mardi, 18 février 2014

Le rituel

Quelle émotion !

Ce dimanche, j’avais rassemblé quelques amies chères à mon cœur.

Toutes n’ont pas pu être présentes, mais nous avons refait une cérémonie de Blessin*gway, comme pour la grossesse de R., trois ans et demi plus tôt. Ce rituel consiste à entourer la future maman, à la masser, à la faire belle, à lui peindre le ventre, à échanger autour de l’accouchement. Nous avons aussi fait un rituel de rebozo, où l’on détend le bassin de la future mère dans une grande écharpe. Nous portions toutes de la couleur rouge, couleur puissante, la féminité et de l'accouchement. C’était un moment merveilleux et très particulier, aussi particulier que peut l’être une grossesse.

J’étais heureuse d’être fêtée, ce jour-là où justement ma petite fille déjà grande partait pour dix jours loin de moi. J’avais passé la nuit à cauchemarder : et si un incendie survenait ? Et s’ils avaient un accident de voiture ? Sentir la présence amie, la chaleur, l’amour et la puissance des liens d’amitiés qui m’entouraient ce dimanche a apaisé mon cœur, et m’a permis de me focaliser sur le bébé que je porte. Pendant le rituel, au moment de la peinture, la minuscule fille ou le tout petit garçon que je porte battait des pieds, jouait des coudes, pour participer lui aussi à ce moment entre femmes.

Chaque jour qui passe, je m’émerveille d’avoir des amies pareilles !

 

vendredi, 7 février 2014

Trois jours

Trois jours d’arrêt.

Mon médecin m’a trouvé si fatiguée, avec mes douleurs permanentes, qu’il ne m’a pas laissée partir au travail ce matin là. Rentrée chez moi une fois prévenu mon chef, j’ai sombré dans un sommeil lourd. Je ne me suis réveillée que pour déjeuner et j’ai dormi à nouveau l’après-midi. Terrassée, amorphe, incapable de bouger.

Le lendemain, j’ai fait pareil, mais la fatigue était moins dense. Le troisième jour, la maitresse de R. était malade. Je l’ai gardée auprès de moi, et ma petite s’est occupée de moi comme une garde-malade. J’ai annulé un déjeuner et nous sommes restées toutes les deux dans le grand appartement, elle jouant à la marchande et moi sommeillant dans le lit ou sur le canapé, pendant que dehors la pluie étendait son grand voile sur le ville. je me suis remise à faire un peu de cuisine le deuxième jour, et cela m'a fait du bien, de préparer de bons petits plats pour mes deux amours, R. et Y. 

Ce matin, je suis retournée travailler, profondément reposée. Mais les douleurs sont revenues très vite. Malgré les anti-inflammatoires et le repose à l’infirmerie, je suis rentrée le dos quasi bloqué. J’ai pris un bain chaud, pendant que R. le lavait les cheveux, en attendant le retour d’Y. Quand il est arrivé, j’ai soufflé. Le week-end, bienheureux, bienfaisant week-end arrivait aussi.

Je ne tiendrais pas longtemps à ce rythme. Tant pis si je ne suis qu’à 7 mois. Ils sauront bien se débrouiller sans moi.

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mardi, 28 janvier 2014

Le week-end

Je n’ai pas de mots pour décrire ce week-end.

Il a été profondément reposant et ressourçant. J’en avais besoin, je sens que j’utilise mes dernières cartouches. J’ai adoré au-delà du raisonnable m’endormir dans le train à l’aller, et lire nonchalamment, sans me préoccuper de qui que ce soit. J’ai adoré le long thé et les délicieux petits gâteaux qui m’attendaient, pour contrer cette pluie fine, ce crachin de janvier. Allongée ou assise sur les canapés de Leeloolène, je me suis reposée, j’ai dévoré des magazines de déco, j’ai papoté, papoté, papoté et nous avons bu plusieurs litres de thé. Grâce à elle, je peux entrevoir différents styles de déco dans le futur petit bureau, une fois que nous l’aurons redécoré. Dans les petites boutiques de sa ville, j’ai trouvé un cadeau pour le prochain bébé. C’est un petit bonnet, un béguin en tissu de cette marque-là. C’est le premier achat que je fais pour ce bébé qui n’est pas né, cette petite fille ou ce petit garçon qui viendra habiter dans notre maison. Ce week-end était riche : riche en discussions, riche en balades, en siestes, en brunch et en goûters, riche en apéro, en restaurant, en rencontres avec les nombreux amis de Leeloolène, croisés au détour d’un carrefour.

