sur ledit article, à rendre pour le lendemain. Ce soir, j'ai entièrement remis mon travail à plat. Pris une feuille blanche, recommencé l'article.
Patiemment, calmement.
Résultat deux heures et demie après : une nouvelle version, plus profonde et plus compréhensible me semble-t-il que la précédente.
Question : "Vais-je devoir le réécrire une troisième fois?"
Pas impossible.
Heureusement qu’à mon travail, ça ne se passe pas comme cela !
Je deviendrais chèvre.

mardi, 16 février 2010

Le travail

Je suis au travail, légèrement submergée par tout ce qu’il y a à faire : articles à écrire, ceux à imaginer, choses à faire autour du bouclage, tâches à faire faire par la stagiaire, S. gentille, travailleuse et pleine de bonne volonté.

Je suis étonnée d’être toujours aussi contente de ce boulot. Je croyais sincèrement qu’au bout d’un an, j’en aurais ma claque, ou du moins je me sentirais moins enthousiaste, voir désenchantée.
Mais les sujets me passionnent toujours autant, et les moindres petites tâches à accomplir, même parfois les plus ingrates (tableau excell) me mettent en joie et je viens au travail le cœur souvent léger à l’idée de ce que je vais faire.

Cet arc-en-ciel dans ma vie ne durera peut être pas toujours, mais tout de même, quel bonheur ! 

PS / j'ai visité un appartement aujourd'hui, pour lequel j'ai eu un léger "coup de coeur" sauf qu'il y a aurait des travaux, et qu'il est situé sur une avenue plutôt passante... Mais je suis heureuse de voir que mes choix s'affinent et que je commence à rêver d'un futur lieu de vie... 

mercredi, 3 février 2010

Ouf

L’entretien s’est très bien passé.

Nous étions d’accord sur tous les points : ce que j’avais fait en 2009, les objectifs à venir, les étapes à valider. J’ai même ajouté une feuille A4 faisant le compte de toutes les initiatives spontanées et les boulots réalisés en plus, pour que la rédaction tourne mieux : suivi des rendus de papiers, réorganisation de la bibliothèque, création de différentes bases de données de contact excell, et autre power point concoctés pour mon chef sans qu’il demande rien.

Le résultat était bluffant et j’étais fière de voir les actions accumulées. Bien sûr ; ce sont beaucoup d’heures sup’ ; Mais ce sont surtout des jalons posés pour les projets futurs.

lundi, 1 février 2010

L'entretien

Mal à la tête.

La stagiaire que j’ai vu mercredi a préféré un autre stage, mieux payé.

J’en vois une autre demain.

Demain, c’est aussi mon « entretien d’objectif », le nouveau nom en langage d’entreprise pour « entretien d’évaluation ». On définit les objectifs pour l’année qui vient.

Je devrais le préparer, mais je procrastinise. Demande des visuels, rappelle un correspondant, lis un bouquin en prenant des notes pour préparer une interview.

Il faudrait que je rouvre le dossier. Celui de l'année dernière, où tout est noté. Que je liste mes attentes, mes questions, mes envies, mes besoins. Comme j’en ai longuement parlé avec Leeloolène, je sais mieux ce que je dois dire à mon N+1 pour faire du meilleur travail. Mais tout de même, il faut s’y atteler. Ce n’est pas ce soir, en rentrant d’une séance d’analyse éprouvante, que je pourrais le faire. Alors allons ! Malgré le mal de tête !  

jeudi, 28 janvier 2010

Une idée

J’ai réfléchis à une nouvelle idée de bouquin/enquête, cherche un éditeur avec qui en parler…
Certains, on m’en a dit beaucoup de mal, d’autres, je sais qu’il faudra batailler pour être payée.
Hum, je me tâte.
Il faudrait déjà améliorer le synopsis, voir ce qui se fait dans la même thématique sur des maisons d’éditions qui ressemblent.

J’aimerai bien que ce beau projet de bouquin aboutisse, je suis prête à repartir dans ce long processus, dont j'ai mis tant de temps à me remettre du précédent.

Il faut que je m’en occupe, sérieusement, amoureusement.
Les journées sont décidément trop courtes.

vendredi, 8 janvier 2010

Le rhume et l'évenement

Je suis plongée dans le terrible rhume refilé par Leeloolène, qui le tenait elle-même de sa mère, venue de l’autre bout du monde.
Un rhume tenace, coriace, que je suis bien décidée à ne pas laisser s’installer, se surinfecter et me pourrir une semaine de plus. La nuit, je dors mal, bouche ouverte, bavant sur l’oreiller, me mouchant toutes les trois minutes, râlant, pestant, et regardant l’horloge tourner.
La journée, j’essaye de garder les mirettes ouvertes pour gérer tout ce qu’il y a à gérer et je m’ébahis devant l’événement qui m’attend.
Dans quelques mois, nous organisons un événement sur Paris qui va rassembler des milliers de personnes. En plus de mon travail habituel et de mes articles, je dois organiser une partie de cette rencontre avec mes collègues. Ce matin, une attachée de presse m’a appelé : « Heu, j’ai vu votre événement, annoncé dans Télé 7 Joure, et dans deux autres magazines… C’est bien vous ? »
Léger moment de vertige.
Oui.
C’est nous.
Alors que la date fatidique se rapproche, je ne rêve que d’une chose : 7 heures de sommeil consécutives pour avoir les idées au clair et savoir par quoi commencer.
La to do list est incroyablement incomplète.
Et si je partais sur une île déserte ?

Au moins, je soignerais mon rhume au calme, buvant des infusions de miel et de thym, lisant un bon roman, sous un plaid en plume d’oie…

mardi, 15 décembre 2009

La bonne nouvelle

Rentrée toute guillerette du travail, j’annonce la bonne nouvelle à Y.
C’est sûr depuis ce matin, acté par les grands manitous tout là-haut, confirmé par mail : j’ai ma promotion.
J’ai annoncé la nouvelle à des collègues-amies, attend demain pour l’annoncer aux autres, offrir le champagne à tous.
Ai envoyé mail de remerciement à N+2 et N+3, ainsi qu’à supérieur direct en pièce jointe. "Ai bien pris acte blablabla, vous remercie de votre confiance blablabla"
Ce soir, pour fêter cela, j’ouvre une bouteille de Crozes-Hermitage, gardé précieusement pour une grande occasion.
On est un mardi en semaine, mais soyons fous : ce n’est pas tous les jours qu’on a de si bonnes nouvelles !

vendredi, 11 décembre 2009

Ca, c'est fait

Pas eu une minute d'attente : à 21h, j'étais seule dans le grand gymnase.

Une petite piqure, me voilà vaccinée.

Y. l'a faite hier, en même temps que tout son service.

Pas le temps, ni l'envie, d'attraper une grippe, qu'elle soit la A ou une autre.

Quand au Guillain-Barré, on croisera les doigts. 

Et vous? Oui, non? Je suis curieuse!

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