Je suis rentrée reposée, et j’ai découvert, dans le train, juste à coté de moi, de l’autre coté du couloir, un journaliste que j’admire, et qui m’a reconnu. Nous nous sommes repliés sur le wagon-bar pour discuter à l’aise et j’ai repris confiance dans mes capacités et mes possibles évolutions. Même si nous faisons le même constat, chacun à nos niveaux différents : notre métier est mort, dans sa forme en tout cas, mais pas dans son essence. Je m’en rends compte chaque jour, quand un CDD est remplacé par un stagiaire, quand il n’y a plus de piges, quand on nous demande de ne pas nous déplacer mais de tout faire par téléphone, de décrire des objets d’après des photos et de ne plus rien voir en vrai. Notre métier est mort, mais nous sommes une poignée à chercher à souffler sur les braises, en souvenir d’un temps où le travail était bien fait. Il me reste quelques jours de travail et je vais essayer de tenir coute que coute, de finir ce qui doit être fait, de me ménager avec différents artifices et puis je m’écroulerais dans un coin, incapable de rien, au moins la première semaine, avant de reprendre les rênes.

Ce week-end est arrivé à point. Il a été profondément reposant et ressourçant. Quand je suis rentrée, comble du bonheur, ma petite fille m’a glissé à l'oreille : « Je suis contente de voir toi. ». Ensemble, nous avons échangés de longs câlins et des semis bagarres pour de faux. Pendant mon absence, son père avait fait le marché, les courses, rangé le linge, lancé et étendu une lessive. Il avait aussi préparé un gratin de choux-fleurs et un gâteau au yaourt avec R. pour fêter avec des bougies mon anniversaire. Ce soir-là, en me couchant, j’étais à la fois fatiguée d’émotions et reposée. Et j’étais surtout profondément reconnaissante, à mon entourage proche, d’être aussi présents.

dimanche, 12 janvier 2014

Le week-end

J’ai adoré ce week-end.

Il a commencé de manière parfaite, avec les voisins, G., A. et leur fille de l’âge de R. qui sont restés pour un apéro puis repas improvisé. Les filles ont crié et joué jusqu’à plus soif, se disputant pour se réconcilier l’instant d’après. Leeloolène a débarqué, juste à temps pour déguster avec nous les macarons de chez Pierre Hermé. Le lendemain, nous nous sommes levées toutes les deux tôt pour filer à l’Orangerie. Paris s’éveillait doucement et j’ai adoré me promener dans ces arrondissements lunaires aux vitrines trop bourgeoises, avec mon amie. En arrivant, nous n’avons pu que constater que la file d’attente dépassait les deux heures, mais heureusement, heureusement, nous avons pu passer devant tout le monde et profiter de l’exposition dans les premières. Arpenter les salles quasi désertes, s’approcher comme on veut des tableaux, sentir derrière soi, dans les salles précédentes, la foule qui se presse et se rapproche et de notre côté bénéficier de ce confort si particulier !

Puis sortir, dans Paris enfin sous le soleil, et aller boire un café viennois et un thé chez Ladurée, et craquer pour les œufs brouillés, et se dire que ce serait encore meilleur avec une pâtisserie. Nous nous sommes ensuite séparées, chacune sur une ligne de métro. Je suis rentrée sagement dans ma banlieue de la petite couronne, tandis que Leelolène rendait visite à des copines.

Le soir, après une après midi de courses pas forcément passionnantes, nous sommes partis à un apéro chez des amis avec Y. Leelolène, qui revenait chez nous, a pris en charge la petite R. Nous avons descendus les escaliers du métro allégés de l’encombrante poussette, sûrs que notre petite fille aurait (enfin) une vraie nuit de sommeil. Nous nous sommes rendus dans le 19ème, le quartier de ma psychanalyste, que j’ai arpenté 5 ans durant trois fois par semaines. Après l’apéro, nous sommes allés au cinéma, voir le Yves Saint Laurent. C’était drôle de voir le nom de A. notre voisine au générique. Elle a fait partie des nombreuses habilleuses qui ont travaillé sur les mythiques robes. Le lendemain, nous nous sommes tous levés tard et nous avons fait un grand brunch. Puis Leeloolène m’a aidée à choisir aux Puces un canapé très laid, mais très confortable, que Y. a jugé hideux. Heureusement, nous nous sommes amusés à le customiser et au final, il est très bien « passé ». Ce soir, nous le baptiserons en famille, en regardant un dessin animé tous ensemble.

 J’ai adoré ce week-end, plein, sans être trop fatigant. Un week-end frais, qui me ressource, où je ne regrette presque rien, où tout s’enchaîne et m’emmène plus loin que mon petit quotidien.

 

 

mercredi, 20 novembre 2013

Un mercredi

Je prends le petit déjeuner avec Y.

Je prends le métro dans l'hiver qui s'installe.

Je réfléchis à mes cadeaux de Noël.

Je me laisse aller sous les mains de la masseuse, ici.

Je mange seule au restaurant, en lisant le Parisien.

J'anime une rencontre autour de mon métier avec des enfants.

J'achète du pain sous la pluie battante.

Je vais chercher R. au centre de loisirs bien avant l'heure habituelle.

Elle me saute au cou et nous rentrons goûter ensemble, des tartines et du thé chaud.

Nous nous faisons un plateau télévision devant l'ordinateur, avec la quiche aux courgettes qu' a fait Y. dans la matinée.

Je pense aux articles que je dois écrire demain.

Il n'est pas encore 22h mais mes yeux se ferment.

Je fais un dernier tour sur Facebook.

Il est temps d'aller dormir !

mardi, 5 novembre 2013

La sororité

Hier soir, j’étais tout au nord de l’Europe. J’ai fait l’aller retour sur 24h. J’avais pris un covoiturage pour l’aller et je suis revenue en Thalys.

Je n’ai pas vu la mer, bien que j’étais à quelques centaines de mètres à peine. Mais le colloque international et les rencontres faites là-bas, toutes plus passionnantes et enrichissantes, m’ont vraiment fait apprécier mon voyage.

Au retour, je suis rentrée avec trois femmes, certaines que je connaissais un peu, d’autres pas du tout. Nous étions toutes d’âges différents, toutes mamans, toutes pensant plus ou moins les mêmes choses sur la grossesse et l’accouchement. Hier soir, nous avons parlé deux heures peut être, de contraception, de l’adolescence, de la maternité, de ses chamboulements, de certains actes médicaux, de féminisme. Je suis rentrée vers minuit, ravie et fatiguée comme à mon habitude, d’avoir tant appris et revigorée par cette sororité que je cherche à chaque fois que j’attends un bébé.

Ce matin, Y. est parti à 4h, nous laissant R. et moi, toutes deux dans notre nid bien chaud.

 

 

mercredi, 23 octobre 2013

Se poser

Il fait si beau, mais R. est malade.

Le pédiatre a dit « infection pulmonaire », il faut rester au chaud. Ma fille, qui frôle les 40°, est d’une humeur de gueuse. Moi je regarde les feuillages d’une extraordinaire couleur jaune, dans le petit jardin et je rêve de longues balades en forêt, de ramassage de champignons et de châtaignes, de feux de bois le soir. Samedi peut-être. J’avais fait une longue liste de tout ce que je voulais faire pendant ces vacances. Mais petit à petit, je réalise qu’il faudra faire des choix, et que tout ne pourra pas être fait. J’ai rempli des papiers importants pour récupérer quelques sous sur les frais de garde, avec un peu de chance. J’ai rappelé la Caf qui avait perdu mon dossier pour la nouvelle nounou de R. J’ai posté des papiers importants. J’ai trié mon placard à habits.Je profite de mes vacances.

J’ai aussi rencontré un acteur important du sujet de mon enquête. J’ai passé deux heures chez lui et il n’a répondu qu’à une partie de mes questions. J’ai continué une interview d’une maman, toujours pour mon enquête et j’ai derushé cette interview. En générale, je me rends compte que mes interviews sont trop longues, elles ne tiendront jamais dans mon livre telle quelles, il faudra fortement les réduire… Quelle tristesse quand on voit comme elles sont passionnantes !

Avec Y., en vacances lui aussi, nous sommes allés rire devant le Dupontel, charmant mais sans plus, nous sommes allés manger au restaurant en tête-à-tête, nous avons rangé le grand placard de R. Jeté des petits habits chez Emmaüs, rangés d’autres, nous avons décidé des prochains travaux, qui devraient être réalisés au printemps, malgré l’arrivée du futur bébé. Ensemble, nous avons organisé une grande fête à l’appartement. Une trentaine de personnes ont répondu à l’appel, en comptant les presque dix enfants, qui ont couru et crié partout jusqu’à 1h du matin, heure à laquelle tout le monde est parti.

Je voudrais encore faire encadrer notre belle photographie de E. une amie journaliste et photographe amateur. Je voudrais aussi aller voir une exposition, peut-être Ron Mueck. Même si j’ai peur que cela impressionne R. Je voudrais aussi faire un devis des futurs travaux, et réfléchir à l’aménagement de certaines pièces. Je voulais aussi acheter des rideaux, pour notre chambre et celle de R. Mais certaines choses attendront, certainement, et tant mieux. Il ne faut pas vouloir trop en faire.

Il faut parfois juste se poser dans son canapé, lire le dernier Peps, et boire une infusion de thé, en regardant le petit jardin, où les feuilles jaunes, ocre et marron tourbillonnent dans le grand vent. Il faut accepter, ces moments de vide, de creux, où rien de compte, qu’un petit enfant fiévreux qui vient poser sa tête et s’endort doucement contre soi.

mercredi, 16 octobre 2013

Demain

J’ai récupéré cet après-midi une demi-RTT.

Je me suis sauvée du travail vers 13h. Filé à Mc Donald. Mangé un big mac, pas réussi à terminer. Sous la pluie battante, je me suis engouffrée dans le petit salon de coiffure arabe où j’ai mes habitudes, cela fait 6 ou 7 fois que je vais chez eux, toujours pour un petit brushing vite fait bien fait. Le salon en lui-même est assez repoussant : des touffes de cheveux partout, sur les brosses qu’utilisent les coiffeurs, sur le sol, dans les recoins, pas nettoyés depuis des lustres. Le salon est séparé en deux : d’un coté des hommes taciturnes qui attendent les clients hommes et les femmes qui parlent fort en arabe, une fois sur deux dans leur téléphone portable. Le shampoing est toujours fait sans ménagement, une fois l’eau est glacée, l’autre bouillante, on vous arrose le visage au passage. Pendant le brushing, la patronne malmène la tête et brûle allègrement le cuir chevelu et les oreilles à chaque passage. Je retiens mes larmes à chaque fois. Une fois le brushing expédié, c’est à peine un petit mot pour encaisser l’argent. Pourtant, je continue à y aller. Pour plusieurs raisons : je ressors toujours impeccablement coiffée (les femmes arabes et leurs cheveux : une grande histoire d’amour !), ils ont toujours de la place car les clientes se succèdent avec rapidité, et surtout, c’est 13 euros. Inespéré, même dans la petite couronne.

Rentrée chez moi, j’ai fait un petit somme, puis j’ai étendu une lessive. Je suis allée chercher R. qui n’en croyait pas ses yeux de voir, pour une fois, sa mère à la sortie. Ensemble, nous avons goûté, puis j’ai taillé tout ces crayons, fait le courrier d’encaissement des chèques qui traînent depuis longtemps. Ensemble, nous avons fait un gâteau au yaourt au chocolat. J’ai reprisé son petit pyjama qui n’arrêtait pas de tomber sur ses pieds. J’ai vidé mes placards d’habits d’affaires d’été, et d’autres que je ne suis pas prête de remettre. J’ai fait un gros sac pour Emmaüs, qu’il faudra encore porter au conteneur. Demain peut-être.

Puis nous sommes sorties toutes les deux, sous l’éclaircie, pour faire quelques courses manquantes. J’ai préparé un gros riz cantonnais pour nous trois, même si Y. n’arrivera pas avant minuit. Ce soir, j’ai lu son histoire à R. « La chasse à l’ours », indémodable. Elle s’est endormie sans se relever 100 fois, elle doit être fatiguée aussi je pense.

Ce soir, je guette sur Internet et glane deci delà des infos sur mon avenir.

Demain, je saurais si je garde mon travail

dimanche, 13 octobre 2013

Le week-end froid

J’aime ces journées froides et ensoleillées. Ce matin, nous avions posé le petit vélo de R. dans le salon, pour qu’elle le trouve au moment de son lever. Une petite draisienne rouge et jaune qui l’a ravie, pour fêter en beauté son troisième anniversaire.

Ce week-end, Y. travaillait. Mais j’ai vaillamment fait des courses, reçu le parrain de R. a manger, une soirée crêpes pour oublier le froid au dehors. La veille, j’avais traîné mes guêtres jusqu’à un petit bar du 18ème, où se tenait une soirée Blind Test, là, malgré la présence de tas de jeunes gens très très doués, avec NOS copains, nous avons TOUT raflé.

J’étais heureuse de ressortir, revoir tout ce petit monde depuis les vacances.

La semaine prochaine, nous ferons une grosse fête à l’appartement. Revoir certains pas encore croisés, fêter l’automne, les amis, danser, rire et refaire le monde.

Je suis un peu triste de constater que je n’ai souvent aucune patience avec R. Quand je suis seule avec elle, il suffit que je sois un tout petit peu fatiguée pour crier et la malmener, pour des actes qui ne sont au final pas si graves. Oui, elle ne veut pas se déshabiller, parce qu’elle joue trop, et je m’énerve. Alors j’alterne : des cris, des baisers, une réprimande, un câlin. Cette enfant n’y retrouve pas son latin. Ce matin, il faisait beau, j’ai acheté des châtaignes pour les faire au four cette semaine.

Cette semaine, beaucoup de choses vont bouger. Au travail, nous serons si notre grand patron garde notre magazine ou pas. Depuis plusieurs semaines, les salariés du groupe sont mobilisés, mais bizarrement, je porte en moi cet espoir fou qu’on fasse partie du lot de ceux qui restent. On sait toujours ce qu’on quitte, jamais ce qu’on va trouver, ni s’il y aura un repreneur.

Cet après-midi, je ferais du pain perdu, que j'amènerais à ma copine G., la voir elle et son bébé, qui a du tant changé depuis juillet !

 

 

vendredi, 11 octobre 2013

Le nouveau rythme

Le nouveau rythme, avec l’école de R. me plaît beaucoup. Je n’arrive pas à me lever plus tôt que 7h30, mais je ne désespère pas. Je me lève maintenant en même temps qu’Y. Avant, nous peinions tous les deux à ouvrir un œil avant 8h30, pour finalement lâcher R. chez son ass’mat’ bien après 9h30. Heureusement, cette dernière faisait preuve d’une grande souplesse et nous a toujours encouragés à l’amener et à venir la chercher quand on voulait/pouvait. Il faut dire que ces enfants à elle étaient tous adultes, qu’elle se levait de toute manière très tôt et gardait parfois des enfants très tard. Avec l’école, les choses changent.

Le matin, on déjeune en décalé avec Y. Il prend son petit déjeuner quand je suis sous la douche ou l’inverse. Tous deux, on réveille R. avec un biberon, qu’elle prend dans son lit ou sur le canapé, serrant fort son doudou en clignant des yeux, encore toute ensommeillée.

Puis nous nous préparons, nous l’habillons, nous aérons la maison. La petite voisine, M. tape à la porte et Y. l’emmène, il n’y a que la rue à traverser. Il est 8h20 quand ils partent, 8h30 quand il revient. On termine de se préparer et on fait un dernier tour avant de tout fermer.

On marche jusqu’au café du coin. On se pose, on boit un expresso en parlant de choses et d’autres. Puis on décolle et on part ensemble jusqu’au RER, de l’autre coté de notre ville. Il faut marcher 20 minutes d’un bon pas et on s’engouffre ensemble sous les portiques. Là, on parle encore un peu, mais je ne fais que deux arrêts. Je pars ensuite sur la 3 et Y. continue jusqu’à la maison ronde.

Bien sûr, je regrette un peu de ne pas me lever plus tôt encore. Si je me levais vers 7h, je pourrais écrire, seule, chaque matin, et je sens que bientôt, quand je serais moins fatiguée, quand j’aurais pris le rythme de cette rentrée, je pourrais décaler, petit à petit, mon heure de lever, pour pouvoir retrouver un espace de créativité personnelle le matin.

D’ici là, je suis déjà fière de mon temps retrouvé, et de ces doux moments partagés.

 

 

jeudi, 19 septembre 2013

Le changement

Avec l’entrée à l’école, R. change.

Elle ne crie presque plus et ne se débat plus quand elle ne veut pas faire quelque chose. Elle argumente, défend sa position, questionne. Le soir, je gagne un temps fou avec la nouvelle nounou. Elle lui donne son bain et j’arrive directement chez moi, pour trouver R. propre et en pyjama. Elle a bien joué et n’a besoin que de câlins. Nous utilisons notre demi-heure de rab’, celle qu’on prenait avant pour revenir à pieds de chez l’ass’ mat’, à jouer sur le lit. Elle ne raconte pas ses journées, préférant répondre laconiquement oui ou non à mes questions, vite lassée par ce ping-pong. Elle aime qu’on inverse les rôles. R. me dit : tu es le bébé et je suis la maman. Alors, je pars travailler et toi tu reste à l’école. Selon les scénarios, R. préfère que je pleure et que je m’accroche à elle, terrorisée à l’idée de rester. Elle rit, elle rit.

Ensuite, nous passons en cuisine. Ce qui était au début mon espace réservé est en train de devenir un travail à quatre mains. J’épluche des légumes, passe sous l’eau, casse des œufs, coupe, mélange, écrase, ajoute du sel. R. m’imite en tout. Elle goute au fur et à mesure, éclabousse et fait tomber, grimace quand elle mange de l’ail cru et pleure au dessus des oignons, mais elle fait. Un vrai petit commis de cuisine, qui travaille de bon cœur à la préparation des aliments. Le soir, si Y. ne rentre pas trop tard, elle est très fière de dire qu’elle a « fait avec maman ».

Mon grand bébé devient une petite fille. Calme, appliquée, curieuse et drôle, observatrice, coquette, décidée, voir tête de mule, autoritaire, peureuse, aimante, tendre et câline, à l’écoute.

Je m’émerveille de ce qu’elle devient.

 

 

 

mardi, 3 septembre 2013

En avant !

La fatigue s’est refermée autour de moi comme une pieuvre visqueuse.

Je sens sa grande main me tenir dès le réveil. Il me faut lutter pour sortir du lit, alors qu’il est bien après 8h30. Dans une semaine, tout ceci n’existera plus : R. ira à l’école, et même si son père, m’a promis, juré craché, qu’il l’emmènerait chaque matin que Dieu fait –quand il sera là, qu’il n’aura pas de reportage aux aurores ou qu’il ne sera pas tout simplement trop fatigué – je sais que je ne vais pas rester au lit si R. est réveillée.

Mes vacances m’ont pourtant reposée en profondeur. Je me sens heureuse et légère de travailler. J’aime toujours autant mon travail, c’est une bénédiction de commencer ses journées avec cette légère excitation et ce plaisir par anticipation, de ce qu’on va lire, apprendre, interroger ou interviewer dans la journée.

Ce soir, j’ai eu longuement D, l’ancienne ass’mat’ de R. au téléphone. Elle me remerciait pour la lettre que je lui ai écrite avant notre départ, qui l’avait fait pleurer et qu’elle avait montrée au RAM, qui l’avaient photocopiée. Nous nous sommes raconté nos vacances respectives, et j’ai prévu de passer la voir avec R. dans une dizaine de jours. R. a passé plus de temps avec elle qu’avec moi depuis sa naissance. Et même si je reste sa maman, je pense que R. lui a été profondément attachée. La semaine dernière, j’ai rencontré une nounou, une femme qui m’a inspiré confiance, et que j’ai embauchée dans la foulée. Il y a tant à régler : les placards de R. sont encore dénudés, et j’attends les vides-greniers de certains quartiers parisiens, comme le 15ème, pour refaire sa garde-robe.

Ce soir, ma petite fille revient de 10 jours chez ses grands-parents.

Pendant son absence, avec Y. nous n’avons pas chômés : sorties avec les copains, tournées des bars, cinémas jusqu’à plus soif, restaurants, balades en amoureux dans notre ancien quartier, et même une visite d’expo (Lichtenstein, en nocturne !) que j’ai réussi à caler en sortant du travail. Au téléphone, R. m’a dit très distinctement qu’elle avait « donné à manger aux biches ». J’en déduis qu’elle a fait cette fameuse visite promise par ses grands-parents au Parc de la tête d’Or, le même où j’allais petite, et où je nourrissais les mêmes daims malgré l’interdiction de leur donner un bout de pain. De mon coté, j’ai fait beaucoup de ménage, et surtout traité entièrement l’appartement contre les puces. Reste à acheter une ou deux paires de rideaux, et nous serons parés pour l’hiver qui s’annonce. Avec tout cela, je n’ai quasi rien avancé sur mon enquête. Je voudrais caler une dizaine d’entretiens dans le mois qui vient, et je trouve que je fais tout au ralenti.

Pourvu que cela passe, c’est maintenant qu’il faut avancer !

dimanche, 25 août 2013

Retour de vacances

J’ai adoré l’Italie.

J’ai aimé la lumière rasante du soir dans les villages, les petites places pavées et les arcanes de pierre du 12ème siècle, les plats de pâtes et de poissons généreux dans chaque pizzeria rencontrées, l’architecture des vieilles fermes, le faste de Milan, la beauté cachée de Brescia, les rues de Bergame et son funiculaire, ses parcs verdoyants et frais, les rives du lac de Garde, les cascades de bougainvilliers et les grands cyprès moutonneux, la petite friture du lac d’Iseo, trop salée et succulente et sa  grande île trop escarpée, les gelati artisanales toutes plus délicieuses les unes que les autres, la bonne huile d’olive qu’on mange sur du pain tant elle est bonne, la scarmoza fumata pas chère, le gorgonzola juste à point (pris deux kilos au passage, mais deux kilos heureux !).

J’ai aimé la petite maison que nous ont prêté les amis d’amis avec qui nous échangions notre appartement. Adoré prendre tous mes petits déjeuners et mes dîners sous la tonnelle, dans le jardin. A rêver d’avoir un jour une maison, une petite maison en pierre, à moi, quelque part.

J’ai adoré faire la sieste sous un olivier, dans l’odeur de myrte et de romarin, en écoutant les cigales.

J’ai aimé infiniment les bras de ma petite fille, cramponnée à moi pour se plonger dans l’eau fraîche des lacs les jours de chaleur, son petit nez que j’embrassais la nuit pour l’encourager au sommeil, ses boucles que je caressais pendant nos repas - quand elle grimpait sur moi car elle avait peur des mouches, en vraie citadine qu’elle est - en essayant maladroitement de couper ma pizza trop copieuse et à seulement 5 euros. J’ai aimé faire rire R. avec mes mauvaises blagues répétitives et voir son humour s’aiguiser à mon contact. Un lien que même son père ne peut comprendre, quelque chose entre elle et moi, seulement, parce que j’aime faire rire les enfants avec des blagues lourdes qui me font rire aussi.

Nous sommes restés neuf jours en tout. Deux jours de plus que prévu, car je ne voulais plus partir. Il n’a jamais fait trop chaud ou trop froid. Un temps idéal en somme.

J’ai aimé l’élégance des italiennes, leurs chaussures, leurs tailleurs, leurs robes, leurs talons, leurs impeccables coiffures et moi je me sentais si pouilleuse avec mes « quechuas » aux pieds !

J’ai adoré deux endroits - que depuis je recommande chaudement à tout ceux que je croise - un restaurant à Brione qui s’appelle la Madia. Pas si cher (menu entier pour 25 euros) et exquis, ou tout est fait main, de la dizaine de sorte de pains aux desserts. Et une chambre d’hôte romantique et magnifique à Avigliana, le « Maddalene B and B ». La décoration et les suites sont un véritable régal pour les yeux et la nuit passée fut magique, tout comme le petit déjeuner face au lac et des hôtes extras.

J’ai ramené dans mes bagages deux ou trois litres de très bonne huile d’olive, du riz pour risotto et j’ai déjà fait mon premier risotto ce soir, avec des morceaux de poulet, du safran, des abricot sec du merveilleux parmesan ramené de là-bas. Un énorme saucisson qui fond dans la bouche tant il est bon et de la confiture.

Je suis tombée, définitivement, à tout jamais, monstrueusement, amoureuse de ce pays.

Et vous ces vacances ? Vous rentrez reposés et heureux ?

dimanche, 4 août 2013

Nuit de fête

Je ne me souvenais pas du prix des shots de rhum pur dans les bars. 4,50€ pour si peu de boisson, c’est toujours choquant. Je suis partie dans une nuit de fête. Ai retrouvé mon ami R. puis A. et son amoureux, L. et deux amis, au 25ème Est. Après un repas et du rosé frais, nous sommes partis à pieds à Belleville, longeant le métro aérien dans la nuit chaude. Nous sommes attablés en terrasse, boire des caipirinhas et refaire le monde. Puis, à la fermeture, se déporter juste à coté, au bien nommé "Triplettes de Belleville". Danser la salsa une heure durant, avec toute sortes de cavaliers, boire et rigoler. Enfin, terminer au Gast (c’est toujours au Gast qu’on terminait, avant, il y a des milliers d’années, avant que je sois maman). Des gens sont accoudés au bar, à boire des rhums arrangés et le DJ anime une piste de danse vide. Nous ne sommes plus que quatre : R, A, son amoureux et moi. A nous quatre, nous « ambiançons la piste » comme dirait Aya. On rit et danse, on invente des chorégraphies. Il est presque 4h. On se quitte sur le trottoir et je remonte la rue de Ménilmontant pour aller dormir chez R. Chez lui, je lirais le dernier Books, pelotonnée dans ses draps sales, soignerait mon envie de vomir à grand coup de rasade d’eau toute la nuit et surtout, kifferait le réveil à midi, quand le jour est le plus chaud. Quand je reviendrais chez moi, Y. a bu le café avec les voisins, il a aussi acheter des légumes chez le maraîcher, et fait le grand marché. Tout est prêt pour le repas et R. fait déjà sa sieste. Quel plaisir de mettre les pieds sous la table chez soi quand on se lève d’une nuit de fête !

vendredi, 2 août 2013

Tout merveilleux

C’est mon deuxième jour de vacances et je trouve tout merveilleux.

Me réveiller tard, jouer avec R. sans contrainte, profiter de Y. Nous mangeons sur le pouce, beaucoup trop tard, on fait du rangement et du tri, on a changé la chaudière. Une Frisquet rutilante se trouve maintenant dans la petite pièce technique, à coté de la machine à laver. Demain, si j’ai le courage, j’installerais des rayonnages pour utiliser la place qui monte jusqu’au plafond. Plus d’inquiétudes à avoir avec ce nouvel engin. La précédente, de trente ans d’âge, ne me rassurait pas et produisait de l’eau chaude quand ça lui chantait. Hier, une fois n’est pas coutume, la bibliothèque étant fermée, j’ai dévalisé une librairie. Acheté un livre non encore lu d'Isabelle Eberhardt, une de mes auteurs favorite, mais aussi Virginia Woolf, Fitzgerald, Lydia Flem et un livre d’Anna Gavalda, que je croyais avoir lu, que finalement je n’ai pas du lire (ou alors je m’en rendrais compte pendant la lecture, comme à mon habitude).Il fait frais dans notre appartement, et nous lisons dans la pénombre, à l'heure des grosses chaleurs.

Lire et ranger, ranger et lire.

Au milieu de tout ça, on emmène R. à la « plage » de notre commune, une vraie plage de sable fin, avec animations et guinguettes et de grandes piscines et pataugeoires en plein air surveillées, le bonheur pour ses deux ans. Je savais que ces quelques jours avant de partir nous ferais du bien, mais là, je regrette encore moins notre choix.

 

mercredi, 31 juillet 2013

J. est mort

J’ai passé la journée à travailler. J’ai passé la journée devant mon ordinateur. J’ai vu ce fait-divers d’un accident dans mon fil d’actu, je n’y ai pas plus prêté d’attention que les autres faits divers. Ce soir, juste après avoir couché R., je suis retournée un moment sur facebook. Un ami du groupe de l’expédition m’avait mis un message en partage. C’était un avis de décès.

J. était mort la veille.C'était lui le moniteur.

J. et son accent, J. et son petit sourire en coin, ses blagues en loucedé et ses coups de filou, J et sa gueule, J. et son charme fou, J. mon grand amoureux de ce voyage, avec qui j’étais ressortie deux années plus tard.

Je ne l’avais pas revu depuis des années. J’avais des nouvelles de loin en loin.

Depuis, je tourne cette info en boucle dans ma petite tête, tant cela me paraît fou, incroyablement triste.

J. est mort.  

 

vendredi, 19 juillet 2013

Le matelas

J’ai posé un jour, in extremis.

R. était malade, une sorte de petite gastro, sans diarrhée et sans fièvre, mais pleine de vomissements.

Ma journée a consisté –une fois enchaîné le rendez vous de la psy du travail, le marché et avoir failli passer (à nouveau) sous une voiture d’une conductrice qui ne m’avait pas vue alors que je traversais au passage clouté et avec le petit bonhomme vert – ma journée a consisté à servir de matelas à R.

Le moindre de mes mouvements lui arrachait un gémissement. J’ai écouté sa voix plaintive, j’ai épongé son vomi, embrassé son front, proposé 1000 verres d’eau, je l’ai gardée au frais dans notre grand appartement frais, fenêtres fermées, un léger courant d’air parcourant les pièces. A 17h, nous l’avons emmené, avec son père, chez son docteur du 17ème, celui qui prend des rendez vous éclair et vous déleste par la même occasion de 85 euros.

Ce week-end, Y. travaille.

Ce soir, je ne sens plus mes jambes, comme un étrange contrecoups à mes deux semaines sur le pont, à veiller, surveiller, porter, gronder.

Ce matin, chez la psy, j’ai beaucoup parlé de R. Je suis résolue à travailler sur moi. Mieux communiquer avec elle, pour ne pas être dans l’affrontement permanent, ni employer des mots trop durs quand je parle d’elle.

Aujourd’hui, pour me remonter le moral, toujours légèrement dans les chaussettes, j’ai fait de la cuisine. Préparé des petits plats d’avance, puisque R. endormie m’en laissait la possibilité. Ce week-end, c’est la fête. Nous verrons Clem et sa tribu, T. et la belle A. et dimanche, si j’ai le courage, nous irons aux Buttes Chaumont, pour une pétanque party.

Je suis fatiguée bien sûr, mais ce programme m’enchante.

 

jeudi, 11 juillet 2013

Trois jours

La première ratatouille de l’année cuit doucement sur le feu.

J’écris quelques lignes pour mon synopsis. Je n’ai pas complètement la tête à ça.

J’ai mal au dos, je dois finir mon sac.

 Demain, je prends le train avec mon adorable petite fille, transformée depuis hier en petit ange après deux soirées infernales. Elle joue avec les épluchures pendant que je pèle les courgettes. S’invente des histoires de crocodiles, de mamans et de bébés sur la petite table bistrot de la cuisine.

Demain, il faudra se lever tôt, nous partons trois jours chez mes parents. Il fait beau, j’ai pris deux maillots de bain, des méduses pour R. et de la crème solaire. Trois petits jours volés avant de reprendre le rythme infernal 15 jours durant, et enfin, enfin s’arrêter pour des vacances bien méritées…

 

vendredi, 5 juillet 2013

Ma journée pour moi !

Je commence à préparer un taboulé. Il est bientôt 8h.

Ce soir, nous allons refaire la fête des voisins, avec quelques indécrottables motivés. Le 27 mai dernier, il avait fait trop froid et trop humide, mais nous avions tenus à la célébrer quand même, à 8 ou 9, les enfants courant partout, jusqu’à ce que je rentre avant tout le monde, vers 23h.

Churchille est « caffie » de puces. (comme dirait ma mère). Elle passe son temps derrière les grands jardins, au-delà du grand mur. Je ne sais pas ce qu’il y a là bas, mais elle revient chaque jour grouillante de puces affamées, qui nous attaquent à leur tour. C’est la deuxième fois que je lui mets du fipronil - un insecticide neurotoxique qui ne m’enchante pas - en un mois, et rien n’y fait.  

Aujourd’hui, j’ai pris ma journée. Y. aussi.

Une fois R. posée chez sa nounou, nous irons faire le marché, puis je terminerai mon taboulé. Cet après-midi, nous avons prévu d’aller voir Frances Ha. Je ne sais pas ce qu’il vaut mais la bande annonce m’a beaucoup plu.

Je ne me rends pas encore compte que je ne vais pas travailler aujourd’hui. J’ai le ventre noué et je pense à tout ce que je dois faire. Je dois trouver un cadeau pour l'anniversaire de ma grand-mère la semaine prochaine et un autre pour l'ass mat. Je dois faire quelques courses pour ce soir.

Pourtant, pourtant… J’ai ma journée pour moi !

 

 

mercredi, 3 juillet 2013

Je gère

Y. est rentré hier. Fatigué, barbu, jet-lagué, cramé.

Ce matin, aux aurores, la rédac rappelait pour un départ dans la journée pour l’Egypte.

Tout compte fait, il a obtenu un délai.

Quatre jours.

Quatre jours en famille, pour se retrouver, se ressourcer, ses raconter ces derniers jours, et toute l’intendance qui nous reste à faire. Sur ce, la chaudière nous joue des tours. Il faudra la changer. Bien notre veine avant les vacances tiens ! Je sens gros comme une maison que non seulement je vais devoir enchaîner plusieurs semaines sans lui, mais qu’en plus, je vais devoir m’occuper de ce problème de chaudière by myself.

Ok.

OK.

Je gère.

J’ai la trouille, je rends mes articles dans les derniers délais, je me fais des sueurs froide dans l’organisation de mes plannings et j’oublie –oui j’oublie !- de payer la nounou, pour la première fois en trois ans et c’est sa dernière paye ! Il faut encore que je fasse le compte de ses congés payés, pour lui régler et lui donner son solde de tout compte.

Mais je gère, c'est vrai.

Juillet est aussi trépidant que juin, en fait. J’espère juste que août sera plus cool !

 

 

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